Trump intente une plainte de 5 milliards de dollars contre JPMorgan pour une prétendue « débancarisation »

Trump intente une plainte de 5 milliards de dollars contre JPMorgan pour une prétendue « débancarisation »
Devesh Kumar
22 janv. 2026, 19:38 PM
  • Trump a intenté une plainte de 5 milliards de dollars contre JPMorgan et le PDG Jamie Dimon, alléguant des fermetures de comptes à caractère politique.
  • La plainte cite la diffamation commerciale, la violation de bonne foi et la loi sur les pratiques commerciales trompeuses de Floride.
  • JPMorgan affirme que l’affaire n’a « aucun fondement » et nie la clôture des comptes pour des raisons politiques.

Le président Donald Trump a intenté jeudi une plainte contre JPMorgan Chase et le PDG Jamie Dimon, réclamant au moins 5 milliards de dollars de dommages-intérêts, alléguant que la banque avait fermé ses comptes pour des raisons politiques à la suite des événements du Capitole du 6 janvier 2021.

La plainte, déposée par l’avocat de Trump, Alejandro Brito, accuse la plus grande diffamation bancaire du pays, de violation de la convention implicite de bonne foi et d’équité en pratique, ainsi que de violation de la loi floridienne sur les pratiques commerciales déloyales et trompeuses.

Ce procès marque la dernière escalade de la campagne plus large de Trump contre ce qu’il qualifie de « débancarisation » politique par les grandes institutions financières.

JPMorgan a répondu en déclarant qu’il « croit fermement que la plainte manque de fondement » et a réitéré qu’il ne ferme pas les comptes pour des raisons politiques.

Trump contre JPMorgan : Ce que la plainte allègue

Selon le dépôt judiciaire, Trump et plusieurs de ses entreprises hôtelières étaient clients de JPMorgan depuis des décennies et avaient traité « des centaines de millions de dollars » via la banque.

La plainte affirme que le 19 février 2021, JPMorgan a informé Trump que plusieurs de ses comptes bancaires seraient fermés seulement deux mois plus tard, sans fournir d’explication ni recours ni recours.

La plainte alligne que la décision de JPMorgan était motivée par des « motivations politiques et sociales » et ce que l’avocat de Trump décrit comme les « croyances woke » de la banque, selon lesquelles elle devait prendre ses distances avec le président.

Plus largement, la plainte affirme que JPMorgan a placé Trump et ses entités affiliées sur une « liste noire » accessible aux banques fédérales, incitant ainsi d’autres institutions financières à refuser de faire affaire avec lui.

La plainte qualifie cela de fausseté intentionnelle et malveillante, puisque Trump affirme que lui et ses entités ont toujours respecté les réglementations bancaires.

Ce procès fait suite à l’annonce de Trump ce week-end selon laquelle il comptait intenter une plainte, une menace qu’il a amplifiée dans un post sur Truth Social déclarant :

Contexte réglementaire

La plainte reflète l’agenda exécutif plus large de Trump visant la « débancarisation ».

En août 2025, il a publié un décret exécutif interdisant aux banques de refuser des services financiers en raison de convictions politiques ou religieuses.

JPMorgan a révélé dans des documents réglementaires qu’il répondait aux demandes et enquêtes gouvernementales concernant ses politiques de fermeture de comptes.

Notamment, le procureur général de Floride, James Umeer, a également ouvert une enquête contre JPMorgan pour avoir prétendument coupé Trump Media avant son introduction en bourse.

Le PDG Jamie Dimon avait déjà reconnu que les régulateurs bancaires étaient « en grande partie » responsables de la fermeture de comptes durant cette période.

La Trump Organization a poursuivi Capital One en 2025 en invoquant des allégations similaires de débancarisation.

Cette plainte affirme que la banque a fermé plus de 300 comptes en juin 2021 suite à une notification antérieure.

L’équipe juridique de JPMorgan devrait déposer une requête en rejet dès le début de l’affaire.

La découverte pourrait éclairer les politiques internes de la banque, les protocoles de conformité et les communications concernant les comptes clients de haut niveau durant la période post-6 janvier.