Les négociations commerciales entre les États-Unis et le Japon échouent à cause de la demande de riz de Trump : voici ce que nous savons

Les négociations commerciales entre les États-Unis et le Japon échouent à cause de la demande de riz de Trump : voici ce que nous savons
Devesh Kumar
30 août 2025, 15:03 PM
  • Les négociations commerciales déraillent après la demande de riz américain de l’équipe Trump.
  • Tokyo qualifie cette décision d’injuste et annule une visite clé.
  • Le différend met en évidence la pression commerciale plus forte de Trump sur ses alliés.

Les négociations commerciales entre le Japon et les États-Unis viennent de se heurter à un obstacle majeur concernant le riz. Selon un rapport Nikkei, l’administration Trump pousse le Japon à importer davantage de riz américain, et Tokyo n’en a pas.

Les responsables japonais qualifient cette demande de complètement déplacée, affirmant qu’elle perturbe leurs politiques agricoles nationales et rompt les accords précédents qu’ils avaient mis en place.

Ils sont tellement contrariés que le principal négociateur commercial du Japon vient d’annuler un voyage prévu aux États-Unis

Cette évolution fait dérailler les efforts visant à définir les détails des accords de commerce et d’investissement plus larges entre les deux pays.

Le riz peut sembler être un petit problème, mais c’est clairement devenu un point de friction plus grand que prévu.

Les négociations commerciales ont échoué en raison de la demande d’achat de riz

Ce différend sur le riz n’aurait pas pu arriver à un pire moment. Le Japon et les États-Unis progressaient en fait dans la conclusion d’un important accord commercial conclu en juillet, qui réduirait à 15 % les droits de douane américains sur les importations japonaises, y compris les voitures.

Ils élaboraient également un énorme programme d’investissement de 550 milliards de dollars avec le soutien du gouvernement.

Tout semblait aller de l’avant jusqu’à ce que l’équipe de Trump lance soudainement cette nouvelle demande d’achat de riz.

Le problème, c’est que cela va complètement à l’encontre de ce que le Japon pensait avoir déjà convenu. À l’origine, il était entendu que le Japon n’aurait pas du tout à jouer avec ses droits de douane sur les importations agricoles.

C’est à ce moment-là que le négociateur en chef du Japon, Ryosei Akazawa, a décidé de mettre fin à son voyage à Washington. Les responsables japonais appellent cela exactement le genre d’ingérence sur leurs marchés intérieurs qu’ils essayaient d’éviter.

Les responsables japonais de l’agriculture et de l’économie résistent durement, disant aux États-Unis que les forcer à acheter plus de riz pourrait sérieusement nuire à leur secteur agricole.

Le Japon a passé des décennies à protéger son agriculture avec des droits de douane élevés et des subventions gouvernementales, et il n’est pas sur le point de s’en débarrasser maintenant.

Tokyo trace une ligne claire dans le sable car ils veulent conserver leur système actuel, où certaines importations de riz sont exemptes de droits de douane, mais ils ne bougent pas au-delà.

Implications et réactions au Japon

Le désordre commercial commence à causer des maux de tête politiques au Japon.

Le chef de l’opposition, Yuichiro Tamaki, s’en prend au gouvernement, se demandant pourquoi il est si secret sur ce qui se passe réellement dans ces négociations.

Tamaki a souligné qu’il est risqué de continuer à avancer sans avoir tout mis par écrit au préalable. Il est particulièrement inquiet pour l’industrie automobile japonaise, qui a besoin de règles commerciales prévisibles pour planifier ses activités.

Lorsque les relations commerciales deviennent fragiles, les constructeurs automobiles deviennent nerveux au sujet de leurs investissements et de leurs chaînes d’approvisionnement.

Toute cette bataille du riz montre vraiment comment la stratégie commerciale de Trump a évolué. Ce qui a commencé comme une guerre commerciale avec la Chine s’est maintenant étendu à la pression sur des alliés comme le Japon.

Il ne s’agit plus seulement de droits de douane, car les États-Unis ont maintenant des exigences spécifiques sur ce que les pays devraient acheter aux agriculteurs américains.