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Pression sur les sociétés européennes: la guerre au Moyen‑Orient affecte les résultats

Pression sur les sociétés européennes: la guerre au Moyen‑Orient affecte les résultats
Rivanshi Rakhrai
16 avr. 2026, 09:11 AM

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Position longue STOXX 600 Energy

Acheter STOXX 600 Energy (ou Xtrackers STOXX Europe 600 Oil & Gas UCITS ETF). L'article identifie l'énergie comme le moteur des résultats (bénéfices +24 % en glissement annuel ; secteur entraînant la croissance d'environ 4,2 % de l'indice). Si le risque lié au détroit d'Hormuz maintient un support sous le brut, la génération de trésorerie et les révisions resteront positives par rapport au reste de l'Europe.

Risque clé : Le prix du pétrole revient rapidement vers la moyenne (ou la destruction de la demande domine), écrasant les révisions des bénéfices du secteur énergétique.

Position courte sur le luxe européen

Vendre LVMH et Hermes (ou prendre une position courte sur l'exposition STOXX 600 Luxury/Discretionary). Le secteur du luxe signale déjà des ventes plus faibles en raison de la réduction des dépenses au Moyen‑Orient ; l'inflation plus élevée et le ralentissement de la croissance pèsent sur les consommateurs, et l'article note que la reprise du luxe est retardée.

Risque clé : La demande des consommateurs tient en Europe (résilience des salaires/revenus) et les ventes au Moyen‑Orient se normalisent plus tôt que prévu.

  • Les résultats européens du T1 restent stables malgré les tensions au Moyen‑Orient.
  • Les gains du secteur de l'énergie compensent la faiblesse des secteurs de la consommation et du luxe.
  • Les perspectives restent incertaines face à l'inflation, aux risques d'approvisionnement et au ralentissement de la croissance.

Les entreprises européennes devraient publier des résultats du premier trimestre résistants malgré l'escalade des tensions au Moyen‑Orient, mais les investisseurs mettent en garde : ces chiffres peuvent masquer des risques croissants liés à la hausse des prix de l'énergie, aux perturbations des chaînes d'approvisionnement et au ralentissement de la croissance économique.

Le sentiment du marché a été ébranlé par l'intensification du conflit impliquant les États‑Unis, Israël et l'Iran.

La crainte grandit qu'une crise prolongée n'entraîne une hausse des prix du pétrole, n'alimente l'inflation et n'affaiblisse la demande des consommateurs, créant des vents contraires pour le reste de l'année.

Les espoirs d'une résolution rapide se sont estompés après l'échec des négociations américano‑iraniennes et la décision de Washington d'imposer un blocus autour du détroit d'Hormuz.

Malgré des tensions géopolitiques touchant près d'un tiers du trimestre, les analystes s'attendent à ce que les entreprises européennes affichent des résultats stables.

Ciaran Callaghan, responsable de la recherche actions européennes chez Amundi, a déclaré que les bénéfices devraient rester « relativement solides », selon un reportage de Reuters.

« Il faut du temps pour que la hausse des prix du pétrole se répercute sur l'économie, donc les niveaux d'activité ne devraient pas s'effondrer », a déclaré Callaghan.

Les investisseurs estiment que les grandes capitalisations européennes ont une exposition directe limitée au Moyen‑Orient.

Cependant, des risques plus larges tels que le ralentissement de la croissance, les pressions inflationnistes et les perturbations d'approvisionnement restent des préoccupations majeures.

Bien que les actions européennes aient d'abord reculé au début du conflit, l'indice de référence STOXX 600 a depuis rebondi grâce à l'amélioration du sentiment.

Ben Ritchie, responsable des actions des marchés développés chez Aberdeen, a averti que si les bénéfices à court terme pourraient tenir, les perspectives pourraient s'affaiblir.

Le secteur de l'énergie tire la croissance

La divergence sectorielle devient plus évidente. Selon un rapport de LSEG, les entreprises du STOXX 600 devraient afficher une croissance des bénéfices de 4,2 % au premier trimestre, largement portée par les sociétés énergétiques.

La hausse des cours du brut a renforcé la rentabilité, les majors énergétiques européennes devant annoncer une augmentation de 24 % des bénéfices trimestriels par rapport à l'année précédente.

Les entreprises d'énergies renouvelables pourraient également en bénéficier.

Hansjorg Pack, gérant senior d'actions de portefeuille chez DWS, a déclaré que la crise souligne la dépendance de l'Europe aux importations de combustibles fossiles.

Cependant, la hausse de l'inflation devrait peser sur les secteurs orientés vers les consommateurs, en particulier le luxe.

Pression sur les consommateurs

Les entreprises du luxe, dont LVMH et Hermes, ont déjà signalé des ventes au premier trimestre plus faibles en raison de la baisse des dépenses au Moyen‑Orient, retardant la reprise du secteur.

Dans le même temps, les banques pourraient bénéficier d'un environnement de taux d'intérêt plus élevé.

Callaghan a noté que les anticipations de nouvelles hausses de taux de la Banque centrale européenne pourraient soutenir le secteur.

Malgré certains secteurs bénéficiaires, les perspectives générales restent incertaines.

Christoph Berger, directeur des investissements pour les actions européennes chez Allianz GI, a déclaré que le conflit ne soutient pas la croissance des bénéfices.

Il a déclaré que les attentes antérieures d'une croissance élevée à un chiffre ou à deux chiffres ont été revues à la baisse.

Berger prévoit désormais une croissance des bénéfices « solide », mais pas à deux chiffres.

D'après les données de LSEG, les revenus hors secteur de l'énergie devraient diminuer de 0,6 %, ce qui suggère que les entreprises comptent sur des mesures de réduction des coûts pour maintenir leur rentabilité.

Alors que certaines entreprises ont réduit leurs propositions de dividendes, les investisseurs indiquent que cela ne constitue pas encore une tendance généralisée.

À la place, les entreprises augmentent les rachats d'actions pour soutenir les cours.