La nouvelle puce d’IA de Microsoft reportée à 2026 : rapport

  • La production de la puce Maia AI (Braga) de Microsoft est reportée à 2026.
  • Les performances de la puce Braga devraient être inférieures à celles de la Blackwell de Nvidia.
  • Les rivaux de Microsoft, Google et Amazon, progressent avec leurs propres puces d’IA personnalisées.

Les efforts de Microsoft pour développer des puces d’intelligence artificielle propriétaires ont rencontré un revers important, car sa puce Maia AI de nouvelle génération, nom de code Braga, est confrontée à un retard de production d’au moins six mois, a rapporté Information.

Ce développement repousse le calendrier de production de masse prévu de 2025 à 2026.

Ce retard pourrait avoir des implications sur la stratégie de Microsoft visant à réduire sa dépendance vis-à-vis des fournisseurs de puces externes et à renforcer sa position dans le paysage très concurrentiel de l’IA.

Échecs de production et attentes en matière de performance

Le report de la production de masse de la puce Braga à 2026 marque un changement notable par rapport aux aspirations initiales de Microsoft.

La société aurait espéré intégrer la puce Braga dans ses centres de données dès cette année.

Cependant, une confluence de facteurs contribue à ces retards imprévus.

Le rapport indique que les changements imprévus apportés à la conception de la puce, ainsi que les contraintes de personnel et un taux élevé de rotation du personnel au sein du projet, sont des facteurs clés de la révision du calendrier.

Pour aggraver le défi, des sources suggèrent que lorsque la puce Braga entrera finalement en production, ses performances devraient être considérablement inférieures à celles de la puce Blackwell récemment lancée par Nvidia, qui a fait ses débuts l’année dernière.

Cet écart de performance pourrait présenter d’autres considérations stratégiques pour Microsoft, qui vise à optimiser son infrastructure d’IA.

La volonté d’utiliser des puces d’IA personnalisées

L’investissement de Microsoft dans le développement de processeurs personnalisés comme Maia souligne une tendance plus large parmi les grandes entreprises technologiques.

À l’instar de ses homologues des Big Tech, Microsoft a fortement donné la priorité à la création de puces internes spécialement conçues pour les opérations d’intelligence artificielle et diverses applications à usage général.

La principale motivation derrière ce pivot stratégique est de réduire considérablement la dépendance du géant de la technologie vis-à-vis des puces coûteuses fournies par des fabricants tiers, en particulier les offres très demandées et coûteuses de Nvidia.

En concevant son propre silicium, Microsoft cherche à obtenir un plus grand contrôle sur sa pile matérielle, ce qui pourrait conduire à une amélioration des performances adaptées à ses logiciels uniques et à ses services cloud, ainsi qu’à des économies substantielles à long terme.

Progrès des pairs dans le silicium personnalisé

Alors que Microsoft navigue dans ces obstacles de développement, ses rivaux du cloud, Amazon et Google d’Alphabet, ont activement fait progresser leurs propres initiatives de puces personnalisées.

Google, par exemple, a connu un succès notable avec ses puces d’IA personnalisées, connues sous le nom d’unités de traitement tensorielles (TPU).

En avril, Google a encore démontré son engagement envers le silicium interne en dévoilant sa puce d’IA de septième génération, spécialement conçue pour accélérer les performances des applications d’IA sophistiquées.

De même, Amazon, un autre acteur majeur dans le domaine du cloud computing, a dévoilé sa puce d’IA de nouvelle génération, Trainium3, en décembre, dont la sortie est prévue pour la fin de l’année.

Ces avancées de la part des concurrents mettent en évidence la course intense à l’innovation dans le matériel d’IA personnalisé et soulignent la pression exercée sur Microsoft pour accélérer ses propres efforts de développement et de déploiement afin d’éviter de prendre davantage de retard dans l’écosystème des puces personnalisées.