Trump menace de destituer Jerome Powell du conseil de la Fed
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Si l'indépendance de la Fed est remise en cause, le marché exige une prime de risque USD plus élevée alors que les investisseurs mondiaux se repositionnent vers la devise de financement la plus profonde et s'éloignent des actifs exposés au risque politique. Acheter une exposition au DXY (par ex., position longue sur UUP), car la pression politique augmente la volatilité et soutient le dollar lors des flux risk‑off et d'incertitude sur les taux.
Risque clé : Renversement risk‑on où la croissance/le crédit dominent et le dollar se déprécie malgré les inquiétudes sur l'indépendance de la Fed.
La menace de Trump visant à évincer Powell et la possible recomposition du conseil introduisent un risque politique portant sur l'indépendance de la Fed, incitant les marchés à intégrer une prime de terme plus élevée et une plus grande incertitude de politique. Cela a tendance à creuser la prime de risque court terme : vendre des futures UST 2Y (ou s'exposer aux rendements à 2 ans via TLTW/UST2Y) pendant la fenêtre de transition du 15 mai et le bruit entourant la confirmation de Warsh.
Risque clé : Une désescalade crédible ou une contrainte juridique/constitutionnelle empêchant toute révocation, entraînant un retour à la moyenne des taux court terme à la baisse.
- Trump menace de révoquer Powell s'il reste au‑delà de son mandat de président de la Fed.
- L'enquête sur un projet de la Fed complique le processus de confirmation de Warsh.
- Powell indique qu'il pourrait rester au sein du conseil tant que l'enquête n'est pas close.
Le président américain Donald Trump a averti mercredi qu'il pourrait engager la procédure pour écarter le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, de son siège au sein du conseil des gouverneurs de la banque centrale si Powell ne quittait pas son poste à l'issue de son mandat de président de la Fed, le 15 mai.
Ces propos marquent une montée en puissance d'un face-à-face déjà tendu qui perturbe ce qui est normalement une transition de direction fluide à la Réserve fédérale.
Dans une interview accordée à Fox Business, Trump a réitéré son mécontentement à l'égard de Powell et a laissé entendre que d'autres mesures pourraient suivre si le président de la Fed restait dans ses fonctions plus larges.
Le président a indiqué qu'il s'était auparavant abstenu de prendre de telles mesures, mais qu'il pourrait y revenir.
Trump redouble de critiques et soutient l'enquête
Au cours de l'entretien, Trump a clairement indiqué sa volonté d'agir contre Powell s'il ne se retirait pas complètement.
Le président a également réaffirmé son soutien à une enquête en cours liée à un projet immobilier de la Réserve fédérale, la présentant comme un moyen de mettre en évidence ce qu'il qualifie d’« incompétence » de Powell.
L'enquête est supervisée par la procureure américaine Jeanine Pirro, bien que son statut actuel reste incertain.
Trump n'a pas indiqué qu'il avait l'intention de suspendre l'enquête, alors même que se multiplient les questions sur ses implications pour la politique et la gouvernance de la banque centrale.
Cette enquête complique la nomination de Kevin Warsh, choisi par Trump pour succéder à Powell à la tête de la Fed.
L'enquête pourrait retarder la confirmation de Warsh par le Sénat, d'autant plus que l'opposition politique s'intensifie.
Le sénateur républicain Thom Tillis a critiqué l'enquête, la qualifiant d'« attaque frivole » contre l'indépendance de la Réserve fédérale.
Tillis a déclaré qu'il bloquerait la confirmation de Warsh à moins que l'enquête ne soit abandonnée.
Warsh doit comparaître devant la commission bancaire du Sénat le 21 avril, où sa nomination sera examinée dans le contexte de la controverse en cours.
La composition du conseil des sept gouverneurs de la Réserve fédérale complique encore davantage la situation.
Trump n'a nommé que trois des membres en poste, tandis que trois autres ont été choisis par l'ancien président Joe Biden.
Powell lui‑même, bien qu'initialement promu par Trump, a conservé une indépendance face aux pressions politiques.
Même les responsables nommés sous la présidence de Trump, notamment le gouverneur de la Fed Christopher Waller, sont considérés comme peu susceptibles de soutenir des changements de politique majeurs dictés par l'influence politique.
Les efforts de l'administration pour remodeler le conseil, y compris une affaire juridique en cours impliquant la gouverneure de la Fed Lisa Cook, ont renforcé l'urgence des discussions sur l'autonomie de la banque centrale.
Powell indique son intention de rester malgré l'enquête
Powell a indiqué qu'il pourrait ne pas suivre la pratique habituelle consistant à quitter le conseil après la fin de son mandat de président.
Lors d'une conférence de presse à la suite de la réunion de politique de la Réserve fédérale en mars, il a déclaré son intention de demeurer dans ses fonctions.
Ses déclarations suggèrent un possible départ des précédents et mettent en lumière les tensions institutionnelles croissantes entourant la direction et l'indépendance de la Réserve fédérale.
L'escalade du conflit entre Trump et Powell souligne des préoccupations plus larges quant à l'indépendance de la banque centrale américaine.
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