Chômage US à 207 000 : marché du travail stable, embauche prudente
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- Les demandes initiales d'allocations chutent à 207 000, en dessous des attentes.
- L'embauche reste prudente face à l'incertitude géopolitique et à la flambée des prix du pétrole.
- Les demandes continues augmentent, indiquant un ralentissement de la réinsertion professionnelle.
Le nombre d'Américains déposant de nouvelles demandes d'allocations chômage a diminué la semaine dernière, faisant apparaître une résilience persistante du marché du travail, même si les entreprises restent prudentes en matière d'embauche face à la montée des risques géopolitiques.
Les demandes initiales d'allocations chômage au niveau des États ont diminué de 11 000, pour s'établir à 207 000 en données corrigées des variations saisonnières pour la semaine close le 11 avril, selon des données publiées jeudi par le Labor Department.
Cette lecture est inférieure aux prévisions des économistes, qui tablaient sur 215 000, ce qui suggère que les licenciements restent contenus.
Les demandes se sont globalement maintenues dans une fourchette étroite de 201 000 à 230 000 depuis le début de l'année, soulignant un contexte de marché du travail stable malgré des incertitudes économiques plus larges.
Embauche prudente malgré la faiblesse des licenciements
Si les licenciements restent limités, les économistes observent un ralentissement de l'activité d'embauche, traduisant une attitude plus prudente des employeurs.
Le marché du travail est dans une phase d'équilibre relatif, l'embauche et la croissance des effectifs se modérant de concert.
Le dernier rapport Beige Book de la Federal Reserve a mis en lumière ce climat prudent, notant que les entreprises recourent de plus en plus à des travailleurs temporaires ou contractuels plutôt que d'effectuer des embauches permanentes.
Les entreprises ont évoqué l'incertitude liée au conflit au Moyen-Orient comme facteur clé influençant leurs décisions d'embauche, de tarification et d'investissement.
Le rapport a constaté que de nombreuses entreprises ont adopté une position attentiste, les tensions géopolitiques compliquant les perspectives économiques.
Le choc des prix du pétrole accentue l'incertitude
Le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran a ajouté une nouvelle couche d'incertitude à l'environnement économique, notamment via son impact sur les marchés de l'énergie.
Les prix du pétrole ont bondi de plus de 35 % depuis le début du conflit fin février, faisant remonter les prix à la consommation et à la production en mars.
La hausse a été exacerbée par le blocus du détroit d'Ormuz, une route maritime cruciale pour les approvisionnements pétroliers mondiaux.
La hausse des coûts de l'énergie est largement perçue comme un frein à l'activité économique, suscitant des inquiétudes quant à la consommation des ménages et à l'investissement des entreprises dans les mois à venir.
Les demandes continues augmentent tandis que la réinsertion professionnelle ralentit
D'autres signes d'un refroidissement du marché de l'emploi apparaissent dans les données sur les demandes continues, qui reflètent le nombre de personnes percevant des allocations chômage après leur demande initiale.
Les demandes continues ont augmenté de 31 000, à 1,818 million pour la semaine close le 4 avril, indiquant que les chômeurs peuvent mettre plus de temps à retrouver un emploi.
Cependant, les données peuvent également être influencées par des facteurs structurels, notamment l'expiration des prestations pour certains allocataires.
Dans la plupart des États, les allocations chômage sont limitées à 26 semaines, et les personnes ayant épuisé leurs droits ne sont plus comptées dans les statistiques.
Les chiffres excluent également certains groupes, comme les jeunes travailleurs ayant un parcours professionnel limité, qui continuent d'affronter un marché du travail difficile.
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