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La livre sous pression : le changement de direction au Royaume-Uni assombrit les perspectives

La livre sous pression : le changement de direction au Royaume-Uni assombrit les perspectives
Rivanshi Rakhrai
25 juin 2026, 15:13 PM

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Vente sur GBP/USD

Vendre GBP/USD. L'article souligne la diminution du soutien au resserrement de la Banque d'Angleterre (craintes d'inflation plus faibles liées au pétrole) ainsi qu'une nouvelle incertitude politique après la démission de Starmer. Avec les marchés n'intégrant qu'une seule hausse des taux cette année, la livre manque de l'effet d'entraînement des taux d'intérêt qui soutient habituellement la devise.

Risque clé : Un virage soudain vers une posture plus restrictive de la Banque d'Angleterre (ou un nouveau plan de direction britannique clair et crédible) qui ferait remonter les anticipations de taux et porterait rapidement la livre.

Vente sur les gilts britanniques 2 ans

Vendre des gilts britanniques à 2 ans (acheter des rendements). Si la pression inflationniste s'apaise avec la baisse du pétrole et que la transition politique obscurcit la crédibilité budgétaire, le segment court de la courbe devrait se repricer vers moins de hausses et des primes de risque plus élevées. Cette combinaison affecte généralement le plus les taux britanniques à court terme.

Risque clé : Les marchés repriceraient vers davantage de hausses si l'inflation réaccélère ou si le nouveau leadership indique une discipline budgétaire agressive, faisant baisser les rendements.

  • La livre est en passe d'enregistrer sa performance mensuelle la plus faible depuis juillet 2025.
  • La baisse des prix du pétrole a réduit les attentes d'un resserrement supplémentaire de la Banque d'Angleterre.
  • La démission de Keir Starmer a ajouté une nouvelle incertitude politique pour les investisseurs.

Jeudi, la livre sterling était en passe d'enregistrer sa pire performance mensuelle face au dollar depuis juillet 2025, la baisse du soutien lié aux taux d'intérêt et le regain d'incertitude politique pesant sur la livre.

La baisse intervient au cours d'une semaine marquant le 10e anniversaire du vote sur le Brexit et faisant suite à la démission du Premier ministre travailliste Keir Starmer, ajoutant une nouvelle couche d'incertitude pour des investisseurs qui réévaluent déjà les perspectives de la politique monétaire britannique.

La livre a perdu 2,2 % en juin jusqu'à présent, enregistrant sa chute mensuelle la plus prononcée depuis juillet 2025, où elle avait reculé de 3,8 %.

Jeudi, la devise s'échangeait à 1,3161 $, en baisse de 0,1 % sur la journée et proche de son niveau le plus faible depuis novembre.

La baisse du prix du pétrole atténue les craintes d'inflation

Une partie de la pression sur la livre provient de l'évolution des attentes concernant les taux d'intérêt au Royaume-Uni.

La suspension des hostilités entre les États‑Unis et l'Iran a permis aux produits énergétiques de circuler à nouveau par le détroit d'Hormuz, ce qui a provoqué une forte baisse des prix du pétrole brut.

La baisse des prix du pétrole a atténué les craintes d'une nouvelle flambée de l'inflation au Royaume‑Uni.

Cela a à son tour réduit la pression sur la Banque d'Angleterre pour qu'elle augmente agressivement les taux d'intérêt afin de contenir la hausse des prix.

Pour la livre, ce changement compte.

Des taux d'intérêt plus élevés peuvent soutenir une monnaie en augmentant le rendement des actifs libellés dans cette devise.

Mais avec la baisse des prix de l'énergie et l'atténuation des craintes d'inflation, les marchés ont réduit leurs anticipations d'un resserrement supplémentaire de la Banque d'Angleterre.

La valorisation du marché suggère désormais que les opérateurs s'attendent à une seule hausse des taux cette année.

La moindre perspective de coûts d'emprunt plus élevés a supprimé une source potentielle de soutien pour la livre, à un moment où les évolutions politiques assombrissent également les perspectives.

La démission de Starmer accroît l'incertitude sur les marchés

Le contexte politique est devenu un autre motif d'inquiétude pour les investisseurs.

Starmer a démissionné lundi après une forte baisse de sa popularité.

Son départ signifie que le Royaume‑Uni devrait avoir son septième Premier ministre dans la décennie depuis que le pays a voté pour quitter l'Union européenne.

L'anniversaire du référendum sur le Brexit a eu lieu le 23 juin.

La perspective d'un nouveau changement de direction a déplacé l'attention des investisseurs vers la personne qui prendra la relève et, surtout, qui dirigera le Trésor.

L'ancien maire du Grand Manchester, Andy Burnham, qui a pris un siège au Parlement cette semaine après avoir remporté une élection locale, est considéré comme le favori pour remplacer Starmer.

Les investisseurs se concentrent désormais sur la question de savoir s'il maintiendrait la ministre des Finances Rachel Reeves en poste.

Pour l'instant, la livre reste sous pression sur les deux fronts.

La perspective de moins de hausses des taux de la Banque d'Angleterre a affaibli un pilier de soutien pour la devise, tandis que le changement politique a soulevé de nouvelles questions sur la crédibilité budgétaire et la confiance des investisseurs dans les perspectives de la politique au Royaume‑Uni.