L’AIE réduit les prévisions de surplus pétrolier alors que les perspectives de croissance de la demande se sont élevées en raison d’une meilleure perspective économique

L’AIE réduit les prévisions de surplus pétrolier alors que les perspectives de croissance de la demande se sont élevées en raison d’une meilleure perspective économique
Sayantan Sarkar
11 déc. 2025, 13:10 PM
  • L’AIE a réduit l’excédent mondial projeté de pétrole brut pour le quatrième trimestre 2025, passant de 4,09 millions de bpj à 3,84 millions de bpj.
  • Les prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole ont augmenté en raison d’une amélioration des perspectives économiques et d’une diminution de l’anxiété tarifaire.
  • La croissance de l’offre pour 2025-2026 était légèrement en baisse alors que les sanctions ont frappé la production en Russie et au Venezuela.

L’excédent mondial de pétrole brut projeté pour le quatrième trimestre 2025 s’est réduit en raison d’un arrêt de la production, a indiqué jeudi l’Agence internationale de l’énergie.

Par ailleurs, les prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole brut pour 2025 ont été amplifiées par l’AIE dans son rapport sur le marché pétrolier de décembre.

L’estimation de décembre de l’agence basée à Paris suggère un excédent mondial de pétrole réduit par rapport à son rapport de novembre.

Elle prévoit désormais que l’offre pétrolière dépassera la demande de 3,84 millions de barils par jour, soit une baisse par rapport au surplus de 4,09 millions de barils précédemment estimé.

Aperçu

L’AIE a augmenté ses prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole pour l’année en cours et l’année prochaine.

Cette révision est attribuée à une amélioration des perspectives économiques mondiales et au fait que « l’anxiété concernant les tarifs douaniers s’est en grande partie atténuée ».

Inversement, l’AIE prévoit une légère baisse de la croissance de l’offre pour 2025-2026 par rapport aux prévisions antérieures.

Ce ralentissement attendu est dû aux sanctions imposées à la Russie et au Venezuela qui affectent leurs exportations pétrolières.

L’agence prévoit également une tendance continue de « marchés parallèles » pendant un certain temps.

Cette situation implique une abondante offre de pétrole brut existant simultanément à des marchés énergétiques serrés.

La persistance de cette dynamique est liée à une capacité de raffinage limitée hors de Chine et à l’impact des nouvelles sanctions de l’UE sur les exportations de carburants russes dérivés du brut.

Perspectives de demande positives

L’AIE prévoit que la demande mondiale de pétrole croîtra de 830 000 bpj en 2025 et de 860 000 bpj l’année prochaine.

L’agence a déclaré :

Les gains de cette année sont principalement dus au mazout et au kérosène d’avion, qui représentent ensemble la moitié de la hausse totale, a indiqué l’agence.

Inversement, la demande de fioul diminue en raison de la concurrence du gaz naturel et de l’énergie solaire dans la production d’électricité.

En regardant vers 2026, les matières premières pétrochimiques devraient devenir le secteur de croissance dominant, leur part de croissance étant censée passer de 40 % en 2025 à plus de 60 %, selon ce jour.

Selon l’AIE, la confiance économique a été rétablie grâce à une série d’accords commerciaux américains réussis.

Cela fait suite à une période plus tôt dans l’année où la consommation a été négativement impactée par les tensions liées aux tarifs douaniers.

Les sanctions touchent l’offre

L’AIE a révisé ses prévisions de croissance de l’offre mondiale de pétrole l’année prochaine, anticipant désormais une hausse de 2,4 millions de points par jour, une légère baisse par rapport à sa prévision précédente de 2,5 millions de points par jour.

En raison des perturbations causées par les sanctions, l’AIE a abaissé ses chiffres projetés de production pour les producteurs de l’OPEP+ pour 2025 et 2026.

Selon l’AIE, l’offre mondiale de pétrole a chuté de 610 000 bpj en novembre par rapport au mois précédent.

Cette baisse a été attribuée à la baisse de la production en provenance de Russie et du Venezuela, qui font tous deux face à des sanctions.

L’AIE a rapporté que les recettes d’exportation russes ont atteint leur plus bas niveau en novembre depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022.

Inversement, l’AIE a maintenu ses prévisions stables pour la production non-OPEP+ pour l’année en cours et la suivante, citant une augmentation de la production principalement aux États-Unis, au Canada, au Brésil, en Guyane et en Argentine.