Goldman relève ses prévisions : déficit pétrolier attendu de 9,6M bpd

Goldman relève ses prévisions : déficit pétrolier attendu de 9,6M bpd
Sayantan Sarkar
27 avr. 2026, 08:43 AM

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Brent (buy)

Acheter des contrats à terme sur le Brent (ou CFD/ETN sur le Brent). Le basculement de Goldman vers un déficit d'environ 9,6M bpd au 2T26, associé à des prélèvements records sur les stocks et au retard de la normalisation des exportations du Golfe, signifie que l'offre reste tendue et que les prix doivent se réajuster à la hausse (prévision Brent 90 $ au 4e trimestre ; le spot dépasse déjà 100 $).

Risque clé : Une percée politique rapide qui rouvrirait le détroit d'Ormuz et rétablirait les exportations du Golfe avant que les stocks ne soient entièrement épuisés.

Crack essence/jet US (buy)

Acheter une exposition aux produits raffinés via les crack spreads essence US (par exemple, RBOB vs WTI). L'article signale des prix des produits raffinés exceptionnellement élevés et un risque de pénuries ; lorsque le brut se resserre, les raffineurs ne peuvent pas facilement remplacer les barils manquants, si bien que les cracks restent généralement élevés même si le brut se stabilise.

Risque clé : La normalisation rapide de l'offre de produits raffinés (redémarrage des raffineries, afflux d'importations ou effondrement de la demande plus important que prévu).

  • Goldman Sachs prévoit le Brent à 90 $ et le WTI à 83 $.
  • Le déficit du marché pétrolier mondial devrait atteindre 9,6 millions bpd au 2e trimestre 2026.
  • La rupture des négociations entre les États‑Unis et l'Iran alimente la hausse des prix ; le détroit d'Ormuz est menacé.

Goldman Sachs a révisé à la hausse ses prévisions de prix du pétrole, prévoyant que le Brent atteindra 90 $ le baril au quatrième trimestre et que le West Texas Intermediate (WTI) atteindra 83 $, en évoquant une réduction de la production au Moyen‑Orient.

« Les risques économiques sont plus importants que ne le suggère notre scénario de base pour le brut, en raison des risques nets à la hausse pour les prix du pétrole, des prix anormalement élevés des produits raffinés, des risques de pénurie de produits et de l'ampleur sans précédent du choc », ont écrit les analystes de Goldman Sachs dirigés par Daan Struyven dans une note.

La dernière prévision suppose désormais que la normalisation des exportations du Golfe via le détroit d'Ormuz interviendra d'ici la fin juin, contre une attente antérieure de mi‑mai.

Cette perspective intègre également une reprise plus lente de la production pétrolière du Golfe.

Estimations de la demande pétrolière mondiale

Goldman Sachs estime que des pertes de production de brut au Moyen‑Orient de l'ordre de 14,5 millions de barils par jour (bpd) provoquent actuellement un prélèvement record sur les stocks pétroliers mondiaux, estimé à 11–12 millions de bpd en avril.

Par conséquent, Goldman Sachs s'attend à ce que le marché pétrolier mondial bascule radicalement d'un excédent de 1,8 million bpd en 2025 à un déficit important de 9,6 millions bpd au deuxième trimestre 2026.

La demande pétrolière mondiale devrait désormais chuter de 1,7 million bpd au deuxième trimestre de cette année et de 100 000 bpd sur l'ensemble de l'année 2026 par rapport à l'année précédente, principalement en raison de la forte hausse des prix des produits raffinés, selon la banque d'investissement.

« Parce que des prélèvements extrêmes de stocks ne sont pas durables, des pertes de demande encore plus marquées pourraient être nécessaires si le choc d'offre perdure plus longtemps », ont ajouté les analystes.

Par ailleurs, les prix du pétrole étaient plus fermes ce matin, les récents gains étant attribués à l'effondrement des efforts visant à relancer les négociations de paix entre les États‑Unis et l'Iran.

L'effondrement des pourparlers a supprimé la perspective immédiate d'une normalisation de l'approvisionnement énergétique via le détroit d'Ormuz.

Au moment de la rédaction, le contrat sur le Brent se négociait à 101,25 $ le baril, en hausse de 2,1 %, tandis que le WTI était à 96,21 $ le baril, en hausse de 1,9 %.

« L'absence de progrès signifie que le marché se resserre chaque jour, ce qui oblige les prix du pétrole à se réajuster à des niveaux plus élevés », a écrit Warren Patterson, responsable de la stratégie matières premières chez ING Economics, dans une note.

Il existe peu d'alternatives immédiates à un déficit d'environ 13 millions bpd.

Dans un premier temps, cet écart devra être comblé en utilisant les réserves existantes, y compris les stocks commerciaux et les réserves stratégiques, selon Patterson.

Stratégie géopolitique et durcissement des sanctions

Clearly, the longer this persists, the more demand destruction we will need to see. To see further demand destruction, prices will need to move higher.

Warren PattersonHead of commodities strategy at ING Economics

Cependant, des dépêches ont fait état d'une nouvelle proposition de l'Iran aux États‑Unis indiquant que le détroit d'Ormuz pourrait être rouvert, tandis que les négociations nucléaires seraient repoussées à une étape ultérieure.

Les actions américaines visant à restreindre les exportations de pétrole iranien sont susceptibles de faire encore monter les prix, selon Patterson. 

Les États‑Unis ont récemment intensifié la pression, notamment en saisissant la semaine dernière un pétrolier iranien sanctionné dans l'océan Indien. 

En outre, les États‑Unis ont durci les sanctions liées au pétrole iranien, infligeant des sanctions à la Hengli Petrochemical (Dalian) Refinery Co. de Chine pour l'achat de pétrole iranien, et sanctionnant environ 40 compagnies maritimes et navires constituant la « flotte fantôme » de l'Iran.

Malgré les perturbations dans le détroit d'Ormuz, l'acheminement du pétrole iranien via cette voie navigable s'est poursuivi.

Le blocus américain semble être une stratégie visant à forcer une résolution et à intensifier la pression sur l'Iran pour reprendre les négociations.