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L'or dépasse 4 040 $ : une nouvelle poussée vers 4 100 $ se dessine ?

L'or dépasse 4 040 $ : une nouvelle poussée vers 4 100 $ se dessine ?
Devesh Kumar
21 juil. 2026, 08:09 AM

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Or (XAU/USD)

Acheter XAU/USD pour une poussée depuis ~4 040 $ vers 4 100 $ si le pétrole se détend en raison d'un cessez‑le‑feu américano‑iranien proposé de 10 jours, réduisant les craintes d'inflation et l'urgence du resserrement de la Fed. Le niveau clé est le maintien du support à 4 000 $ ; une rupture soutenue au‑dessus de 4 050 $ devrait ranimer la dynamique haussière vers la zone récente des 4 100 $.

Risque clé : Le pétrole rebondit (ou la perturbation du transport maritime s'intensifie), entraînant la remontée des rendements/du dollar et annihilant le scénario « inflation plus faible/moins de pression de la Fed ».

Argent (XAG/USD)

Acheter XAG/USD comme expression à bêta plus élevé du même soulagement lié à l'énergie et à l'inflation. L'argent a bondi de 2,2 % à ~57,67 $, et si l'or maintient 4 000 $ et dépasse 4 050 $, l'argent surperforme typiquement lors d'un nouveau scénario d'atténuation du choc énergétique et des anticipations de taux.

Risque clé : Un nouveau choc lié au transport maritime/à l'énergie fait remonter le pétrole et les anticipations de taux, renverse le mouvement et ramène l'argent sous les supports récents.

  • L'or dépasse 4 040 $ alors que les espoirs de cessez‑le‑feu atténuent les risques inflationnistes liés au pétrole.
  • Les chances d'une hausse de la Fed restent élevées malgré l'apaisement du brut et l'espoir diplomatique.
  • L'argent bondit de 2,2 % alors que les métaux précieux rebondissent après la vente massive de la semaine dernière.

L'or a dépassé 4 040 $ l'once mardi, alors que les investisseurs plaçaient en balance des efforts diplomatiques temporaires destinés à arrêter le conflit renouvelé entre les États-Unis et l'Iran et de nouvelles menaces pesant sur la navigation en mer Rouge.

L'or au comptant a progressé de 0,9 % à 4 042,69 $ à 03h45 GMT, tandis que les contrats d'août ont avancé de 0,8 % à 4 047,40 $.

Le mouvement fait suite aux récentes difficultés de l'or à conserver le seuil des 4 000 $, alors que la hausse du prix du pétrole ravivait les craintes d'inflation et d'augmentation des taux.

Le rebond de mardi suggère que les opérateurs réagissaient davantage à un possible apaisement du choc énergétique qu'à une demande classique de valeur refuge.

Le recul du pétrole change l'équation des taux

Les prix du brut se sont adoucis alors que les marchés ont évalué des informations selon lesquelles des médiateurs auraient présenté à Téhéran un cessez‑le‑feu proposé de 10 jours.

Un haut responsable iranien a déclaré que l'initiative visait à relancer l'accord intérimaire du mois dernier et à ouvrir la voie à des négociations plus larges.

Une baisse soutenue du pétrole aurait des conséquences pour l'or car elle pourrait limiter la pression inflationniste liée aux perturbations des approvisionnements dans le Golfe.

Cela réduirait à son tour l'urgence pour la Réserve fédérale d'approfondir son resserrement et diminuerait le coût d'opportunité de détenir un actif qui ne rapporte pas d'intérêts.

La Fed devrait, selon la plupart des attentes, laisser les taux inchangés lors de sa réunion des 28 et 29 juillet.

Les prix CME FedWatch cités mardi montraient néanmoins une probabilité de 64 % d'une hausse en septembre, rendant le métal jaune sensible à toute nouvelle hausse du pétrole, des rendements du Trésor ou du dollar.

La diplomatie reste fragile

La perspective de pourparlers n'a pas supprimé la prime géopolitique.

Les forces américaines et iraniennes ont continué à s'échanger des attaques, tandis que les Houthis du Yémen soutenus par l'Iran ont menacé de bloquer la navigation saoudienne dans le détroit de Bab el‑Mandeb.

Cet avertissement élargit le risque au‑delà du détroit d'Hormuz.

La route de la mer Rouge est un axe majeur pour le trafic pétrolier et de conteneurs, et toute perturbation crédible pourrait faire augmenter les coûts de fret, d'assurance et d'énergie.

Les signaux contradictoires expliquent pourquoi la progression de l'or est restée mesurée plutôt qu'explosive.

Les opérateurs équilibrent l'hypothèse d'un cessez‑le‑feu avec le risque qu'une nouvelle attaque contre la navigation ou les infrastructures énergétiques inverse rapidement la baisse du pétrole.

Le plancher des 4 000 $ prend de l'importance

Ilya Spivak, stratège chez Tastylive, a déclaré que le métal jaune semblait construire une base autour de 4 000 $, avec la possibilité de reprendre la hausse si ce support tient.

Il a aussi suggéré que les marchés réagissaient de moins en moins à chaque dépêche concernant le Moyen‑Orient, sauf si elle modifiait sensiblement les flux énergétiques ou les perspectives d'inflation.

Une percée soutenue au‑dessus de 4 050 $ renforcerait le rebond et remettrait en vue les sommets récents autour de 4 100 $.

Le fait de ne pas tenir 4 000 $ ranimerait les craintes que la correction plus large ne soit pas terminée.

Les autres métaux précieux ont également progressé. L'argent a bondi de 2,2 % à 57,67 $ l'once, tandis que le platine et le palladium ont chacun gagné 0,8 %.