L’Arabie saoudite devrait réduire ses exportations de pétrole brut vers la Chine en septembre

L’Arabie saoudite devrait réduire ses exportations de pétrole brut vers la Chine en septembre
Sayantan Sarkar
11 août 2025, 12:12 PM
  • L’Arabie saoudite va réduire ses exportations de brut vers la Chine en septembre après une hausse en août.
  • Réduction due à l’augmentation des prix de vente officiels (OSP) de Saudi Aramco pour le brut.
  • Les raffineurs indiens obtiennent la totalité des volumes de septembre malgré les incertitudes sur le pétrole russe et les avertissements américains.

L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole brut, s’apprête à réduire ses exportations de pétrole brut vers la Chine en septembre.

Cette baisse attendue fait suite à une poussée en août, où les exportations avaient atteint un sommet de plus de deux ans.

Selon un rapport de Reuters, le principal moteur de cette réduction imminente est la décision de l’Arabie saoudite d’augmenter les prix de vente officiels (OSP) de ses qualités brutes.

Saudi Aramco, le géant pétrolier public de l’Arabie saoudite, devrait expédier environ 43 millions de barils de pétrole brut à la Chine en septembre.

Cette allocation substantielle se traduit par une expédition quotidienne moyenne de 1,43 million de barils par jour, un chiffre méticuleusement compilé à partir d’un décompte détaillé des allocations destinées à divers raffineurs chinois, selon le rapport.

Il s’agit d’une baisse par rapport aux 1,65 million de bpj alloués en août.

Des sources ont indiqué que plusieurs sociétés, dont Sinopec, le premier raffineur d’Asie, et sa coentreprise Fujian Refinery avec Saudi Aramco, avaient l’intention de réduire leurs livraisons de brut saoudien en septembre.

PetroChina et Shenghong Petrochemical devraient légèrement diminuer leurs volumes de septembre par rapport à août.

Les raffineurs indiens naviguent dans l’incertitude de l’approvisionnement

Malgré les incertitudes géopolitiques croissantes entourant les importations de pétrole brut russe, plusieurs raffineurs indiens ont sécurisé la totalité de leurs volumes alloués pour septembre.

Cela fait suite aux avertissements renouvelés de Trump contre l’achat de pétrole à Moscou, une position qui a déjà compliqué les marchés mondiaux de l’énergie.

Des sources proches du dossier ont indiqué à Reuters que ces raffineurs, plutôt que de chercher un approvisionnement supplémentaire, étaient satisfaits des quantités qui leur étaient attribuées.

Cela suggère un niveau de confiance dans les chaînes d’approvisionnement actuelles et peut-être une approche stratégique pour gérer les perturbations potentielles.

La décision de ne pas demander plus d’approvisionnement, même dans le contexte de la pression américaine, a mis en évidence l’équilibre complexe auquel sont confrontées les entreprises énergétiques indiennes alors qu’elles visent à obtenir des sources de brut abordables et fiables tout en naviguant entre les sanctions internationales et les relations diplomatiques.

L’allocation cohérente des volumes complets pour septembre indique soit des contrats à long terme préexistants qui sont honorés, soit une décision délibérée des fournisseurs de maintenir des flux stables vers un marché clé comme l’Inde, indépendamment des pressions politiques extérieures.

La situation met en évidence le réseau complexe du commerce mondial du pétrole, où les réalités économiques se heurtent souvent aux agendas géopolitiques.

Hausse des prix

La semaine dernière, Saudi Aramco a annoncé les prix du pétrole brut de septembre pour les clients asiatiques, marquant le deuxième mois consécutif d’augmentation.

Cette décision reflète les perspectives robustes de la demande sur le marché asiatique, qui continue d’être l’un des principaux moteurs de la consommation mondiale de pétrole.

La hausse des prix est particulièrement importante car elle sert souvent de référence pour d’autres exportateurs de brut du Moyen-Orient, signalant le sentiment général du marché et la dynamique de l’offre et de la demande.

Arab Light, le principal brut, a vu son prix augmenter à 3,20 dollars le baril au-dessus de la moyenne des cours Oman/Dubaï, marquant sa prime la plus élevée depuis avril, selon les données de Reuters.