Kospi et Hang Seng entraînent les marchés asiatiques alors que le pétrole dépasse 100 $

Kospi et Hang Seng entraînent les marchés asiatiques alors que le pétrole dépasse 100 $
Devesh Kumar
13 avr. 2026, 05:16 AM

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Position longue sur l'énergie américaine (XLE)

Effet secondaire : le blocus augmente la probabilité d'une durée prolongée de cours du brut plus élevés et d'une volatilité accrue, ce qui tend à soutenir les flux de trésorerie des sociétés d'exploration‑production intégrées (E&P) et les marges du midstream et des producteurs. Acheter l'Energy Select Sector SPDR Fund (XLE) comme moyen liquide et simple de monétiser le choc pétrolier sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.

Risque clé : Une limitation crédible de l'escalade qui empêche les perturbations d'approvisionnement et force le brut à revenir fortement à la baisse.

Vente à découvert sur les actions japonaises (EWJ)

Le risque d'un blocus lié à l'Iran, qui fait monter le pétrole au‑dessus de 100 $, maintient élevées les craintes d'inflation et de croissance et pèse sur les actifs risqués ; le Japon, fortement orienté vers les exportations et dépendant des importations d'énergie, devrait sous‑performer si le Nikkei/Topix reculent. Vendre l'iShares MSCI Japan ETF (EWJ) pour exprimer une faiblesse générale des actions japonaises tant que la région reste en phase d'aversion au risque.

Risque clé : Une réouverture diplomatique rapide qui ramène le Brent sous 100 $ et rétablit l'appétit pour le risque.

  • Le pétrole au-dessus de 100 $ après que les tensions États‑Unis–Iran ont ébranlé le sentiment de risque mondial.
  • Les actions du Japon, de la Corée, de l'Australie et de Hong Kong reculent ; la Chine est plus stable.
  • Le blocus américain des ports iraniens suscite des craintes de perturbations d'approvisionnement.

Les marchés asiatiques ont commencé la semaine en recul lundi, après un nouveau choc pétrolier qui a ravivé les inquiétudes liées au conflit au Moyen-Orient.

La vente massive a indiqué un début de semaine prudent après l'échec des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran durant le week-end et la décision de Washington d'appliquer un blocus visant le trafic à destination et en provenance des ports iraniens.

Le pétrole a bondi de plus de 7 %, faisant remonter le Brent au‑dessus de 100 $ le baril et ajoutant une nouvelle couche d'inquiétudes inflationnistes et de croissance pour des économies asiatiques fortement dépendantes des importations.

Le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et Hong Kong ont tous reculé en début de séance, tandis que la Chine continentale est restée plus stable, et le Kosdaq, marché des petites capitalisations sud-coréen, a réussi à revenir en territoire positif.

Le pétrole au-dessus de 100 $ met les investisseurs sur la défensive

Le déclencheur immédiat a été la hausse du brut après l'échec des efforts diplomatiques entre Washington et Téhéran à aboutir à un accord.

Dans une possible escalade, le président Trump a annoncé que les États-Unis imposeraient, à partir de lundi, un blocus maritime aux navires entrant ou quittant les ports iraniens.

Si cette mesure ne va pas jusqu'à fermer totalement le détroit d'Ormuz au trafic non destiné à l'Iran, elle a ravivé les craintes de perturbations d'approvisionnement.

Japon, Corée et Australie en tête des baisses régionales

Le Japon figurait parmi les marchés sous pression, avec le Nikkei 225 en baisse de 0,72 % et le Topix plus large en recul de 0,20 % en matinée.

En Corée du Sud, le Kospi a reculé de 0,73 %, reflétant l'aversion au risque généralisée, bien que le Kosdaq ait effacé ses pertes antérieures pour progresser de 0,42 %.

L'indice S&P/ASX 200 australien a perdu 0,38 %, un repli mesuré mais net alors que les investisseurs intégraient les conséquences de la remontée des coûts énergétiques.

Ces mouvements reflétaient globalement le ton observé sur les contrats à terme américains, qui se sont également orientés à la baisse alors que les cours du pétrole montaient en flèche.

Le schéma observé sur ces marchés était révélateur.

Les indices dépendants des exportations et sensibles à l'énergie ont peiné, tandis que des poches d'achats sélectifs ont émergé chez des valeurs plus petites, notamment à Séoul.

La Chine plus stable, mais la prudence domine toujours

La Chine a offert un tableau plus mitigé.

Les actions de la Chine continentale étaient relativement calmes, le CSI300 restant quasi inchangé, tandis que l'indice Hang Seng de Hong Kong reculait de 0,71 %, indiquant une réaction plus nette sur le marché plus exposé à l'international.

Cette divergence a ajouté de la nuance au tableau régional : l'ouverture des marchés asiatiques était inégale, pas uniformément faible, mais l'équilibre du sentiment restait prudent.

Les investisseurs semblaient disposés à tenir leur position dans certaines parties de la Chine continentale, même s'ils se repliaient ailleurs.

L'Asie commence la semaine sous l'ombre de la hausse des prix du pétrole, d'une diplomatie fragilisée et de doutes renouvelés quant à la pérennité du récent apaisement des tensions au Moyen-Orient.

Le prochain test viendra de trois facteurs simultanés : si le brut reste au-dessus de 100 $, si les canaux diplomatiques montrent des signes de reprise et si la faiblesse des contrats à terme de Wall Street se transforme en un repli généralisé du risque au niveau mondial.