Bourses asiatiques en hausse alors que pourparlers US‑Iran placent pétrole, dollar et taux sous surveillance

Bourses asiatiques en hausse alors que pourparlers US‑Iran placent pétrole, dollar et taux sous surveillance
Devesh Kumar
22 mai 2026, 06:24 AM

propulsé par

Invezz
Brent (contrats à terme Brent)

Acheter une exposition au Brent (par exemple, se positionner long sur des contrats Brent ou via un ETF Brent) car le marché continue de prendre en compte le risque de perturbation via Hormuz ; même avec des espoirs de paix, le pétrole demeure volatile et en dessous d'une résistance clé (moyenne mobile à 50 jours ~106,77). Toute désescalade marginale peut ramener les prix depuis les bas, tandis qu'un retournement médiatique peut rapidement réévaluer à la hausse le risque d'approvisionnement.

Risque clé : Un accord durable entre les États‑Unis et l'Iran qui supprimerait clairement le risque d'approvisionnement par Hormuz et ramènerait le Brent en dessous de la récente zone de support, faisant s'effondrer la prime de risque.

Dollar américain (UUP)

Acheter une exposition au dollar (par exemple, se positionner long sur UUP) car un pétrole plus élevé entretient les craintes d'inflation, soutenant une posture de « plus strict plus longtemps » et maintenant des rendements du Trésor fermes — exactement ce que décrit l'article en expliquant que le pétrole alimente l'inflation réalisée et renforce le dollar. La faiblesse du yen maintient également une prime de volatilité FX en faveur du dollar.

Risque clé : Une baisse durable du pétrole qui rompt la liaison pétrole‑taux et fait chuter les rendements, entraînant le recul du dollar depuis son plus haut de six semaines.

  • Les actions asiatiques ont légèrement progressé alors que les opérateurs surveillaient de près les pourparlers US‑Iran.
  • Le Brent a rebondi à 104,71 $, bien qu'il soit resté en recul sur la semaine.
  • Le dollar s'est maintenu près d'un plus haut de six semaines alors que le yen se négociait autour de 159 pour un dollar.


Les actions asiatiques ont progressé vendredi alors que les investisseurs ont suivi des signes d'avancée dans les négociations US‑Iran, tandis que le dollar restait proche d'un plus haut de six semaines et que les cours du pétrole demeuraient volatils.

Ces mouvements reflètent un marché toujours conduit par les gros titres géopolitiques, les risques d'approvisionnement en énergie et l'évolution des anticipations en matière de taux d'intérêt mondiaux.

Les opérateurs surveillent si les pourparlers entre Washington et Téhéran peuvent apaiser les tensions au Moyen‑Orient et réduire le risque de perturbation des flux pétroliers via le détroit d'Hormuz.

L'indice le plus large de MSCI des actions Asie‑Pacifique hors Japon a gagné 0,3 % sur la journée, portant son gain hebdomadaire à 0,6 %.

La Bourse japonaise a grimpé de 2,0 %, atteignant son niveau le plus élevé en 10 jours.

Les contrats à terme sur actions américaines ont progressé de 0,2 %, tandis que les contrats à terme européens ont gagné 0,8 %, indiquant un ton plus ferme sur les marchés actions mondiaux.

Le pétrole oscille entre risque sur Hormuz et espoirs de paix

Les cours du brut sont restés chahutés alors que les opérateurs ont pesé le risque de perturbation des approvisionnements contre des signes timides de progrès diplomatique.

Le pétrole avait reculé plus tôt dans les échanges asiatiques à mesure que les craintes d'une fermeture quasi totale du détroit d'Hormuz s'atténuaient.

Cette voie maritime reste une route critique pour les expéditions de brut mondiales, et toute perturbation prolongée pourrait accentuer la pression inflationniste alors que les banques centrales sont déjà sensibles aux chocs de prix liés à l'énergie.

Le Brent a ensuite rebondi de 2 % pour s'établir à 104,71 $ le baril, bien qu'il reste en voie d'enregistrer une baisse hebdomadaire d'environ 6 %.

Le contrat se traite toujours en dessous de sa moyenne mobile simple à 50 jours, proche de 106,77 $.

Les contrats à terme US West Texas Intermediate ont progressé de 1,66 % en fin de séance pour s'échanger à 98,01 $.

Les prix restent bien au‑dessus des niveaux d'avant‑guerre, et les marchés devraient rester attentifs aux développements régionaux, même si les négociations aboutissent à une désescalade partielle.

Le dollar se maintient près d'un plus haut de six semaines

Le dollar américain est resté ferme, soutenu par la demande de valeur refuge et la hausse des rendements du Trésor.

L'indice dollar s'échangeait à 99,247 en début de séance, près d'un plus haut de six semaines.

L'euro se situait à 1,1614 $, proche du plus bas de six semaines touché jeudi et en voie d'enregistrer une baisse mensuelle d'environ 1 %.

Le yen japonais s'échangeait à 159,11 pour un dollar, maintenant l'attention des traders sur la possibilité d'une intervention des autorités japonaises.

La faiblesse de la devise a accentué l'attention du marché sur la trajectoire de la Banque du Japon, d'autant que les données d'inflation compliquent l'argument en faveur d'un resserrement supplémentaire.

Perspectives des taux modifiées alors que les craintes d'inflation montent

La perspective d'une perturbation prolongée de l'approvisionnement en énergie a aussi modifié les anticipations concernant les taux d'intérêt.

Avant la dernière phase du conflit, les marchés envisageaient la possibilité de baisses de taux plus tard dans l'année.

Mais une hausse soutenue des prix du pétrole pourrait maintenir l'inflation à un niveau élevé et contraindre les banques centrales, y compris la Réserve fédérale, à conserver une politique plus stricte plus longtemps.

Mitch Reznick, responsable des obligations chez Federated Hermes, a déclaré qu'il existait « un lien exceptionnellement fort entre les prix du pétrole et les taux mondiaux », ajoutant que ce qui avait commencé comme un changement d'anticipations se répercutait désormais plus directement sur l'inflation réalisée.

Cette dynamique a poussé les rendements du Trésor à la hausse et renforcé le soutien au dollar.

L'inflation au Japon ralentit alors que la trajectoire de la BOJ reste incertaine

Les données ont montré que l'inflation de base au Japon a ralenti pour atteindre un plus bas sur quatre ans en avril, ajoutant de l'incertitude quant aux prochaines mesures de la Banque du Japon.

La lecture d'inflation plus faible pourrait réduire la pression en faveur d'une hausse immédiate des taux, même si le déclin du yen augmente le risque d'une inflation importée.

Les décideurs doivent donc équilibrer les tendances des prix domestiques avec la faiblesse de la monnaie et la volatilité plus large des marchés.

À suivre

Pour l'instant, les opérateurs restent concentrés sur le Moyen‑Orient, le détroit d'Hormuz et tout signe que les pourparlers US‑Iran évoluent vers un résultat plus durable.

L'attention se tournera ensuite vers les données d'inflation des principales économies, qui pourraient façonner les anticipations en matière de taux et les mouvements de devises.

Les prix de l'énergie et le dollar devraient rester les moteurs de marché les plus importants tant que les informations sur l'Iran et les risques d'approvisionnement pétrolier ne seront pas plus claires.