Brent recule après le cessez-le-feu Israël-Liban; risques persistants
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Acheter UGAS (futures/CFD sur l'essence américaine) comme pari secondaire sur la contraction des stocks signalée par l'EIA et la saison de conduite. La baisse des stocks de brut combinée à la demande saisonnière resserre généralement d'abord les produits raffinés, si bien que l'essence peut surperformer le Brent si le brut se stabilise ou recule.
Risque clé : La demande pendant la saison de conduite déçoit (consommation plus faible que prévu ou choc de demande), entraînant une accumulation des stocks d'essence alors même que les stocks de brut diminuent.
Vendre UKOIL (futures/CFD sur le Brent) car le cessez‑le‑feu est fragile et Israël a indiqué qu'il maintiendrait la pression sur le Hezbollah, ce qui limite mais n'élimine pas la prime de risque d'approvisionnement géopolitique. Sur le plan technique : figure en double sommet avec une ligne de cou près de 86 $ et ruptures sous les EMA 25/50 jours pointent vers une poursuite baissière jusqu'à sous 60 $.
Risque clé : Le cessez‑le‑feu tient et le Hezbollah cesse effectivement ses tirs de roquettes/drones et se retire du secteur du Litani Sud, déclenchant un désengagement soutenu du risque et un fort rebond du Brent au‑dessus de 100 $.
- Le prix du Brent a reculé après qu'Israël et le Liban ont conclu un accord de cessez‑le‑feu.
- La décision a fait naître la possibilité d'une fin des hostilités entre les États‑Unis et l'Iran.
- Le pétrole a formé à la fois la risquée figure en double sommet et une figure de retournement en îlot.
Le prix du Brent a reculé à $96.7 aujourd'hui, June 4, alors que les investisseurs réagissaient au nouveau cessez‑le‑feu entre Israël et le Liban. Il reste environ 16 % en dessous de son plus haut de mai de cette année. Néanmoins, le pétrole fait face à des risques majeurs malgré l'accord.
Le prix du Brent recule après le cessez‑le‑feu Israël‑Liban
Israël et le Liban se sont mis d'accord sur un texte visant à mettre fin à toutes les hostilités, suscitant l'espoir que les États‑Unis et l'Iran pourront passer à d'autres discussions.
L'Iran a toujours exigé que tout cessez‑le‑feu soit régional, une demande qu'Israël a rejetée. Cette semaine encore, Benjamin Netanyahu a affirmé que son pays continuerait les frappes pour combattre le Hezbollah après un échange houleux avec Trump.
Ce nouveau cessez‑le‑feu comporte cependant des risques majeurs. Premièrement, il dépend de l'arrêt par le Hezbollah de ses attaques à la roquette et par drone contre les Israéliens. Deuxièmement, l'accord prévoit que le groupe évacue tous ses membres du secteur du Litani Sud.
Toutes ces mesures sont difficiles à faire appliquer puisque le gouvernement libanais ne contrôle pas le Hezbollah, qui est devenu un acteur puissant du pays. Il est donc incertain que le groupe accepte l'accord. De plus, le Liban et Israël ont déjà annoncé des accords de cessez‑le‑feu similaires par le passé.
Dans le même temps, d'après les déclarations de Netanyahu, il y a des chances qu'il sape l'accord de cessez‑le‑feu. Son objectif serait de pousser les États‑Unis et l'Iran vers la guerre, qu'il attend depuis quatre décennies.
L'accord est intervenu au terme d'une semaine particulièrement difficile. Les pourparlers entre les États‑Unis et l'Iran ont échoué, l'Iran invoquant les événements au Liban. Les deux camps ont également mené d'importantes attaques, l'Iran ayant bombardé le principal aéroport du Koweït.
Parallèlement, les opérateurs pétroliers réagissent aussi aux dernières données sur les stocks. Un rapport de l'Energy Information Administration (EIA) indique que les stocks ont diminué pour la sixième semaine consécutive, atteignant leur niveau le plus bas depuis 2004. Ils ont baissé de 8 million barrels pour s'établir à 433.7 million barrels. Un rapport similaire de l'American Petroleum Institute (API) fait état d'une baisse de 6.75 million barrels.
Les stocks de pétrole pourraient continuer de baisser alors que les États‑Unis sont actuellement dans leur saison de conduite, qui commence normalement après le week‑end du Memorial Day. Cela entraîne souvent une demande pétrolière plus élevée et une diminution des stocks.
Prévision du prix du Brent
Graphique des prix UKOIL | Source : TradingView
Le graphique en unité journalière envoie des signaux contradictoires pour les prix du brut. Sur le plan négatif, le pétrole a formé une figure en double sommet à 114 $ avec une ligne de cou à 86 $. Cette configuration conduit généralement à une pression baissière prolongée.
Le pétrole est également passé sous les moyennes mobiles exponentielles sur 50 et 25 jours (EMA). Ces éléments techniques suggèrent que le pétrole peut continuer de baisser, potentiellement sous les 60 $ d'ici la fin de l'année.
En revanche, le Brent a formé une figure de retournement en îlot. Il s'agit d'une configuration rare caractérisée par une consolidation significative après un gap baissier. Elle ressemble à la bougie « abandoned baby », la seule différence étant qu'elle est composée de plusieurs chandelles.
Par conséquent, le Brent devrait probablement rebondir et franchir la résistance clé à 100 $. Si cela se produit, il pourrait combler l'ensemble du gap et atteindre 105 $. Une chute sous la partie basse de la figure en îlot invaliderait le scénario haussier.
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