Principales raisons pour lesquelles une fusion United Airlines–American est peu probable

Principales raisons pour lesquelles une fusion United Airlines–American est peu probable
Crispus Nyaga
14 avr. 2026, 10:21 AM

propulsé par

Invezz
Risque de consolidation des compagnies aériennes américaines

Acheter Delta Air Lines (DAL) et vendre United (UAL) et American (AAL). La thèse : le marché anticipe une consolidation que l'article estime incapable de surmonter les obstacles antitrust/politiques ; dans ce scénario, le « meilleur opérateur » l'emporte — DAL affiche les marges les plus solides (>6%) et évite le risque lié à l'intégration/aux répercussions sur les tarifs concurrentiels.

Risque clé : Une autre consolidation passe en réalité (par ex. une fusion impliquant DAL ou un changement réglementaire rendant l'approbation UAL/AAL probable), supprimant ainsi l'avantage relatif.

Écart UAL vs AAL

Vendre United Airlines (UAL) et acheter American Airlines (AAL) pour estomper la « méga‑fusion premium ». L'article indique que les probabilités sont faibles en raison des régulateurs, de la politique et de la faible rentabilité/du niveau d'endettement d'American. Si l'opération échoue, l'upside de UAL lié aux spéculations sur la fusion se comprime en premier ; la baisse d'AAL est déjà en grande partie intégrée après la chute de 30 %, et tout rallye de soulagement est plus probable qu'une nouvelle dévaluation.

Risque clé : L'émergence d'une voie de fusion crédible et acceptable pour les régulateurs (nouvelle offre contraignante/hausse des chances d'approbation), forçant UAL à se réévaluer à la hausse par rapport à AAL.

  • United Airlines a proposé une fusion avec American Airlines à la Maison-Blanche.
  • Si elle aboutit, il s'agirait de la plus grande fusion du secteur aérien depuis des années.
  • Il est très probable que cette opération ne soit pas autorisée.

Les actions de United Airlines (UAL) et d'American Airlines (AAL) seront au centre de l'attention aujourd'hui, le 14 avril, alors que les investisseurs réagissent à l'annonce d'une méga-fusion potentielle. AAL a chuté à $11.25, en baisse de plus de 30% par rapport à son plus haut de l'an dernier.

De même, United Airlines a chuté à $95, en baisse de 20% par rapport à la même période l'an dernier. Les deux se sont repris par rapport à leurs niveaux les plus bas de l'année, car les prix du kérosène se sont quelque peu atténués.

Prix des actions UAL vs AAL | Source : TradingView

United Airlines souhaite fusionner avec American

Le principal catalyseur pour les actions AAL et UAL est le bruit selon lequel United Airlines souhaite fusionner avec American, une opération qui créerait la plus grande compagnie aérienne des États-Unis. United a une capitalisation boursière de plus de $30 billion, tandis qu'American est valorisée à $7.2 billion.

Les deux ont réalisé plus de $59 billion et $54 billion de chiffre d'affaires l'an dernier, leurs bénéfices nets s'élevant respectivement à $3.3 billion et $112 million. Ce sont les plus grandes entreprises en termes de capacité disponible  

Selon Reuters, Scott Kirby, le CEO de United, a présenté l'idée au président Donald Trump en février, arguant que cela rendrait la société combinée plus compétitive sur le marché international. Il a également fait valoir que la société combinée aiderait les États-Unis à traiter leur important excédent commercial.

Selon Reuters et Bloomberg, il n'est pas clair si United a formulé une offre de rachat auprès d'American.

Les chances d'une fusion sont faibles 

Il est probable que l'accord entre United et American n'aille pas à son terme. D'abord, les régulateurs américains, même sous une administration républicaine, ne seront pas enclins à approuver une telle consolidation car elle réduirait la concurrence dans le secteur.

Un bon exemple en est la tentative de fusion de Spirit Airlines avec JetBlue, un autre transporteur low-cost. Les régulateurs américains et un juge fédéral s'y sont opposés, contribuant à la faillite de Spirit.

Deuxièmement, l'opération interviendrait à un moment difficile alors que les consommateurs américains font face à une inflation élevée. Un rapport publié vendredi dernier a montré que l'indice des prix à la consommation (Consumer Price Index, CPI) est passé à 3.3% en mars de cette année contre 2.4% auparavant.

Une fusion entre les deux plus grandes compagnies aériennes réduirait la concurrence et ferait grimper les tarifs. En effet, les données montrent que les tarifs aériens et les coûts accessoires ont augmenté ces derniers mois, une tendance qui pourrait s'accélérer après la fusion.

Troisièmement, sur le plan politique, c'est une période difficile pour mener à bien une fusion alors que les États-Unis se dirigent vers les élections de mi-mandat. Les républicains, qui devraient perdre, s'y opposeront pour séduire les électeurs. Les démocrates, qui devraient prendre le Sénat et la Chambre des représentants, sont susceptibles de s'y opposer et de lancer des enquêtes.

De plus, les investisseurs de United Airlines pourraient s'opposer à l'accord en raison des difficultés historiques d'American Airlines, qui en ont fait l'une des compagnies les moins rentables des États-Unis. 

Les données montrent qu'American affiche une marge nette de 0.20%, tandis que United atteint 5.5%. Les marges de Delta dépassent 6%. Ainsi, leur crainte est que l'activité d'American dilue celle de United.

Enfin, bien qu'étant une société plus petite, American présente un profil d'endettement bien plus élevé. Les données indiquent qu'elle a plus de $30 billion de dette nette contre $18 billion pour United.