L’IREL de l’Inde cherche à conclure des alliances entre le Japon et la Corée du Sud pour réduire la dépendance de la Chine à l’égard des terres rares

L’IREL de l’Inde cherche à conclure des alliances entre le Japon et la Corée du Sud pour réduire la dépendance de la Chine à l’égard des terres rares
Sayantan Sarkar
14 août 2025, 12:45 PM
  • IREL recherche des partenariats entre le Japon et la Corée du Sud pour la production d’aimants de terres rares afin de réduire la dépendance à la Chine.
  • La décision de l’IREL fait suite à l’arrêt des exportations de terres rares par la Chine.
  • IREL prévoit une expansion nationale et des projets internationaux en Argentine, en Australie, au Malawi et au Myanmar.

Dans le cadre d’une démarche stratégique visant à réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine, la société minière indienne IREL serait à la recherche de partenariats avec des entreprises japonaises et sud-coréennes pour la production commerciale d’aimants de terres rares, selon Reuters.

La société explorerait la technologie de traitement des terres rares au Japon et en Corée du Sud, peut-être par le biais d’accords de gouvernement à gouvernement.

Une source a indiqué à Reuters que le mineur avait l’intention d’officialiser des discussions avec d’autres pays concernant l’exploitation minière des terres rares et les collaborations technologiques.

Vers l’autosuffisance en terres rares

De plus, le mineur prévoit de demander l’approbation du conseil d’administration d’IREL cette année pour la production commerciale d’aimants.

Ni l’IREL ni le ministère de l’Énergie atomique, qui est responsable de la supervision de l’entreprise, n’ont fourni de commentaire lorsqu’on leur a demandé.

L’Inde ne dispose pas d’installations à l’échelle commerciale pour affiner et séparer l’ensemble des éléments de terres rares selon des normes de haute pureté.

En avril, la Chine a interrompu les exportations de diverses terres rares et des aimants associés.

Cette action de la Chine, qui domine l’exploitation minière mondiale des terres rares, a perturbé les chaînes d’approvisionnement vitales pour des industries telles que l’automobile, l’aérospatiale et la fabrication de semi-conducteurs qui dépendent de ces matériaux.

IREL a approché Toyotsu Rare Earths India, une unité de la maison de négoce japonaise Toyota Tsusho, pour explorer les possibilités de traitement des matériaux de terres rares avec des entreprises japonaises, selon le rapport.

Toyotsu et IREL ont tenu une première réunion pour discuter de la possibilité pour les fabricants japonais d’aimants de s’engager avec IREL, y compris la proposition d’une entreprise japonaise d’établir une usine en Inde.

Dans un développement significatif rapporté par Reuters en juin, la société d’État indienne Indian Rare Earths Limited (IREL) a reçu l’ordre de mettre fin à un accord d’exportation de terres rares de longue date avec le Japon.

Cette directive, qui a un impact sur un accord vieux de 13 ans, souligne le pivot stratégique de l’Inde vers la conservation de ses approvisionnements nationaux en terres rares.

Cette décision suggère une reconnaissance croissante en Inde de l’importance cruciale de ces matériaux pour son propre avancement technologique et industriel, signalant potentiellement une évolution vers une plus grande autonomie dans le secteur des terres rares.

L’expansion nationale et mondiale d’IREL

Selon la source, IREL est prêt à fournir de l’oxyde de néodyme, un élément de terre rare, à un partenaire technologique.

Ce partenaire fabriquait ensuite des aimants et les retournait en Inde.

La société minière d’État produit actuellement entre 400 et 500 tonnes de néodyme par an.

Cette production a le potentiel d’augmenter, en fonction des conditions de la collaboration.

IREL a l’intention d’étendre ses activités nationales d’extraction et de traitement des terres rares.

En Inde, l’extraction des terres rares est un secteur très réglementé, exclusivement géré par l’IREL.

Cette entreprise du secteur public opère sous le contrôle administratif du ministère de l’Énergie atomique (DAE).

L’importance stratégique des terres rares, en particulier pour la production d’énergie nucléaire et les applications de défense, nécessite ce contrôle centralisé.

Le rôle principal d’IREL est d’assurer un approvisionnement constant et sûr de ces matériaux essentiels à la DAE, soutenant ainsi l’autonomie de l’Inde dans les secteurs stratégiques.

Ce monopole sur l’exploitation minière des terres rares reflète une stratégie nationale plus large visant à protéger les ressources vitales essentielles à la sécurité nationale et au progrès technologique.

La société serait à la recherche d’entreprises d’extraction de terres rares en Argentine, en Australie, au Malawi et au Myanmar, selon le rapport.