Le PIB chinois rebondira au T1, la guerre en Iran pèse sur les perspectives
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Acheter Invesco China Large Cap ETF (FXI). La réaccélération du PIB au T1 (4.8% en glissement annuel) et la performance résiliente des exportations soutiennent le momentum des bénéfices à court terme; le marché devrait probablement anticiper un « atterrissage en douceur » avant le ralentissement en fin d’année. Préférer une petite position longue sur les industriels chinois via FXI plutôt que sur un large EM pour capter le bêta lié aux exportations.
Risque clé : Un choc pétrolier lié au Moyen‑Orient aggrave les termes de l’échange, forçant une compression des marges et une détérioration de la demande d’exportation plus rapide que le momentum du T1 ne peut compenser.
Vendre KraneShares CSI China Internet ETF (KWEB). L’article signale la montée des coûts d’entrée liés au pétrole et la compression des marges alors que la demande intérieure reste faible; la sensibilité des revenus internet/consommation discrétionnaire au macro et à la liquidité de la politique en fait l’expression « risk-off » la plus propre comparée à des noms plus couverts aux exportations. Si les décideurs retardent la relance jusque fin avril, les valeurs liées à la durée de la croissance seront touchées.
Risque clé : Le stimulus politique s’accélère (le Politburo de fin avril adopte une posture plus accommodante) et la liquidité s’améliore suffisamment pour réévaluer la croissance/les tech malgré les vents contraires des coûts énergétiques.
- La croissance du T1 en Chine s’est probablement améliorée grâce à de solides exportations.
- Les économistes avertissent que la crise au Moyen‑Orient pourrait nuire à la demande et aux profits.
- La croissance 2026 devrait ralentir malgré un soutien politique modeste.
L’économie chinoise devrait avoir retrouvé un certain élan au premier trimestre 2026, portée par une performance des exportations résiliente, selon un sondage de Reuters auprès d’économistes.
Le produit intérieur brut devrait s’être accru de 4.8% en glissement annuel sur la période janvier–mars, en accélération par rapport à la croissance de 4.5% enregistrée au dernier trimestre 2025, qui marquait un plus bas sur trois ans.
Sur une base trimestrielle, l’économie devrait avoir progressé de 1.3% au premier trimestre, légèrement au‑dessus de la hausse de 1.2% observée au quatrième trimestre, reflétant une amélioration modeste de l’activité en début d’année.
Croissance attendue en ralentissement sur 2026
Malgré ce démarrage plus vigoureux, les économistes anticipent que la trajectoire de croissance de la Chine s’affaiblira au cours du reste de l’année.
Le sondage Reuters indique que la croissance du PIB pourrait ralentir à 4.7% au deuxième trimestre, la progression annuelle devant s’établir à 4.6% en 2026, contre 5.0% en 2025.
Ce scénario concorde globalement avec la fourchette d’objectif officiel de croissance du gouvernement, située entre 4.5% et 5.0%.
Les analystes attribuent ce ralentissement attendu aux risques externes, en particulier la crise actuelle au Moyen‑Orient, qui pourrait peser sur la demande mondiale et la rentabilité des entreprises.
Si la Chine a jusqu’ici réussi à absorber le choc économique avec des perturbations limitées, soutenue par d’importantes réserves pétrolières, un mix énergétique diversifié et des contrôles stricts des prix, les inquiétudes s’amplifient quant à une détérioration prolongée des coûts énergétiques.
Hausse des coûts et pression sur les marges des entreprises
Les économistes préviennent que des prix du pétrole durablement élevés augmentent déjà les coûts des intrants pour les entreprises, mettant sous pression les marges au moment où la demande intérieure reste atone.
Les analystes de Morgan Stanley ont constaté : « Des prix du pétrole plus élevés frapperaient l’économie chinoise via un choc sur les termes de l’échange et une compression des marges en aval. »
Cependant, ils ont ajouté : « Mais, contrairement à de nombreux autres pays importateurs nets de pétrole, qui sont confrontés à des perturbations de la production dues à des pénuries d’énergie et à un espace politique contraint dans un contexte d’inflation élevée, la Chine est mieux positionnée. »
Les premiers signes de tension commencent à apparaître.
Les prix à la sortie d’usine ont augmenté en mars pour la première fois depuis plus de trois ans, ce qui suggère que les pressions sur les coûts liées à l’énergie commencent à se répercuter sur l’économie.
Cette tendance pourrait encore comprimer des marges déjà faibles pour les industriels.
Perspectives d’exportation incertaines
Les exportations, moteur clé de la croissance chinoise, pourraient également rencontrer des vents contraires si les tensions géopolitiques persistent.
Les économistes préviennent qu’un conflit prolongé au Moyen‑Orient pourrait affaiblir l’économie mondiale, réduisant la demande de biens chinois.
Les prochaines publications de données devraient montrer que la croissance des exportations a ralenti en mars, soulignant les défis auxquels fait face la demande externe dans un contexte d’incertitude mondiale croissante.
En réaction aux difficultés économiques, Pékin a présenté des mesures de relance modestes.
Le gouvernement a fixé un déficit budgétaire d’environ 4% du PIB pour 2026 et prévoit une importante émission obligataire pour soutenir la croissance.
Parallèlement, la banque centrale s’est engagée à maintenir une politique monétaire accommodante, malgré une marge de manœuvre limitée pour des baisses de taux agressives en raison de la montée de l’inflation.
Les analystes de Societe Generale ont déclaré : « Avec un objectif de croissance 2026 fixé entre 4.5–5%, une forte lecture du premier trimestre devrait donner aux décideurs une marge pour différer une relance majeure lors de la réunion du Politburo fin avril, malgré les risques énergétiques liés au Moyen‑Orient. »
Le Politburo devrait se réunir plus tard ce mois‑ci pour examiner les perspectives économiques et l’orientation des politiques.
Les défis structurels persistent
Les décideurs ont reconnu un déséquilibre « aigu » entre une offre solide et une demande faible dans l’économie domestique.
Les autorités se sont engagées à augmenter « de manière significative » la part de la consommation des ménages dans la croissance économique au cours des cinq prochaines années, bien qu’aucune cible concrète n’ait été annoncée.
Selon le sondage Reuters, la banque centrale devrait maintenir le taux préférentiel d’une année pour les prêts inchangé jusqu’à la fin de 2026.
Cependant, les économistes anticipent une réduction de 20 points de base du ratio des réserves obligatoires des banques au troisième trimestre pour soutenir la liquidité.
L’inflation à la consommation devrait augmenter modestement à 1.0% en 2026 après une croissance nulle en 2025, avant de se stabiliser en 2027, ce qui indique une reprise graduelle des tensions inflationnistes parallèlement à l’activité économique.
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