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Pétrole et gaz resteront au‑dessus des niveaux d'avant‑guerre jusqu'en 2027

Pétrole et gaz resteront au‑dessus des niveaux d'avant‑guerre jusqu'en 2027
Sayantan Sarkar
19 juin 2026, 17:59 PM

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Brent brut (acheter les replis)

Acheter une exposition au Brent (par exemple, positions longues sur les contrats Brent ou un ETF Brent) car le scénario de base de l'article est que les prix resteront « au‑dessus des niveaux d'avant‑guerre jusque 2027 ». Même avec la réouverture d'Ormuz, le déminage est incertain et les stocks continuent de diminuer, donc les prix ne devraient se détendre que progressivement vers ~80 $ d'ici la fin de l'année, et non s'effondrer.

Risque clé : Le déminage et la normalisation du trafic maritime se déroulent rapidement, entraînant une chute nette et soutenue du Brent vers les niveaux d'avant‑guerre.

Gaz européen (vendre sur les rebonds)

Vendre une exposition au gaz européen (par exemple, positions courtes sur les futures TTF ou un ETF TTF) car Commerzbank a réduit sa prévision de fin d'année à 45 EUR/MWh contre 50, et les prix à court terme devraient baisser à mesure que les goulots d'étranglement liés à Ormuz se résorbent. Les stocks sont faibles, mais la réaction initiale reste un déverrouillage de l'offre, rendant les rebonds vulnérables.

Risque clé : Les stocks européens restent serrés et la demande de GNL demeure forte, ramenant le TTF au‑dessus de la prévision et maintenant les prix élevés.

  • Commerzbank réduit sa prévision pour le Brent à 80 $ d'ici la fin de l'année après l'accord sur Ormuz.
  • Prévision du gaz européen abaissée à 45 EUR/MWh, risques liés à la demande asiatique.
  • L'analyste Liebke avertit d'une reprise lente de l'offre; les prix restent au‑dessus des niveaux d'avant‑guerre.

Commerzbank AG a revu à la baisse ses prévisions de prix du pétrole brut et du gaz européen après l'accord entre les États‑Unis et l'Iran visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, invoquant des perspectives d'augmentation des flux d'approvisionnement dans les mois à venir. 

Norman Liebke, analyste devises et matières premières chez Commerzbank AG, a déclaré que l'accord marque un tournant pour les marchés de l'énergie, bien que le rythme de la normalisation reste incertain.

Les prix du pétrole et du gaz ont été fortement sous pression, après un accord entre les États‑Unis et l'Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen‑Orient et à reprendre la navigation dans le détroit d'Ormuz

Prévision du prix du pétrole revue à la baisse après l'accord sur Ormuz

« Les marchés de l'énergie ont réagi avec soulagement à l'accord entre les États‑Unis et l'Iran, et les prix du pétrole et du gaz ont chuté de manière significative », a noté Liebke dans son dernier rapport. 

L'accord‑cadre, qui comporte 14 points, prévoit la levée du blocus américain des ports iraniens et l'ouverture du détroit d'Ormuz par l'Iran.

Selon l'accord, le déminage dans le détroit doit être achevé dans les 30 jours, bien que Liebke cite une évaluation présumée du Pentagone qui soulève des doutes quant à la possibilité d'y parvenir si rapidement.

Le calendrier du déminage déterminera en grande partie à quelle vitesse les expéditions de pétrole via Ormuz reviendront à la normale.

Bloomberg, citant des données de Vortexa, a rapporté que 40 super‑pétroliers transportant 80 millions de barils attendent de traverser le détroit. 

Selon Kpler, près de 153 millions de barils de pétrole non iranien pourraient être transportés entre juin et août s'il n'y a pas de nouvelles perturbations, avec 72 millions de barils supplémentaires de pétrole iranien possibles si les États‑Unis lèvent leur blocus naval à temps.

Dans ce contexte, Commerzbank a abaissé sa prévision pour le Brent à 80 USD le baril d'ici la fin de l'année, contre 85 USD précédemment. 

« En conséquence de l'accord‑cadre, l'offre de pétrole devrait à nouveau augmenter, bien que lentement au départ », a déclaré Liebke. Il a ajouté que, bien que les prix s'atténuent, ils devraient rester supérieurs aux niveaux d'avant‑guerre pendant la majeure partie de l'année à venir.

Dynamique de l'offre et de la demande

Le dernier rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie montre que l'offre mondiale de pétrole cette année sera en moyenne de 3,8 millions de barils par jour, moins que l'an dernier, les stocks diminuant à un rythme similaire depuis le début de la guerre. 

Liebke a expliqué que cette épuisement signifie que la demande est susceptible d'augmenter à mesure que les stocks se reconstituent. « Nous continuons à prévoir que le prix restera plus élevé qu'avant la guerre pendant la majeure partie de l'année à venir », a‑t‑il déclaré.

La réouverture d'Ormuz devrait progressivement atténuer les goulets d'étranglement d'approvisionnement, mais les analystes avertissent que les assureurs et les armateurs restent prudents.

Le rythme de la reprise dépendra non seulement du déminage mais aussi de la confiance quant au traitement des frais de transit et des risques de sécurité.

Source : Commerzbank Research

Prévision des prix du gaz revue à la baisse

Commerzbank a également révisé à la baisse sa prévision pour les prix du gaz en Europe. « Nous prévoyons désormais que le prix du gaz européen atteindra 45 EUR/MWh d'ici la fin de l'année (précédemment : 50 EUR) », a écrit Liebke. 

À court terme, les prix peuvent baisser à mesure que les expéditions via Ormuz reprennent. Toutefois, il a mis en garde contre des risques haussiers.

Il y a probablement des risques haussiers pour les prix du gaz naturel en raison d'une demande plus forte de GNL en provenance d'Asie provoquée par le phénomène météorologique El Niño et les températures plus élevées qui en résultent.

Norman Liebkeanalyste devises et matières premières chez Commerzbank AG

Les faibles niveaux de stockage en Europe indiquent également une pression à la hausse.

Les prix du gaz devraient rester plus élevés l'année prochaine qu'avant la guerre, malgré l'annonce du Qatar qu'il augmentera sa production à 80 % de sa capacité d'avant‑guerre sous deux mois.

Liebke a averti que « cela prendrait encore plusieurs années pour que la production qatarie de GNL retrouve les niveaux d'avant‑guerre, compte tenu des dommages causés par la guerre ».

Perspectives pour les marchés de l'énergie

L'accord entre Washington et Téhéran a apporté un certain soulagement aux marchés de l'énergie, mais la suite demeure complexe. 

La réouverture d'Ormuz pourrait débloquer des volumes importants de pétrole brut et de GNL, mais des défis logistiques et politiques persistent.

Pour le pétrole, l'équilibre entre l'augmentation de l'offre et l'épuisement des stocks déterminera les trajectoires des prix. Pour le gaz, la demande asiatique et les contraintes de stockage en Europe seront déterminantes.

Liebke a conclu que, bien que le pacte soit une étape positive, les marchés doivent se préparer à des progrès inégaux. 

« La réponse à cette question déterminera, dans une large mesure, la rapidité avec laquelle les expéditions de pétrole via le détroit d'Ormuz reviendront à la normale dans les semaines à venir, ce qui aura à son tour un impact majeur sur les prix de l'énergie », a‑t‑il déclaré.