Les actions L'Oréal bondissent de 9% après les résultats du T1 : jusqu'où peuvent-elles monter ?

Les actions L'Oréal bondissent de 9% après les résultats du T1 : jusqu'où peuvent-elles monter ?
Devesh Kumar
23 avr. 2026, 13:06 PM

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L’Oréal (OR.PA) — Achat

Acheter OR.PA. Le dépassement du T1 est généralisé (Professional +13,1%, Dermatological +10,2%, Luxe +5,6%) et soutenu par des gains de parts de marché en Europe, en Amérique du Nord et en Asie du Nord. Cela fait basculer le récit de « stabilisation » à « relance », ce qui soutient généralement un multiple de bénéfice plus élevé après un reset du sentiment. Visez la prochaine étape vers le plus haut de la Street (437 €) à mesure que les investisseurs réévaluent le profil de croissance.

Risque clé : Un deuxième trimestre montrant que la force du T1 était temporaire et que les gains de parts de marché s'essoufflent (surtout en Asie du Nord), forçant le multiple à redescendre.

LVMH (MC.PA) — Achat

Acheter MC.PA comme deuxième meilleur bénéficiaire. Si les investisseurs se tournent vers les « gagnants avec des gains de parts » dans la beauté, l'ensemble du secteur luxe/beauté capte souvent des achats même lorsque la nouvelle est spécifique à une entreprise. La preuve de résilience de L’Oréal (demande aux États-Unis/Chine/Europe) soutient l'idée que les dépenses discrétionnaires premium tiennent, ce qui peut porter des pairs comme LVMH.

Risque clé : La demande pour le luxe faiblit de nouveau (ou LVMH publie un ralentissement net), si bien que l'effet de sympathie entre pairs échoue et que le marché vend tout le groupe.

  • L’Oréal publie un T1 solide avec une croissance à périmètre constant de 7,6%, dépassant les attentes.
  • Le titre bondit de près de 9%, sa meilleure séance en quatre ans.
  • Croissance généralisée entre divisions et régions, menée par les Professional Products.

L’Oréal a entamé 2026 avec un premier trimestre bien supérieur aux attentes, un résultat qui a fait grimper fortement son action.

Ces résultats solides ont contraint les investisseurs à réévaluer les perspectives à court terme du géant de la beauté.

Le groupe a indiqué que les ventes du premier trimestre ont atteint 12,15 milliards d'euros, en hausse de 3,6% en données publiées et de 7,6% à périmètre constant, soit 6,7% en données ajustées après retrait des effets de calendrier liés à l'IT.

Ce dépassement a contribué à propulser le titre en hausse de près de 9% à environ 375 € en début de séance à Paris jeudi, sa meilleure séance depuis quatre ans.

Un dépassement généralisé, pas un coup isolé

L'ampleur de la réaction s'explique mieux lorsqu'on regarde au‑delà du chiffre global.

Il ne s'agissait pas d'une surperformance limitée à un seul marché ou à une seule catégorie.

Les Professional Products ont progressé de 13,1% en données ajustées à périmètre comparable, Dermatological Beauty a augmenté de 10,2% et le segment Luxe de 5,6%.

Par région, l'Europe a cru de 5,5%, l'Amérique du Nord de 7,6% et l'Asie du Nord est revenue à une croissance ajustée de 4,8%.

L’Oréal a déclaré que le trimestre reflétait des gains de parts de marché plus larges, tandis que la demande était soutenue aux États-Unis, en Chine et en Europe.

Cela compte car le titre avait été sous pression après une publication de février plus faible.

Mi‑février, L’Oréal avait annoncé une croissance des ventes du quatrième trimestre de 6%, mais l'Asie du Nord avait ralenti à seulement 0,6%, bien en deçà des attentes, entraînant une vente du titre.

Le dernier trimestre fait plus que dépasser les estimations : il réévalue le récit quant à savoir si L’Oréal s'est simplement stabilisé ou si le groupe repart à la hausse après une période molle.

L'augmentation des parts de marché est désormais l'histoire principale

Pour les investisseurs, la principale conclusion est que L’Oréal continue de croître plus rapidement que le marché de la beauté lui‑même.

Dans son communiqué, le groupe a indiqué que le chiffre ajusté de 6,7% était « sensiblement supérieur » au marché mondial de la beauté et qu'il avait « accéléré » ses gains de parts de marché à travers le monde.

Le PDG Nicolas Hieronimus a déclaré que le groupe gagnait des parts dans les parfums, les soins capillaires et le maquillage, avec des « signes encourageants » également dans les soins de la peau.

Cette combinaison suggère que l'activité ne repose pas sur une seule poche défensive de demande, mais sur un portefeuille qui s'étend encore sur plusieurs niveaux de prix.

Les analystes ont décrit le trimestre comme une preuve de résilience dans un contexte consommateur fragilisé.

L’Oréal reste optimiste quant à la croissance des ventes et du bénéfice en 2026, même si des inquiétudes plus larges persistent sur le plan géopolitique et de la confiance des consommateurs.

Autrement dit, le groupe soutient que la beauté reste une catégorie de dépenses résiliente.

Action L'Oréal : jusqu'où peut-elle monter ?

C'est la question centrale après une progression journalière de près de 9%.

Côté haussier, le trimestre a livré un dépassement large et net qui peut justifier un multiple de valorisation plus élevé, surtout après un refroidissement du sentiment.

Mais le titre n'apparaît pas franchement bon marché même après la hausse.

TipRanks affiche un objectif moyen des analystes de 396,42 € et une prévision haute à 437 €, ce qui suggère que le marché avait déjà intégré un certain optimisme avant les résultats.

Autrement dit, le chiffre du premier trimestre a peut‑être éliminé le scénario baissier, mais il ne garantit pas automatiquement une nouvelle hausse.