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Démission de Keir Starmer : la livre et les gilts secoués, le FTSE indifférent

Démission de Keir Starmer : la livre et les gilts secoués, le FTSE indifférent
Devesh Kumar
22 juin 2026, 10:54 AM

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Position longue liée à l'apaisement US‑Iran

Acheter des actions énergétiques mondiales en mode 'risk‑on' via des ETF cotés aux États‑Unis (p.ex. XLE) et/ou acheter des valeurs liées au pétrole. L'article indique que le calme du FTSE s'explique par le fait que les marchés pondèrent davantage les négociations États‑Unis‑Iran que la politique britannique ; si les pourparlers progressent, les craintes sur l'offre pétrolière et l'inflation diminuent et les flux de trésorerie du secteur de l'énergie s'améliorent, soutenant le sentiment de risque global même si l'agitation politique britannique se poursuit.

Risque clé : Les pourparlers échouent ou les tensions augmentent, poussant le prix du pétrole à la hausse et ravivant les craintes d'inflation qui pèsent sur les multiples d'actions.

Position courte sur la livre / longue sur le dollar

Vendre GBP contre USD (p.ex., position short sur GBPUSD). La démission confirme que les investisseurs repricent le risque politique britannique et la cohérence budgétaire ; la livre est tombée sous 1,32 $ et le marché considère toujours la prochaine phase de leadership comme une source d'incertitude. Le maintien des gilts proches des plus hauts post-2008 (10Y ~4.85%) renforce l'idée que la prime de risque ne disparaîtra pas rapidement.

Risque clé : Un engagement clair et crédible du prochain dirigeant travailliste envers le cadre budgétaire de Rachel Reeves, qui stabiliserait rapidement la livre et ferait baisser les rendements des gilts.

  • La livre s'approche d'un creux de trois mois après que Starmer a confirmé sa démission.
  • Les rendements des gilts restent élevés alors que la prime de risque politique britannique s'accentue.
  • Le FTSE 100 reste stable car les revenus à l'étranger atténuent le choc domestique.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé qu'il démissionnerait lundi, mettant fin à un mandat de juste moins de deux ans et plaçant la Grande-Bretagne en route pour son septième Premier ministre en dix ans.

Pour les marchés, l'annonce n'a pas été une surprise.

La pression sur Starmer s'était accumulée pendant des mois, et le retour d'Andy Burnham à Westminster avait déjà amené les investisseurs à anticiper un changement à la tête.

Le récit le plus net est la réaction partagée : la livre a faibli, les gilts sont restés sous pression, et le FTSE 100 a à peine bougé.

Une démission à moitié attendue par les marchés, mais néanmoins ressentie

La livre sterling est retombée sous 1,32 $ pour la première fois en trois mois, les opérateurs se précipitant pour intégrer la prochaine phase de la bataille pour la direction du Labour.

La livre reculait d'environ 0,3% à près de 1,319 $, tandis que le rendement du gilt britannique à 10 ans oscillait autour de 4.85%, toujours proche des plus hauts post-2008 et supérieur aux coûts d'emprunt comparables du G7.

Cette combinaison en dit long. La démission elle-même était largement attendue, mais sa confirmation a cristallisé la prime de risque que les investisseurs attribuaient aux actifs britanniques.

Un changement de Premier ministre soulève de nouvelles questions sur la politique budgétaire, les dépenses publiques et sur la volonté du prochain dirigeant de rester dans le cadre budgétaire strict de la chancelière Rachel Reeves.

« Ce niveau de remous politiques rend les investisseurs de plus en plus nerveux quant à la cohérence de la politique économique », a déclaré Susannah Streeter de Wealth Club dans une note de marché.

Le FTSE 100 avait déjà perdu environ 1% la semaine dernière alors que les investisseurs se préparaient à des turbulences. Lundi, cependant, l'indice vedette était peu ou pas changé autour de 10,358.

Cette accalmie ne doit pas être confondue avec une confiance à Westminster. Elle reflète la structure atypique du marché d'actions de référence britannique.

Pourquoi le FTSE 100 reste indifférent

Le FTSE 100 n'est pas un pari purement lié à l'économie britannique. Nombre de ses plus grandes entreprises réalisent l'essentiel de leurs revenus à l'étranger, notamment dans l'énergie, les mines, la pharmacie, les biens de consommation et les services financiers.

Une livre plus faible peut même flatter ces gains libellés en dollars lorsqu'ils sont convertis en livres sterling.

Cela explique pourquoi les actions britanniques ne réagissent pas comme les gilts ou la livre. Le marché obligataire se concentre sur la crédibilité fiscale domestique.

La livre réagit à l'incertitude politique. Le FTSE regarde vers l'extérieur.

Andreas Lipkow, analyste en chef des marchés chez CMC Markets, a déclaré que les investisseurs « accordaient toujours plus de poids aux développements des négociations États-Unis-Iran qu'au bruit politique intérieur », selon Investing.com.

Il a ajouté que les marchés restaient plus centrés sur les prix de l'énergie et le sentiment de risque mondial que sur l'incertitude à court terme à Westminster.

Cette distinction est importante : si des progrès dans les pourparlers États-Unis-Iran réduisent les craintes sur l'offre pétrolière et l'inflation, cela peut soutenir les actions mondiales même si la politique britannique se complique.

Le FTSE 250, plus exposé au marché domestique, est plus vulnérable à la hausse des coûts d'emprunt, à un affaiblissement de la demande des consommateurs et à tout ralentissement de la croissance au Royaume-Uni.

Techniquement, le FTSE 100 est aussi plutôt en range que dans une situation de détresse.

Les analystes d'AskTraders ont identifié la zone des 10,570 comme un niveau clé qui devrait être franchi avant que l'indice puisse retrouver une dynamique haussière.

L'incertitude politique peut ne pas suffire à déclencher une vente massive, mais elle maintient néanmoins la frilosité vis-à-vis du risque.