Le Dow prend 110 pts; le Nasdaq recule sur l'IA, la hausse du pétrole pèse

Le Dow prend 110 pts; le Nasdaq recule sur l'IA, la hausse du pétrole pèse
Ananthu C U
28 avr. 2026, 15:43 PM

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Acheter Coca-Cola

Acheter Coca-Cola (KO) comme couverture « propre » contre la combinaison hausse du pétrole/tensions géopolitiques et le fléchissement du secteur technologique. Avec le pétrole en forte hausse et la tech sous pression, la capacité de KO à relever ses prévisions signale un pouvoir de fixation des prix et des flux de trésorerie plus stables que ceux des bénéficiaires de l'IA à multiples élevés. L'article note explicitement que KO a relevé ses prévisions annuelles alors que le marché est en mode aversion au risque.

Risque clé : Des coûts énergétiques/transport plus élevés ou une destruction de la demande qui comprimeraient suffisamment les marges pour contraindre KO à réduire ses prévisions.

Vendre NVDA / Acheter valeurs non technologiques du Dow

Vendre Nvidia (NVDA) et d'autres titres exposés aux puces d'IA (par ex., AMD) car le rapport du WSJ signale des manques d'OpenAI sur les utilisateurs/revenus et un risque lié aux contrats de calcul, ce qui touche directement les attentes de dépenses d'investissement en IA à court terme. Le marché est déjà en train de réévaluer les titres liés à l'IA et les semi-conducteurs sur cette nouvelle ; la force relative du Dow suggère une rotation des capitaux hors du secteur technologique vers des valeurs défensives non technologiques.

Risque clé : Un rebond rapide du sentiment autour de l'IA suite à de nouvelles indications ou annonces de partenariats qui restaurerait la confiance en matière de capex et ferait remonter les semi-conducteurs malgré l'échec d'OpenAI.

  • Le Nasdaq perd plus de 1 % alors que les inquiétudes liées à OpenAI frappent les valeurs technologiques.
  • Le Dow gagne 110 points tandis que les actions de puces et liées à l'IA reculent.
  • La flambée du pétrole et les tensions avec l'Iran pèsent sur le sentiment du marché.

Les actions américaines ont ouvert en baisse mardi, entraînées par la faiblesse des titres technologiques, les investisseurs réévaluant la capacité du boom de l'intelligence artificielle à maintenir son élan.

Le Nasdaq Composite, à dominante technologique, a perdu plus de 1,15 %, tandis que le S&P 500 a cédé environ 0,54 %.

En revanche, le Dow Jones Industrial Average a progressé de 110 points, soit 0,23 %, soutenu par des hausses sur certaines valeurs non technologiques.

Le sentiment des investisseurs a été ébranlé après qu'un rapport du Wall Street Journal a indiqué qu'OpenAI n'avait pas atteint ses objectifs internes en matière d'utilisateurs hebdomadaires et de revenus.

Le rapport a également fait état d'inquiétudes de la directrice financière Sarah Friar concernant la capacité de la société à honorer ses contrats de calcul si la croissance des revenus n'accélère pas.

Bien qu'OpenAI soit une société non cotée, ses performances sont étroitement surveillées par les investisseurs en raison de son influence sur l'écosystème plus large de l'IA et de ses liens avec d'importantes sociétés technologiques cotées.

Fabricants de semi-conducteurs et actions liées à l'IA en recul

Le rapport a entraîné des baisses parmi les actions liées à l'IA et les semi-conducteurs lors des échanges avant l'ouverture.

Les actions d'Oracle ont fortement chuté, reflétant un examen accru de sa dépendance à OpenAI pour la croissance du cloud computing.

Les fabricants de semi-conducteurs ont également été sous pression. Nvidia a reculé de plus de 2,9 %, tandis qu'Advanced Micro Devices et Arm Holdings ont cédé respectivement 4 % et 7 %.

Broadcom et Intel ont également affiché des pertes.

Cette faiblesse intervient après un fort rallye qui avait poussé le S&P 500 et le Nasdaq à des records plus tôt dans la semaine, alimenté par l'optimisme autour de la croissance tirée par l'IA.

En dehors du secteur technologique, les mouvements individuels des titres ont été mixtes.

Les actions de United Parcel Service ont reculé après l'annonce d'une forte baisse du bénéfice ajusté trimestriel.

Par ailleurs, Coca-Cola a progressé après avoir relevé ses prévisions de bénéfice annuelles.

Spotify a décliné après avoir prévu un bénéfice pour le deuxième trimestre inférieur aux attentes.

La flambée du pétrole et les tensions géopolitiques pèsent

Au-delà des préoccupations spécifiques à la technologie, le sentiment du marché a été alourdi par la montée des risques géopolitiques et la forte hausse des prix du pétrole.

Les tensions en cours entre les États-Unis et l'Iran restent un facteur clé, les négociations semblant au point mort.

Un responsable américain a déclaré que le président Donald Trump était mécontent de la dernière proposition de l'Iran, atténuant les espoirs d'une résolution à court terme.

Les prix du pétrole ont grimpé dans un contexte de perturbations continues du détroit d'Ormuz, une route maritime mondiale clé.

Les contrats à terme sur le Brent ont dépassé 111 $ le baril, tandis que le West Texas Intermediate est monté au‑dessus de 100 $ le baril. Les prix sont désormais supérieurs d'environ 54 % aux niveaux d'avant-guerre.

Les développements politiques ont en outre compliqué les perspectives. Pendant le week-end, Trump a annulé ses plans d'envoyer des envoyés au Pakistan pour des pourparlers de cessez-le-feu, suggérant que les négociations pourraient se poursuivre à distance.

Des responsables iraniens ont également indiqué qu'aucune réunion n'était actuellement prévue entre Téhéran et Washington.

Les résultats au centre de l'attention dans un contexte d'attentes élevées

Les mouvements du marché interviennent lors d'une semaine cruciale pour les résultats d'entreprises, en particulier parmi les grandes sociétés technologiques à grande capitalisation.

Cinq des soi‑disant « Magnificent Seven » doivent publier leurs résultats, dont Alphabet, Amazon, Meta Platforms, Microsoft et Apple.

Avec des valorisations élevées et des attentes importantes, les investisseurs se concentrent sur la capacité des bénéfices à justifier le récent rallye, d'autant que les incertitudes macroéconomiques et géopolitiques persistent.