Le moral américain frôle un plus bas de quatre ans en avril, lié à la guerre en Iran

Le moral américain frôle un plus bas de quatre ans en avril, lié à la guerre en Iran
Ananthu C U
24 avr. 2026, 17:08 PM

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Positions longues sur les bénéficiaires de l'énergie et de l'inflation

Acheter : USO (pétrole) ou XLE (Energy Select Sector SPDR). La perturbation du détroit d'Ormuz et les contraintes sur le transport maritime maintiennent élevé le risque lié au coût de l'énergie, et les consommateurs anticipent déjà de nouvelles hausses du carburant (près des deux tiers s'attendent à une hausse). Cela soutient les flux de trésorerie des producteurs d'énergie et préserve le pouvoir de fixation des prix lié à l'inflation dans le secteur.

Risque clé : Une résolution permanente qui rouvrirait les routes d'approvisionnement et ferait chuter durablement les prix du pétrole, écrasant la prime d'inflation.

Vente à découvert sur les cycliques de consommation américaines

Vente à découvert : consommation discrétionnaire (XLY) et commerce de détail (XRT). L'indice de l'Université du Michigan à 49,8 et la hausse des anticipations d'inflation à un an (4,7 % contre 3,8 %) indiquent que les ménages continueront de réduire leurs achats discrétionnaires tant que les pressions sur l'essence et les prix en général persisteront. Même si les ventes au détail semblent correctes pour l'instant, elles sont probablement concentrées en début de période et tirées par les remboursements d'impôts — le sentiment est le principal frein.

Risque clé : Un cessez‑le‑feu durable qui ferait baisser significativement les prix du pétrole/du gaz et briserait les anticipations d'inflation, permettant aux consommateurs de reprendre leurs dépenses.

  • Le moral américain atteint un niveau proche d'un plus bas de quatre ans alors que les craintes d'inflation s'intensifient.
  • Les coûts du carburant et la guerre en Iran provoquent une hausse des anticipations d'inflation des consommateurs.
  • Les dépenses tiennent, mais les perspectives se détériorent face à la hausse des coûts.

Le moral des consommateurs américains a fortement chuté en avril, atteignant son niveau le plus bas depuis près de quatre ans, la guerre en Iran alimentant les craintes d'inflation et pesant sur les perspectives des ménages.

L'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan est tombé à une lecture finale de 49,8 pour le mois, contre 53,3 en mars.

Bien que ce chiffre soit légèrement supérieur à l'estimation préliminaire de 47,6, il reste le plus faible depuis juin 2022 et inférieur aux attentes des économistes (48,0) compilées par Reuters.

Ce recul reflète l'anxiété croissante des consommateurs face aux retombées économiques de la guerre, notamment via la hausse des coûts des carburants et des pressions inflationnistes plus larges.

Les craintes d'inflation s'intensifient face aux chocs sur l'énergie

Le conflit a perturbé le transit maritime par le détroit d'Ormuz, une route énergétique mondiale cruciale, faisant monter les prix du pétrole et alourdissant les coûts pour des matières premières telles que les engrais, la pétrochimie et l'aluminium.

L'Iran a pratiquement fermé le détroit depuis le début de la guerre le 28 février, aggravant les contraintes d'approvisionnement.

Bien que les États-Unis et l'Iran aient convenu d'un cessez-le-feu temporaire, l'incertitude reste élevée car aucune résolution permanente n'a été trouvée.

Un blocus des ports iraniens par la marine américaine demeure également en place.

Les anticipations d'inflation des consommateurs ont évolué de façon notable.

L'enquête a montré des anticipations d'inflation à un an à 4,7 % en avril, contre 3,8 % en mars. Les anticipations à plus long terme pour les cinq à dix prochaines années ont augmenté à 3,5 %, le niveau le plus élevé depuis octobre.

Les prix de l'essence ont été un facteur clé de ces inquiétudes, oscillant autour de 4 $ le gallon.

Près des deux tiers des répondants s'attendent à ce que les coûts du carburant augmentent encore au cours de l'année à venir, la part la plus élevée depuis 2022.

Le sentiment se détériore malgré une reprise modeste

Malgré le recul global, le sentiment s'est quelque peu amélioré en fin de mois après un assouplissement temporaire des tensions géopolitiques et un léger recul des prix de l'essence.

« Après l'annonce d'un cessez‑le‑feu de deux semaines et le léger adoucissement des prix de l'essence, le sentiment a récupéré une part modeste de ses pertes en début de mois », a déclaré Joanne Hsu, directrice des Surveys of Consumers, dans un rapport de Reuters.

Cependant, les perspectives générales demeurent fragiles, les consommateurs continuant de réagir principalement aux pressions sur les prix plutôt qu'aux seuls développements géopolitiques.

« Le conflit en Iran semble influencer les opinions des consommateurs principalement par le biais de chocs sur le prix de l'essence et, potentiellement, d'autres prix », a dit Hsu. « En revanche, des évolutions militaires et diplomatiques qui n'allègent pas les contraintes d'approvisionnement ou ne font pas baisser les prix de l'énergie sont peu susceptibles de soutenir les consommateurs. »

La période de l'enquête, qui s'est déroulée du 24 mars au 20 avril, a couvert une période de volatilité accrue tant sur les marchés de l'énergie que dans les conditions géopolitiques.

Les dépenses tiennent, mais les risques persistent

Si le sentiment s'est fortement affaibli, les dépenses des consommateurs sont pour l'instant restées résilientes.

Les données sur les ventes au détail publiées plus tôt dans la semaine ont montré une hausse généralisée des achats, ce qui suggère que les ménages soutiennent toujours l'activité économique.

Une partie de cette vigueur peut s'expliquer par des facteurs temporaires, notamment des remboursements d'impôts plus importants et des achats anticipés en prévision de nouvelles hausses de prix.

Cependant, les analystes mettent en garde : les dépenses pourraient s'affaiblir dans les mois à venir si les coûts énergétiques élevés continuent de peser sur les budgets des ménages.

La perception par les consommateurs de leur situation financière s'est déjà détériorée, les attentes concernant les finances personnelles étant au plus bas depuis mai de l'année dernière.

L'enquête a également montré des baisses à la fois de l'indicateur des conditions actuelles, qui est tombé à son plus bas en quatre mois, et de l'indice des anticipations, qui a chuté à son niveau le plus bas depuis près d'un an.