La prime de guerre du dollar a-t-elle commencé à s'atténuer ?

La prime de guerre du dollar a-t-elle commencé à s'atténuer ?
Devesh Kumar
26 mai 2026, 06:41 AM

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Position longue sur le Brent (ou USO)

Acheter une exposition au Brent (par ex. contrats à terme sur le Brent ou USO). Les nouvelles suggèrent un dénouement partiel de la « prime de guerre » à mesure que progressent les discussions sur la réouverture d'Ormuz, ce qui réduit la demande pour les valeurs refuges et stabilise le pétrole après une baisse de 7 %. Si les négociations continuent de s'améliorer, le pétrole devrait progresser lentement depuis des niveaux déprimés vers/au-delà de 100 $ à mesure que la valorisation du risque extrême diminue.

Risque clé : Échec des pourparlers ou reprise des frappes Iran/États-Unis de manière à menacer la circulation des pétroliers, réintégrant rapidement la prime de guerre dans les cours du pétrole.

Position courte sur le DXY (ou position longue sur EURUSD)

Vendre le dollar via une position courte sur le DXY (ou une position longue sur EURUSD). L'article relie explicitement l'affaiblissement de la demande de dollar à la réduction du risque extrême et aux espoirs d'une désescalade autour d'Ormuz. À mesure que le risque de queue lié au pétrole se calme, les flux vers les valeurs refuges devraient continuer de s'estomper, soutenant l'EUR et pesant sur l'USD, même si la politique monétaire reste quelque peu restrictive.

Risque clé : La Fed reste nettement sur une orientation restrictive et/ou une nouvelle escalade pousse les investisseurs à revenir vers des achats de dollars refuge, annulant le désengagement.

  • Le dollar s'est affaibli alors que les opérateurs réduisaient leurs positions et couvertures de valeur refuge.
  • Le Brent a rebondi après une baisse de 7 % alors que les espoirs d'un accord sur Ormuz s'amélioraient.
  • Les pourparlers Iran-Qatar ont contribué à apaiser les craintes concernant l'approvisionnement énergétique mondial.

Les cours du pétrole se sont stabilisés lors d'échanges volatils mardi, après une forte liquidation lors de la séance précédente, alors que les espoirs d'avancées en vue de la réouverture du détroit d'Ormuz ont contribué à dissiper certaines des pires craintes du marché concernant l'approvisionnement en énergie.

Le Brent a rebondi d'environ 1,5 % à 97,76 $ le baril après avoir chuté de 7 % lundi, selon un reportage de Reuters.

Ce rebond faisait suite à une séance turbulente provoquée par des frappes américaines sur des cibles iraniennes et à de nouvelles spéculations selon lesquelles des négociations pourraient rétablir les flux d'énergie via cette voie maritime stratégique.

Le dollar s'est affaibli avec l'atténuation de la demande pour les actifs refuges.

L'indice du dollar oscillait autour de 99,031, tandis que l'euro se traitait à 1,16365 $ et que le yen reculait à 158,95 pour un dollar.

Les marchés américains étaient fermés lundi pour un jour férié, limitant la liquidité et accentuant la volatilité des cours.

Les espoirs autour d'Ormuz atténuent la pression acheteuse sur le dollar

Le détroit d'Ormuz reste au centre de l'attention du marché en raison de son importance pour les expéditions pétrolières mondiales.

Toute perturbation des mouvements de pétroliers à travers cette voie maritime risque de pousser les prix de l'énergie à la hausse, alimentant l'inflation et pesant sur la croissance mondiale.

Des hauts responsables iraniens ont rencontré le Premier ministre du Qatar à Doha lundi pour des discussions sur un possible accord visant à rouvrir le détroit.

Le président américain Donald Trump a déclaré que les discussions se déroulaient "bien", tout en avertissant qu'elles pouvaient échouer et conduire à de nouvelles actions militaires.

Ces commentaires ont contribué à calmer une partie de la prime de risque extrême sur le pétrole et ont réduit la demande pour le dollar en tant que valeur refuge.

Les devises sensibles au risque dans la région Asie-Pacifique étaient plus stables, le dollar australien restant proche de 0,71665 $ après avoir atteint un plus haut d'une semaine à 0,7195 $ lundi, selon IG.

Le dollar néo-zélandais a reculé de 0,25 % à 0,58575 $ avant la décision de politique monétaire de la Reserve Bank of New Zealand mercredi.

Les analystes appellent à la prudence

Charu Chanana, stratégiste en chef des investissements chez Saxo à Singapour, a déclaré qu'une voie vers la réouverture d'Ormuz réduirait le risque extrême entourant le pétrole, l'inflation et la croissance mondiale.

Cependant, elle a souligné que les marchés devaient distinguer entre des signaux positifs de négociation et un véritable désamorçage.

« Le véritable test est de savoir si les pétroliers peuvent circuler librement dans la voie maritime, si les coûts d'assurance diminuent et si les flux d'énergie via Ormuz se normalisent », a déclaré Chanana dans l'enquête Investor Outlook de Saxo Bank cette semaine.

« Jusqu'à ce moment-là, le risque d'une nouvelle volatilité reste élevé. »

Cette prudence a été relayée par des analystes d'OCBC à Singapour. Ils ont indiqué que même si les prix du pétrole retombaient sous les 100 $ plus tard cette année, le dénouement des positions de marché associées pourrait être lent.

Une économie américaine résiliente et des pressions inflationnistes liées aux investissements dans l'IA pourraient également maintenir la Réserve fédérale sur une orientation restrictive, soutenant le dollar.

La volatilité du pétrole reste élevée

Le rebond du Brent n'a pas effacé les inquiétudes concernant le contexte géopolitique plus large.

Les frappes aériennes américaines contre des cibles iraniennes dans la région ont maintenu les investisseurs sur leurs gardes face à des représailles, en particulier si Téhéran devait s'en prendre aux transports maritimes ou aux infrastructures énergétiques.

Pour l'heure, les marchés considèrent les discussions comme une raison de réduire une partie de la panique, plutôt que comme un signal que la crise est passée.

Le pétrole reste en dessous du seuil psychologique des 100 $ le baril, mais la rapidité de la chute de lundi et du rebond de mardi montre à quel point les prix restent sensibles aux gros titres en provenance du Golfe.

Le recul du dollar paraît également fragile.

Sans preuve claire que les pétroliers circulent librement, que les coûts d'assurance diminuent et que les flux d'énergie se normalisent, les investisseurs sont susceptibles de rester prudents.