Wells Fargo voit l'or à $6,300 d'ici fin 2026 malgré la récente baisse
Sentiment IA : 78/100 Haussier
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- Wells Fargo attribue la baisse de l'or à un dollar ferme et à la hausse des rendements réels.
- Le risque géopolitique n'a pas soutenu l'or ; les capitaux refuge se sont tournés vers le dollar américain.
- La demande des banques centrales et l'assouplissement des rendements pousseront le prix à $6,300 d'ici 2026.
L'or n'a pas joué son rôle d'actif refuge au cours du mois dernier, les vents contraires macroéconomiques pesant sur le sentiment.
Cependant, Wells Fargo estime que les perspectives à long terme pour le métal précieux restent solidement soutenues.
Les cours de l'or sur le COMEX ont progressé de 2 % vendredi, soutenus par un dollar plus faible, ce qui a rendu le métal moins cher pour les acheteurs étrangers.
Le métal jaune est toujours en voie d'enregistrer sa quatrième semaine consécutive de baisse alors que la hausse des prix de l'énergie alimente les craintes d'une inflation en hausse, susceptible de maintenir les taux d'intérêt élevés plus longtemps.
Des vents contraires macroéconomiques expliquent la baisse de l'or
Les analystes matières premières de Wells Fargo, dans leur récent rapport de stratégie d'investissement global, attribuent la baisse inattendue des prix de l'or à un paysage macroéconomique complexe.
Ils ont indiqué que l'impact de taux d'intérêt plus élevés, d'un dollar américain plus fort et de la hausse des rendements réels éclipse actuellement l'élément de soutien que représente le risque géopolitique.
Spikes in the US dollar, Treasury yields, and expectations for rate cuts coming under pressure have all been potent headwinds for gold.
Les cours de l'or traversent actuellement leur plus longue série de pertes depuis 1983, une baisse accompagnant les commentaires récents.
Depuis avoir atteint des sommets historiques à $5,600 l'once fin janvier, l'or au comptant a chuté de près de 22 %. Il se négociait pour la dernière fois à $4,391.50 l'once, enregistrant une baisse d'environ 2,7 % sur la seule journée.
Par ailleurs, le contrat or de juin sur le COMEX était pour la dernière fois à $4,499.40 l'once, en hausse de 2,1 % par rapport à la clôture précédente.
Inflation, géopolitique et maintien de taux élevés
Le rôle de l'or comme valeur refuge s'est rapidement estompé après une hausse initiale au début du conflit au Moyen-Orient.
Cela tenait aux ajustements des anticipations des investisseurs sur les taux d'intérêt qui, à leur tour, ont canalisé les capitaux refuge vers le dollar américain.
La hausse des rendements réels est particulièrement défavorable à l'or, selon Wells Fargo, car elle augmente le coût d'opportunité lié à la détention d'un actif non rémunérateur.
Les craintes persistantes d'inflation, exacerbées par la hausse des prix de l'énergie, ont amplifié cette dynamique.
Le conflit a parfois poussé le pétrole au‑dessus de $100 le baril, faisant craindre que les banques centrales n'aient à maintenir une politique plus restrictive pendant une période prolongée.
Le prix du Brent a dépassé $105 le baril, alimentant les préoccupations inflationnistes.
Cette hausse est largement imputable au conflit au Moyen‑Orient, qui a presque totalement interrompu les expéditions via le détroit d'Ormuz, point de transit crucial pour environ un cinquième du pétrole brut et du GNL mondiaux.
Une hausse des prix du pétrole devrait entraîner une augmentation des coûts de production et de transport, intensifiant la pression inflationniste.
Si l'inflation rend généralement l'or plus attractif en tant que couverture, la demande pour cet actif est freinée par des taux d'intérêt élevés, étant donné qu'il ne rapporte pas de rendement.
Selon l'outil FedWatch du CME Group, les opérateurs n'anticipent actuellement aucune baisse des taux aux États‑Unis en 2026.
De plus, la probabilité d'une hausse des taux avant la fin de l'année est de 35 %.
Ce sentiment contraste fortement avec les anticipations de deux baisses de taux qui prévalaient avant le début du récent conflit.
Wells Fargo maintient une vision haussière et voit une opportunité tactique
Wells Fargo maintient une perspective haussière solide à long terme sur l'or, malgré la récente période de faiblesse du métal jaune.
Poussé par la demande continue des banques centrales et l'atténuation attendue de la vigueur du dollar américain et des rendements, la banque prévoit des prix compris entre $6,100 et $6,300 l'once d'ici la fin 2026.
Les analystes ont également souligné l'activité d'achat soutenue des banques centrales, qui reste sensiblement supérieure aux moyennes à long terme, comme un moteur fondamental et structurel de la demande.
Wells Fargo anticipe que le conflit avec l'Iran n'affectera que légèrement l'économie.
Ils estiment que les principaux obstacles pour l'or — à savoir les pressions inflationnistes et les rendements élevés des Treasuries — s'atténueront plus tard cette année, conduisant à un environnement plus favorable pour le métal précieux.
La banque a affirmé que les États‑Unis sont désormais mieux équipés pour supporter une crise énergétique par rapport aux périodes précédentes.
Cette résilience est attribuée à plusieurs changements structurels, notamment une plus grande dépendance à une économie axée sur les services, la position du pays en tant qu'exportateur net d'énergie, et une réduction de la part des dépenses des ménages consacrée à l'énergie.
L'attente est que le conflit soit relativement bref, ce qui minimiserait le risque d'une hausse prolongée de l'inflation, a déclaré Wells Fargo.
Wells Fargo considère la récente baisse de l'or non pas comme une perte de son attrait refuge, mais comme une « opportunité tactique ».
La banque conseille aux investisseurs d'établir progressivement des positions pendant ce repli, en suggérant que, à mesure que le conflit actuel se stabilisera, des capitaux pourraient se déplacer des marchés de l'énergie vers les métaux précieux.
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