Prévision du Brent si Trump relance bientôt la guerre entre les États-Unis et l'Iran
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Acheter une exposition au Brent (par ex. positions longues sur les futures Brent ou BNO). L'article indique une probabilité croissante d'une frappe cinétique entre les États‑Unis et l'Iran, l'Iran étant susceptible de viser des infrastructures énergétiques au Moyen‑Orient et d'aggraver les risques pour la navigation dans la mer Rouge. Avec des stocks américains déjà en chute et le début de la saison des trajets automobiles, toute reprise du conflit resserre rapidement l'offre. L'analyse technique soutient également l'appréciation : le prix est au‑dessus des MME clés et une configuration en tête‑épaules inversée peut viser >$150 rapidement si le conflit s'intensifie.
Risque clé : Un accord est conclu ou les États‑Unis reculent, renvoyant le Brent sous $85 et inversant le récit de la contraction de l'offre.
Vendre le risque transport via une exposition courte sur des valeurs sensibles à la mer Rouge (par ex. positions courtes sur des proxys liés à Maersk/MSC ou achat d'options de vente sur les grands transporteurs de conteneurs). L'effet secondaire d'une reprise de la guerre n'est pas seulement une hausse du pétrole : c'est la perturbation de la route de la mer Rouge (12% du transport pétrolier), entraînant des détournements, une hausse des assurances et des trajets plus longs. Cela affecte immédiatement les volumes et les marges du transport maritime, et le marché revalorisera les contrats et les tarifs de fret avant que le pétrole n'intègre pleinement le choc.
Risque clé : La perturbation du transport s'avère temporaire et les coûts de détournement se normalisent rapidement, si bien que les tarifs et les marges se rétablissent plus vite que prévu.
- Le prix du pétrole brut est passé du creux du mois de $96 à $106 aujourd'hui.
- Il existe un risque que les États‑Unis relancent la guerre en Iran.
- Une telle action pousserait les prix du pétrole au‑dessus de $150 en quelques semaines.
Le prix du Brent se négociait à $106 aujourd’hui, 13 mai, alors que les investisseurs attendaient plus de détails sur la guerre entre les États-Unis et l'Iran après que le président Donald Trump a rejeté la réponse de l’Iran à la proposition américaine. Il se négociait à $106.63, en hausse par rapport au creux de la semaine dernière à $96.
Et si la guerre entre l'Iran et les États‑Unis reprenait ?
Le prix du Brent a augmenté progressivement cette semaine alors que les investisseurs réagissaient à la réponse de Trump à la réponse tardive de l'Iran. Dans une déclaration, il a qualifié cette réponse de « totalement inacceptable ».
Des médias indiquent que l'Iran a formulé une réponse maximaliste, incluant la levée des sanctions en échange de la réouverture du détroit d'Ormuz.
Par conséquent, les acteurs du marché ne savent pas ce qui va se passer ensuite, la plupart prévoyant que les États‑Unis reprendront les hostilités. Dans une interview accordée à 60 Minutes, Benjamin Netanyahu, d'Israël, a averti que la guerre n'était pas encore terminée.
Certains conseillers de Trump, dont le sénateur Lindsey Graham et Mark Levin, l'ont conseillé de lancer une frappe cinétique contre l'Iran 50 pour forcer le pays à accepter un accord. Trump espère également pousser Xi Jinping, de Chine, à contraindre l'Iran à conclure un accord.
Une reprise de la guerre entraînerait une hausse des prix du pétrole brut, l'Iran l'utilisant pour cibler des installations énergétiques cruciales au Moyen‑Orient. Par exemple, il pourrait viser le pipeline saoudien qui transporte des millions de barils de pétrole par jour.
L'Iran entretient également une relation de longue date avec Ansah Allah du Yémen, communément appelés les Houthis. Il pourrait décider de le financer pour attaquer des navires dans la mer Rouge, ce qui fermerait une voie qui représente environ 12% du transport pétrolier.
La reprise de la guerre interviendrait aussi alors que les stocks nationaux de pétrole sont en forte baisse. Selon l'EIA, les stocks sont passés de plus de 8 milliards en avril et pourraient descendre sous 7 milliards dans les prochains mois.
Dans le même temps, la baisse des stocks interviendra au début de la saison de conduite aux États‑Unis. Cette saison commence normalement le dernier lundi de mai, après le week‑end de Memorial Day, et dure jusqu'en septembre.
Les analystes estiment qu'une reprise de la guerre pourrait porter les prix du pétrole brut jusqu'à $200. Cela explique la réticence de Trump. De plus, des données publiées mardi ont montré que l'inflation aux États‑Unis est en forte hausse.
L'indice des prix à la consommation (CPI) en tête est passé à 3.8% en avril de cette année, supérieur à l'estimation médiane de 3.6%. Les analystes s'attendent désormais à ce que l'inflation globale dépasse 5%, une évolution qui s'accélérerait en cas de reprise de la guerre.
Analyse technique du prix du Brent
Graphique des prix du pétrole brut | Source : TradingView
Le graphique journalier montre que le prix du Brent a rebondi ces derniers jours, passant d'un creux de $96 au niveau actuel de $10 6.5. Il est resté au‑dessus des moyennes mobiles exponentielles à 50 et 25 jours (EMA).
Le Brent a formé deux configurations distinctes. Par exemple, des signes indiquent la formation d'une figure en tête‑épaules inversée, qui est un signal d'inversion haussier courant en analyse technique.
Il y a aussi des signes de formation d'une figure en double sommet dont la ligne de cou se situe à $86.25. Un double sommet conduit normalement à de nouvelles baisses.
Par conséquent, le scénario le plus probable est que la figure en tête‑épaules inversée s'active si la guerre reprend. Un tel mouvement le porterait au‑dessus de $150 en quelques jours. Si Trump poursuit un accord, les prix du pétrole continueraient de retomber sous $85.
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