Pourquoi 46 % du fonds de Bill Gates est concentré dans seulement 2 actions

Pourquoi 46 % du fonds de Bill Gates est concentré dans seulement 2 actions
Devesh Kumar
25 mai 2026, 15:25 PM

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Invezz
Berkshire Hathaway (BRK.B)

Acheter BRK.B. Le Gates Foundation Trust concentre environ 25 % en Berkshire tout en sortant de Microsoft, ce qui indique une préférence pour des actifs générateurs de trésorerie, diversifiés et exposés à moindre risque lié aux cycles technologiques. Berkshire bénéficie aussi d'une « rotation » intégrée due aux dons continus de Buffett et aux dépenses obligatoires, ce qui tend à favoriser la détention à long terme plutôt que des ventes paniques. À environ 1,4 fois la valeur comptable, près de l'extrémité basse de sa fourchette, vous payez la qualité sans le multiple le plus élevé.

Risque clé : Rupture du modèle d'allocation de capital à la Buffett : les rendements des acquisitions/investissements de Berkshire chutent et le multiple se contracte davantage.

Waste Management (WM)

Acheter WM. Le Gates Trust détient environ 18 % en WM, reflétant un fossé d'infrastructure durable : des permis d'enfouissement difficiles à reproduire, une échelle importante et un pouvoir de fixation des prix qui résiste en période de ralentissement. C'est le type de « compounder » ennuyeux qui bénéficie lorsque les investisseurs se détournent du risque technologique mono‑thématique.

Risque clé : Un retournement de la réglementation ou de l'économie des décharges : les coûts de permis/fermeture augmentent fortement ou le pouvoir de fixation des prix est plafonné, réduisant les marges.

  • Le Gates Foundation Trust a vendu ses 7,7 millions d'actions Microsoft restantes.
  • Berkshire Hathaway et WM représentent désormais près de 46 % du portefeuille.
  • La participation Berkshire, issue des dons de Buffett, demeure la principale position du trust.

Bill Gates a créé l'une des sociétés de logiciels les plus valorisées au monde, et pourtant la fiducie qui finance sa fondation ne détient plus une seule action Microsoft.

Cela peut paraître spectaculaire, mais le détail le plus révélateur est ce qui reste dans le Gates Foundation Trust : un portefeuille d'actions publiques d'environ 33 milliards USD (env. 28,8 milliards €), dont environ 46 % sont désormais concentrés dans seulement deux titres : Berkshire Hathaway et Waste Management.

C'est un duo étonnant à première vue : l'un est le conglomérat de Warren Buffett, l'autre collecte les déchets.

Mais, ensemble, ils en disent long sur la gestion de l'appareil philanthropique de Gates.

Une sortie qui n'était pas un vote de défiance

La vente de Microsoft fait les gros titres, mais elle ne doit pas être interprétée comme une rupture avec la société que Gates a fondée.

Le Bill & Melinda Gates Foundation Trust a vendu ses 7,7 millions d'actions Microsoft restantes au premier trimestre 2026, clôturant une sortie progressive d'une position qui, un an plus tôt, valait encore des milliards.

Le dernier dépôt 13F indique Microsoft à zéro, après la liquidation complète de la participation restante.

C'est frappant car Microsoft a longtemps été le centre émotionnel de l'histoire de Gates. Mais il s'agit d'une décision de portefeuille au niveau de la fiducie, et non d'une répudiation personnelle.

Gates lui‑même détient encore environ 103 millions d'actions Microsoft, d'une valeur d'environ 43 milliards USD (env. 37,5 milliards €), selon les données de marché citées par The Motley Fool.

La meilleure façon de comprendre ce mouvement est de le considérer comme une décision de liquidité et de gestion du risque.

Comme l'a résumé un commentaire de marché, la fiducie se comportait « comme un gestionnaire de portefeuille, pas comme un fondateur ».

Cette distinction est importante car la fondation n'est plus gérée comme une institution permanente pouvant simplement conserver indéfiniment des positions concentrées.

Gates a déclaré l'an dernier que la fondation prévoit de dépenser plus de 200 milliards USD (env. 174,5 milliards €) d'ici 2045, date à laquelle elle prévoit de cesser ses activités.

Le don de Buffett qui continue à rapporter

La plus grosse position restante est Berkshire Hathaway, qui représente environ un quart du portefeuille aux cours actuels.

Warren Buffett fait don d'actions Berkshire à la fondation depuis des années, et la fondation indique que sa dotation a été financée par Bill Gates, Melinda French Gates et Buffett.

Bill Gates est le fiduciaire du trust de la fondation, tandis que Cascade Asset Management gère la dotation.

Les dons de Buffett entraînent également une conséquence pratique.

La fondation est tenue de dépenser la valeur de son don annuel, plus un montant supplémentaire lié à ses actifs restants.

En clair, Berkshire continue d'arriver dans la dotation, tandis que la fondation doit maintenir des sorties de liquidités, ce qui crée une rotation naturelle au sein du portefeuille.

Berkshire correspond aussi à la mission actuelle du trust : c'est une société diversifiée, génératrice de trésorerie et centrée sur des activités qui ne dépendent pas d'un cycle technologique unique.

Sous la direction du nouveau PDG Greg Abel, Berkshire a affiché de solides résultats au premier trimestre, et ses actions ont récemment été négociées autour de 1,4 fois la valeur comptable, près de l'extrémité inférieure de leur fourchette récente.

Pourquoi une société de gestion des déchets est un "compounder" discret

La deuxième position majeure est WM.

Elle est moins glamour que Microsoft, mais représente environ 18 % du portefeuille d'actions publiques du trust, et elle est détenue depuis des décennies avec un roulement relativement faible.

Le cas d'investissement est simple : WM possède ou exploite le plus grand réseau de décharges aux États‑Unis et au Canada, avec 262 sites d'enfouissement, selon son rapport annuel.

Cette infrastructure est difficile à reproduire, les permis étant difficiles à obtenir, l'opposition locale fréquente, et les petits transporteurs ayant souvent besoin d'accéder à de grands réseaux d'élimination.

Cela confère à WM une échelle, un pouvoir de fixation des prix et un modèle économique qui tendent à résister même en cas de ralentissement économique.

L'analyste Adam Levy de Motley Fool l'a décrit comme « une entreprise ennuyeuse avec un fossé concurrentiel apparemment insurmontable. »