La livre s'affaiblit tandis que les craintes d'inflation augmentent au Royaume‑Uni

La livre s'affaiblit tandis que les craintes d'inflation augmentent au Royaume‑Uni
Rivanshi Rakhrai
23 avr. 2026, 16:28 PM

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Couverture contre l'inflation au Royaume‑Uni : position longue sur l'énergie et l'alimentaire

Acheter des bénéficiaires de l'inflation énergie/alimentaire cotés au Royaume‑Uni (par ex., Shell (SHEL) et/ou British American Tobacco (BATS) comme proxy défensif de transmission de l'inflation, ainsi qu'une exposition aux prix alimentaires comme Tate & Lyle (TATE) si disponible). Les enquêtes montrent la plus forte hausse des coûts depuis le début des séries et des hausses de prix attendues sur toute la chaîne d'approvisionnement — cela favorise les entreprises capables de répercuter des coûts d'intrants plus élevés tant que la demande tient.

Risque clé : Un ralentissement rapide de la demande qui empêche la répercussion des prix et compresse les marges malgré la hausse des coûts.

Position courte sur GBP/USD

Vendre GBP/USD (ou acheter USD/GBP). Les coûts d'approvisionnement au Royaume‑Uni ont atteint des niveaux record et la confiance manufacturière est à des creux de l'ère pandémique, ce qui augmente le risque d'inflation. Il ne s'agit pas d'une histoire claire de « baisse de taux » ; cela maintient la BoE suffisamment belliciste pour soutenir le dollar via le stress relatif sur la croissance/l'inflation, tandis que l'aversion mondiale au risque favorise déjà le dollar.

Risque clé : Une forte baisse de l'inflation énergétique/alimentaire au Royaume‑Uni qui obligerait les marchés à réviser à la baisse le nombre de hausses de la BoE et déclencherait un rebond de la GBP.

  • La livre s'affaiblit alors que les investisseurs privilégient le dollar en raison de tensions géopolitiques.
  • Les entreprises britanniques signalent une hausse record des coûts, ce qui indique des risques inflationnistes croissants.
  • Les marchés augmentent leurs paris sur une hausse des taux de la Bank of England d'ici juin.

La livre sterling a légèrement reculé face au dollar américain jeudi, les investisseurs se tournant vers les actifs refuges en raison des craintes liées à un cessez-le-feu fragile au Moyen-Orient.

La livre a légèrement reculé à $1.349, enregistrant une baisse de 0.17% sur la semaine.

Ce mouvement reflète une aversion au risque plus large sur les marchés mondiaux, où la devise américaine a attiré des flux alors que l'incertitude géopolitique persistait.

Malgré son affaiblissement face au dollar, la livre s'est renforcée contre l'euro.

La monnaie unique a reculé de 0.14% à 86.59 pence, soulignant la performance contrastée des devises sur la journée.

Les entreprises britanniques enregistrent une hausse record des coûts

De nouvelles données économiques ont montré une pression croissante sur les entreprises britanniques, celles-ci enregistrant une hausse record des coûts en avril.

Une enquête compilée par S&P Global a montré que son indicateur des prix des intrants dans le Flash UK Composite Purchasing Managers’ Index a enregistré la plus forte hausse mensuelle depuis le début des séries il y a 28 ans.

L'indice a également atteint son niveau le plus élevé depuis la période d'inflation à deux chiffres observée fin 2022.

Ces données soulignent l'accroissement des craintes liées aux pressions inflationnistes, largement alimentées par la hausse des coûts énergétiques et les perturbations économiques plus larges liées à la guerre en Iran.

Dans le même temps, l'activité économique globale a montré de la résilience.

L'enquête a indiqué une croissance plus forte que prévu, dépassant les prévisions des économistes interrogés par Reuters.

La confiance dans l'industrie manufacturière atteint des creux de l'ère pandémique

Une enquête distincte de la Confederation of British Industry a révélé une forte détérioration du sentiment dans le secteur manufacturier.

Les fabricants nationaux ont déclaré leurs perspectives les plus pessimistes depuis le début de la pandémie de COVID-19.

L'indicateur du sondage sur les prix anticipés est passé à +32 en avril contre +12 en mars.

Il s'agit de la plus forte hausse d'un mois sur l'autre depuis le début des séries en 1975.

Les résultats mettent en évidence l'ampleur des pressions sur les coûts auxquelles sont confrontés les producteurs, ces entreprises anticipant de nouvelles hausses de prix tout au long de la chaîne d'approvisionnement.

Les économistes mettent en garde contre des risques d'inflation plus larges

Les économistes ont averti que la hausse des coûts énergétiques pourrait avoir des conséquences plus larges pour les consommateurs.

« Certes, les perspectives restent incertaines. Même si nous restons sereins quant à la probabilité d'effets de second tour, les effets indirects demeurent préoccupants. La hausse des prix de l'énergie n'est pas la seule source d'inquiétude pour les consommateurs. Les prix alimentaires devraient augmenter. La hausse des coûts de transport maritime pourrait également faire pression à la hausse sur les prix des biens de base », a déclaré Sanjay Raja, économiste chez Deutsche Bank UK, selon Reuters.

Raja a ajouté que ces évolutions sont peu susceptibles d'influencer immédiatement les décisions de politique monétaire, notant que la situation pourrait ne pas pousser la Bank of England à agir sur les taux d'intérêt à court terme.

Attentes de hausse des taux et mise à jour budgétaire

Les marchés monétaires ont ajusté leurs attentes concernant la politique monétaire du Royaume‑Uni.

Les opérateurs estiment désormais à 75% la probabilité d'une hausse des taux par la Bank of England d'ici juin, contre une probabilité de 50/50 en début de semaine.

Par ailleurs, les données budgétaires ont dressé un tableau contrasté.

Le déficit budgétaire du Royaume‑Uni pour le dernier exercice a diminué pour atteindre son plus bas niveau en six ans en proportion du produit intérieur brut.

Cependant, l'emprunt pour mars a dépassé les prévisions, selon l'Office for National Statistics.

La combinaison de la hausse des coûts, d'une confiance fragile et de l'évolution des attentes en matière de taux laisse présager des perspectives complexes pour l'économie du Royaume‑Uni dans les mois à venir.