BP et Shell en tête du FTSE 100 alors que le pétrole rebondit : quelles suites ?

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Acheter BP. Les prix du pétrole et du gaz rebondissent dans le cadre d’un face‑à‑face prolongé entre les États‑Unis et l’Iran, et les récents chiffres de BP montrent une génération de cash suffisamment robuste pour maintenir dividendes et rachats d’actions (operating cash flow $10.9B; profit jump). BP dispose aussi d’un catalyseur clair : la cession de son activité en mer du Nord devrait recentrer le groupe et soutenir les retours de capital tant que le cycle reste solide.
Risque clé : Une désescalade rapide qui interrompt le rebond des prix du pétrole (Brent/WTI retombent rapidement).
Acheter Shell. Le titre est déjà en phase de reprise et devrait bénéficier si les risques liés au détroit d’Ormuz et au Bab el‑Mandeb maintiennent une tension sur l’offre. La solidité des résultats de Shell et ses réductions de coûts lui confèrent de la résilience, de sorte qu’une hausse du brut se traduit plus directement en flux de trésorerie disponible et en retours aux actionnaires soutenus.
Risque clé : Un accord crédible à court terme ou une atténuation efficace des risques de navigation entraînant une baisse durable des prix du brut et du GNL.
- Les actions de Shell et BP mènent le FTSE 100 aujourd’hui.
- Brent et le West Texas Intermediate (WTI) ont continué de grimper.
- La probabilité d’un accord entre les États‑Unis et l’Iran d’ici décembre est tombée à 23% sur Polymarket.
Les valeurs énergétiques britanniques mènent les gains sur le FTSE 100 aujourd’hui alors que les prix du pétrole brut et du gaz naturel rebondissent, renforçant le sentiment dans tout le secteur. L’action BP est montée à 534p, en hausse de 18.5% depuis son creux de juillet et de 63% au-dessus de son plus bas niveau de l’année dernière. Les actions Shell ont grimpé à 3,345p, prolongeant leur reprise à 16% au‑dessus de leur plus bas niveau depuis le début de l’année.

Les actions de BP et Shell ont bondi : source : TradingView
Les prix du brut rebondissent
Les prix du pétrole brut repartent à la hausse alors que les investisseurs anticipent que le conflit entre les États‑Unis et l’Iran perdurera. Brent, le baromètre mondial, a bondi à $89.8, son plus haut niveau depuis July 31st. Le West Texas Intermediate (WTI) est monté à $84.2.
Ce rebond pourrait se poursuivre dans un avenir prévisible après les récentes déclarations des États‑Unis et de l’Iran. Dans une interview accordée à Axios, Trump a indiqué qu’il adoptait une approche discrète vis‑à‑vis de l’Iran et qu’il se concentrait sur la pression économique.
Trump n’est pas pressé de relancer les hostilités pour deux raisons. Premièrement, le général Dan Caine, président du Joint Chiefs of Staff, a estimé que la poursuite des actions cinétiques n’atteindrait aucun objectif stratégique.
Deuxièmement, et peut‑être surtout, les États‑Unis sont confrontés à des contraintes sur leurs stocks de certaines armes les plus avancées, ce qui limite potentiellement leur capacité à protéger les bases américaines et les alliés régionaux en cas de reprise des combats.
Un retour aux combats pourrait donc avoir d’importantes conséquences militaires et géopolitiques. Récemment, lorsque Trump a averti que les États‑Unis pourraient viser des ponts et des centrales iraniennes, l’Arabie saoudite et d’autres alliés du Golfe l’auraient exhorté à ne pas intensifier les frappes.
De son côté, l’Iran a exposé sa liste de demandes pour la réouverture du détroit d’Ormuz. Ces demandes comprennent la fin du blocus et de la menace militaire, la levée des sanctions américaines et des indemnisations pour les pertes de guerre. Dans une déclaration distincte lundi, Trump a également déclaré que les États‑Unis exigeraient des réparations de la part de l’Iran.
Il existe donc un risque que le détroit d’Ormuz reste fermé plus longtemps. Il y a aussi un risque que les Houthis poursuivent leurs attaques contre les navires traversant le détroit de Bab el‑Mandeb.
Les actions Shell et BP bénéficieront de la hausse des prix de l’énergie
Les valeurs énergétiques britanniques profitent de la hausse des prix. Dans leurs récents résultats, les deux groupes ont montré des revenus et des bénéfices solides à mesure que le conflit États‑Unis‑Iran s’intensifiait.
Dans ses derniers résultats, BP a déclaré que son bénéfice sous‑jacent sur base du coût de remplacement est passé à $5.7 billion au deuxième trimestre, contre $3.2 billion au trimestre précédent. Le flux de trésorerie d’exploitation a bondi à $10.9 billion, ce qui a permis au groupe d’augmenter son dividende et son programme de rachat d’actions. BP a également annoncé son projet de cession de son activité en mer du Nord.
De même, Shell a indiqué que son résultat ajusté avait grimpé à $9.8 billion, la plupart de ses divisions affichant de bonnes performances. Le groupe a aussi annoncé une importante réduction des coûts opérationnels, qui ont augmenté à $5.8 billion depuis 2022.
D’autres majors mondiales de l’énergie, comme TotalEnergies, Chevron et ExxonMobil, ont également publié une forte progression de leurs revenus et de leurs bénéfices.
Leur performance dépendra désormais de l’évolution du conflit entre les États‑Unis et l’Iran, les données de Polymarket montrant une probabilité d’accord nucléaire d’ici December 31st à 23%.

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