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Le pétrole baisse alors que des pétroliers quittent Ormuz, érodant la prime de peur

Le pétrole baisse alors que des pétroliers quittent Ormuz, érodant la prime de peur
Devesh Kumar
24 juin 2026, 08:16 AM

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WTI (NYMEX)

Acheter une exposition au WTI (par ex., être long sur les contrats à terme WTI de premier mois ou sur USO). L'article montre que la « prime de guerre » se réduit : davantage de pétroliers transitent par Ormuz, des garanties de sécurité permettent des départs échelonnés, et les exportations des EAU sont proches de 85% des niveaux d'avant-guerre. Cette combinaison maintient le brut plafonné autour du bas des 70 $ et favorise une érosion progressive de la prime de risque plutôt qu'une nouvelle flambée.

Risque clé : Les pourparlers échouent et le trafic à Ormuz se resserre à nouveau, forçant un retour rapide de la prime liée à un choc d'offre.

Brent (ICE)

Vendre le Brent contre le WTI (par ex., être short sur les contrats Brent de premier mois ou acheter l'écart WTI/short Brent). L'article souligne l'amélioration de la logistique dans le Golfe et une dérogation américaine de 60 jours qui augmente la probabilité que davantage de barils atteignent l'Asie — en général plus favorable aux flux liés au WTI qu'aux prix liés au Brent. Alors que les deux sont sous pression, l'écart devrait rester comprimé si le marché continue de considérer la réouverture comme incomplète mais en voie d'amélioration.

Risque clé : Une nouvelle escalade au Moyen-Orient affecterait plus fortement les flux liés à l'Europe que les prix liés aux États-Unis, élargissant la décote du Brent et provoquant un renversement de l'écart.

  • Le brut WTI reste faible alors que le trafic de pétroliers à Ormuz s'améliore après des pourparlers.
  • Les opérateurs pétroliers réduisent la prime de guerre, mais les risques liés à la navigation dans le Golfe subsistent encore aujourd'hui.
  • La dérogation américaine sur le pétrole iranien ajoute de la pression alors que le brut s'approche d'un plus bas de quatre mois.

La prime de guerre du pétrole est atténuée par la diplomatie, mais non par la certitude.

Les prix du brut sont restés sous pression mercredi alors que davantage de pétroliers ont recommencé à traverser le détroit d'Ormuz et que les opérateurs recalibraient le risque d'un choc d'offre prolongé dans le Golfe.

Le West Texas Intermediate se négociait autour de $72.50 le baril pendant les heures asiatiques, après être tombé à $71.94, son niveau le plus faible depuis environ trois mois.

Le Brent restait également proche de ses plus bas de quatre mois, prolongeant un net repli intervenu après des avancées dans les pourparlers américano-iraniens et des signes que la navigation commerciale revient lentement au point de goulot d'étranglement pétrolier le plus important au monde.

Le rétablissement des flux à Ormuz réinitialise le marché pétrolier

La pression immédiate sur le brut provenait de l'amélioration du trafic dans le détroit d'Ormuz, la voie étroite qui transporte une grande part des exportations maritimes de pétrole et de gaz du Golfe.

L'Organisation maritime internationale a obtenu des garanties de sécurité pour aider des centaines de navires bloqués et des milliers de marins à quitter la région par phases.

Des routes temporaires alternatives sont utilisées car le système normal de séparation du trafic reste dangereux après des mois de perturbations.

Cela a incité les opérateurs à éliminer une partie de la prime de peur incorporée dans le brut pendant le conflit.

Pourtant, les flux restent inférieurs à la normale et le marché ne considère pas encore la réouverture comme achevée.

Les routes d'approvisionnement s'adaptent plus rapidement que prévu

Le tableau de l'offre s'est également assoupli car les producteurs et les acheteurs ont appris à mieux contourner la perturbation.

L'Agence internationale de l'énergie a indiqué que les exportations pétrolières des EAU avaient retrouvé près de 85% des niveaux d'avant-guerre début juin, aidées par des pipelines, des hubs de stockage et des corridors maritimes alternatifs.

Une nouvelle dérogation américaine de 60 jours autorisant des transactions impliquant du brut iranien et des produits raffinés a contribué au ton baissier.

Elle augmente la perspective que davantage de barils atteignent les acheteurs asiatiques à un moment où les opérateurs remettent déjà en question la soutenabilité de la récente prime de risque.

L'effet est simple : chaque signe d'une logistique du Golfe plus fluide réduit l'urgence de conserver du brut comme couverture contre un choc d'offre.

La diplomatie réduit le risque, pas l'incertitude

Le problème du marché est que la situation politique reste instable.

Oman et l'Iran poursuivent des pourparlers sur la gestion de la navigation à travers Ormuz, tandis que Washington et Téhéran continuent de donner des récits divergents sur ce qui a été convenu dans le cadre du processus de paix plus large.

Le président Donald Trump a déclaré que l'Iran avait accepté des inspections nucléaires internationales renouvelées.

Des responsables iraniens ont répliqué en affirmant que des négociations nucléaires détaillées n'ont pas encore commencé.

Cet écart est important pour le pétrole. Si les pourparlers tiennent, le brut pourrait rester sous pression à mesure que le trafic des pétroliers s'améliore et que l'offre iranienne devient plus facile à négocier.

Si l'accord se délite, le risque lié à Ormuz pourrait revenir rapidement. Pour l'instant, le marché du pétrole intègre un contexte maritime meilleur, pas une paix durable.