Bulletin européen : la croissance du Royaume-Uni stagne, Nokia mise gros sur l’IA, les pourparlers de paix en Ukraine modifient l’attitude

Bulletin européen : la croissance du Royaume-Uni stagne, Nokia mise gros sur l’IA, les pourparlers de paix en Ukraine modifient l’attitude
Devesh Kumar
21 nov. 2025, 18:49 PM
  • La croissance au Royaume-Uni stagne alors que les entreprises attendent un budget chargé en fiscalités de la part de Rachel Reeves.
  • Nokia engage 4 milliards de dollars dans l’infrastructure réseau américaine pilotée par l’IA.
  • Voici un aperçu des principaux développements en Europe aujourd’hui.

Les marchés et la politique européens évoluent de concert aujourd’hui, avec de nouvelles données économiques, d’importants investissements d’entreprises et des signaux géopolitiques changeants qui façonnent l’ambiance.

La croissance britannique s’est arrêtée avant un budget étroitement surveillé, Nokia mise fortement sur les infrastructures d’IA aux États-Unis, les dirigeants européens coordonnent un nouveau plan de paix pour l’Ukraine, et les actions de la défense chutent alors que les investisseurs réagissent aux discussions sur une possible désescalade dans la guerre.

Un aperçu des grands développements en Europe aujourd’hui.

Les nervosités budgétaires freinent la croissance du Royaume-Uni

La croissance des entreprises britanniques a essentiellement freiné en novembre, de nombreuses entreprises mettant leurs plans en pause en attendant le prochain budget de la ministre des Finances, Rachel Reeves.

Le PMI mondial SandP est tombé à 50,5, à peine au-dessus de la ligne de 50 qui sépare la croissance de la contraction, donc la situation reste globalement stable.

Une grande raison à cette pause ? On craint que Reeves n’augmente à nouveau les impôts cette année.

Elle chercherait apparemment à obtenir entre 20 et 30 milliards de livres sterling supplémentaires de revenus, principalement parce que l’économie croît plus lentement que prévu, que les coûts d’emprunt augmentent et que les précédentes coupes dans l’aide sociale n’ont pas permis d’obtenir les économies espérées.

Par ailleurs, le recrutement dans le secteur privé a subi un coup notable, diminuant au rythme le plus rapide depuis quatre mois.

Le seul point positif : les pressions sur les prix se sont atténuées, ce qui pourrait donner à la Banque d’Angleterre suffisamment de marge pour envisager de baisser les taux d’intérêt dès le mois prochain.

Le saut de l’IA de 4 milliards de dollars de Nokia

Nokia fait un grand pas aux États-Unis. Le géant finlandais des télécommunications vient d’annoncer un investissement de 4 milliards de dollars pour faire avancer la technologie réseau alimentée par l’IA.

La majeure partie de ce total, environ 3,5 milliards de dollars, est directement investie dans RandD pour construire des réseaux plus intelligents et optimisés pour l’IA. Les 500 millions de dollars restants seront consacrés à l’expansion de la production manufacturière au Texas, dans le New Jersey et en Pennsylvanie.

L’idée principale est de renforcer la capacité des États-Unis à construire des infrastructures réseau sécurisées et économes en énergie, capables de gérer la prochaine vague d’applications d’IA.

Le plan de Nokia s’inscrit également dans une collaboration plus large avec l’administration Trump, visant à renforcer le leadership technologique américain et l’économie en modernisant les télécommunications avec l’IA au cœur de la ville.

Les Alliés se rallient pour l’Ukraine

Les dirigeants de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni ont échangé un appel avec le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy pour examiner une nouvelle proposition de paix soutenue par les États-Unis, un plan en 28 points visant à mettre fin à la guerre.

Au cours de la discussion, ils ont tous réitéré leur soutien total à la souveraineté et à la sécurité à long terme de l’Ukraine.

Ils ont accueilli le cadre américain comme une étape solide vers la protection de l’avenir de l’Ukraine, mais ont clairement indiqué que tout accord de paix doit réellement refléter les intérêts de l’Ukraine et préserver sa capacité à se défendre.

Le groupe a également souligné l’importance de rester alignés à travers l’Europe et l’OTAN avant d’avancer avec une résolution.

Pour l’instant, ils continueront à coordonner étroitement pour s’assurer que tout le monde reste sur la même longueur d’onde au fur et à mesure que les pourparlers de paix se développent.

Chute des actions européennes de la défense

Les actions européennes de la défense ont souffert après que le président ukrainien Zelensky a laissé entendre qu’il pourrait être ouvert à discuter d’un plan de paix soutenu par les États-Unis pour mettre fin à la guerre avec la Russie.

L’indice STOXX Aerospace and Defence a chuté à son plus bas niveau depuis septembre, et plusieurs grands noms ont fortement chuté. Les allemands Hensoldt, Renk et Rheinmetall ont reculé entre 5 % et 8 %, tandis que Leonardo en Italie et Saab en Suède ont reculé de 3 % à 4 %.

Les analystes affirment que le plan proposé inclut des termes controversés comme la cession de la région du Donbass par l’Ukraine et la réduction de la taille de son armée, des conditions auxquelles l’Ukraine et ses alliés ne sont pas tout à fait d’accord.

Pourtant, le marché a réagi rapidement, vendant des actions de défense à la possibilité d’une désescalade.

Certains analystes ont également noté que, bien que la baisse reflète la nervosité des investisseurs, elle pourrait s’avérer être une opportunité pour ceux qui souhaitent entrer dans le secteur, étant donné que les tensions géopolitiques ne vont pas disparaître de sitôt.