L'économie britannique stagne alors que les chiffres révisés du PIB ne montrent aucune croissance au troisième trimestre

L'économie britannique stagne alors que les chiffres révisés du PIB ne montrent aucune croissance au troisième trimestre
Utkarsh Roshan
23 déc. 2024, 12:13 PM
  • Cependant, les données finales publiées lundi ont révélé une croissance du PIB stable (0%) par rapport au trimestre précédent.
  • Plus tôt ce mois-ci, l'ONS a signalé une contraction inattendue de 0,1 % de l'économie britannique pour le mois d'octobre.
  • L'ONS a également revu à la baisse sa prévision de croissance du deuxième trimestre, de 0,5 % à 0,4 %.

L'économie britannique a stagné au troisième trimestre de l'année, selon les données officielles révisées du gouvernement publiées lundi.

Une estimation préliminaire du troisième trimestre publiée par l'ONS le mois dernier indiquait que le PIB britannique avait augmenté de 0,1 % au cours de la période.

Cependant, les données finales publiées lundi ont révélé une croissance du PIB stable (0%) par rapport au trimestre précédent.

Plus tôt ce mois-ci, l'ONS a signalé une contraction inattendue de 0,1 % de l'économie britannique pour le mois d'octobre, marquant le deuxième déclin mensuel consécutif après une baisse similaire de 0,1 % en septembre.

La révision est encore plus en retard par rapport aux prévisions économiques, qui avaient anticipé une expansion de 0,2 %.

L'ONS a également revu à la baisse sa prévision de croissance du deuxième trimestre, de 0,5 % à 0,4 %.

L'ONS a attribué la dégradation à des performances plus faibles que prévu dans des secteurs clés, notamment les bars et restaurants, les cabinets d'avocats et la publicité.

Cette révision brosse un tableau préoccupant de l’économie britannique, qui semble désormais se diriger vers deux trimestres consécutifs d’activité stagnante.

Cette stagnation des performances intervient dans un contexte de baisse de la confiance des entreprises et des consommateurs, due en partie à la rhétorique pessimiste du nouveau gouvernement travailliste et à l'introduction de 40 milliards de livres sterling d'augmentations d'impôts dans son budget d'automne.

Ce ralentissement intervient alors que le gouvernement travailliste a présenté son premier budget en octobre, qui comprenait des augmentations d'impôts sur les entreprises et des plans d'emprunts publics plus importants.

Cette dégradation reflète les difficultés plus larges rencontrées dans les secteurs clés et souligne la difficulté d’atteindre une croissance durable dans le contexte économique actuel.

La ministre des Finances, Rachel Reeves, a reconnu les défis, déclarant : « Le défi que nous devons relever pour réparer notre économie et financer correctement nos finances publiques après 15 ans de négligence est énorme. Mais cela ne fait que nous motiver davantage à agir pour les travailleurs. »

La stagnation du troisième trimestre a été attribuée à une combinaison de facteurs, notamment des taux d’intérêt plus élevés, une demande étrangère plus faible et des préoccupations concernant les politiques budgétaires.

Les chiffres révisés soulignent la bataille difficile que doit mener le gouvernement pour relancer l’économie et atteindre ses objectifs budgétaires.

Inflation, taux d'intérêt et récession

La semaine dernière, la Banque d'Angleterre a averti que l' économie britannique stagnerait au dernier trimestre de l'année.

La Banque d'Angleterre a maintenu son taux d'intérêt de base à 4,75 %.

Les tensions géopolitiques mondiales, les mesures budgétaires nationales décrites dans le budget d’automne et les incertitudes commerciales persistantes ont créé des perspectives économiques plus difficiles et plus complexes.

Bien que cette prévision soit inférieure à une récession technique – définie comme deux trimestres consécutifs de croissance négative – les perspectives sont sombres pour un gouvernement qui a donné la priorité à la relance de l’élan économique.

Les chiffres révisés et la perspective d’une stagnation continue posent un défi important au programme économique du gouvernement travailliste, en particulier après ses politiques budgétaires d’automne visant à stabiliser les finances publiques.

Les données publiées la semaine dernière ont montré que l'inflation au Royaume-Uni a atteint un sommet de huit mois en novembre, passant de 2,3 % à 2,6 % en octobre.