Analyse du Brent après la saisie d’un navire iranien par les États‑Unis avant les pourparlers

Analyse du Brent après la saisie d’un navire iranien par les États‑Unis avant les pourparlers
Crispus Nyaga
20 avr. 2026, 04:08 AM

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Invezz
Brent (UKOIL)

Acheter UKOIL (contrats à terme/CFD sur le Brent) en vue d'une hausse progressive avant les pourparlers au Pakistan : l'article signale une probable offre d'attentisme, et les indicateurs techniques montrent une inversion haussière (morning star) avec un cours au‑dessus de la MME 100 jours et proche des niveaux clés Murrey/50 %. La hausse est soutenue par le risque renouvelé autour d'Ormuz et une escalade cinétique entre les États‑Unis et l'Iran (saisie/menace d'abordage), maintenant une prime de risque même si un accord est retardé.

Risque clé : Un accord crédible réouvrant rapidement le détroit d'Ormuz et supprimant la prime de risque (le Brent retomberait vers ~85 $ ou moins).

WTI (USOIL)

Acheter USOIL (contrats à terme/CFD sur le WTI) car le benchmark américain, plus concentré, devrait surperformer si l'escalade se poursuit : l'article note que le WTI est passé de 79 $ à 87 $ et que les États‑Unis renforcent déjà leur posture militaire, augmentant la probabilité de nouvelles annonces de perturbations d'approvisionnement. Si le marché anticipe « plus de destructions » plutôt qu'une désescalade, la sensibilité relative du WTI aux perturbations à court terme devrait le maintenir recherché par rapport au complexe pétrolier plus large.

Risque clé : Une désescalade réduisant spécifiquement le risque de perturbations à court terme (des pourparlers produisent une prolongation du cessez‑le‑feu sans nouvelles attaques), comprimant la prime de risque du WTI.

  • Le Brent et le West Texas Intermediate ont bondi lundi matin.
  • Les États‑Unis ont saisi un grand pétrolier iranien alors que le blocus se poursuivait.
  • Donald Trump a évoqué des pourparlers avec l'Iran cette semaine.

Le cours du pétrole brut a bondi de plus de 3 % lundi, alors que les tensions géopolitiques entre les États‑Unis et l'Iran se poursuivaient. Le Brent, principale référence mondiale, est monté à 95 $, nettement au‑dessus du creux de 85 $ de la semaine dernière. Le West Texas Intermediate (WTI) a bondi à 87 $ contre 79 $ vendredi.

Les États‑Unis montent à bord d’un navire iranien avant les pourparlers

Les cours du pétrole ont bondi lundi alors que les tensions entre les États‑Unis et l'Iran reprenaient. Samedi, l'Iran a annoncé avoir fermé le détroit d'Ormuz et avoir tiré sur certains navires qui tentaient de le traverser.

L'Iran a fait valoir que les États‑Unis n'avaient pas respecté leur part de l'accord, notamment en raison de l'engagement de Trump à maintenir son blocus contre ses navires.

La crise a dégénéré après que le Wall Street Journal a rapporté que les États‑Unis envisageaient d'aborder des navires iraniens en mer. Cela s'est produit dimanche lorsque les États‑Unis ont saisi un navire iranien dans le cadre du blocus.

Dans une déclaration dimanche, Trump a indiqué que des pourparlers entre les deux parties se tiendraient au Pakistan cette semaine pour examiner un accord, qui mettrait probablement fin à sa guerre avant son déplacement à Pékin. Il a également réitéré sa menace d'attaquer des infrastructures iraniennes critiques telles que des ponts et des centrales électriques.

Deux issues sont possibles pour cette crise. Premièrement, les États‑Unis et l'Iran pourraient conclure un accord qui mettrait fin complètement à la guerre. Un tel accord serait difficile à obtenir car Washington et Téhéran sont très éloignés sur les questions clés. Un accord serait baissier pour les cours du pétrole brut car il entraînerait la réouverture du détroit d'Ormuz.

Deuxièmement, un accord pourrait rester introuvable, poussant les deux camps vers la guerre, une issue que l'Israël encourage en coulisses. Cette possibilité est réaliste, les États‑Unis ayant déjà déployé plus de 50k soldats dans la région.

Trump a toujours mis à profit les troupes qu'il déploie, ce qui augmente la possibilité d'une opération terrestre dans le pays. Une nouvelle escalade entraînerait davantage de destructions que lors de la première phase.

Par exemple, l'Iran a averti qu'il détruirait des infrastructures pétrolières et civiles telles que les usines de dessalement si les États‑Unis intensifiaient leurs attaques. Il attaquerait également les infrastructures pétrolières de l'Arabie saoudite qui acheminent du pétrole par la mer Rouge.

Analyse technique du prix du Brent 

cours du pétrole brut

Graphique du cours du pétrole brut | Source : TradingView 

Le graphique sur trois jours montre que le cours du Brent a été en tendance baissière ces derniers mois, passant d'un sommet à 119 $ en mars à un creux à 85 $ vendredi dernier.

Son plus bas s'est situé légèrement en dessous du niveau de retracement de Fibonacci à 50 %. Le cours a formé une importante figure d'inversion « morning star » (étoile du matin), un signal haussier courant en analyse technique.

Il est également resté au‑dessus de la moyenne mobile exponentielle sur 100 jours (MME), signe que les haussiers conservent la main. De plus, il se situe légèrement au‑dessus du niveau Strong Pivot Reverse de l'outil Murrey Math Lines.

Par conséquent, le scénario le plus probable est une hausse progressive du pétrole brut pendant que les opérateurs attendent l'issue des pourparlers. Il se replierait ensuite, éventuellement jusqu'au creux de 85 $ de la semaine dernière si les deux parties parviennent à un accord pour mettre fin à la guerre ou prolonger le cessez‑le‑feu.