Ventes au détail US résistantes malgré la pression des coûts, ING alerte

Ventes au détail US résistantes malgré la pression des coûts, ING alerte
Sayantan Sarkar
14 mai 2026, 16:56 PM

propulsé par

Invezz
Acheter des valeurs de consommation de base américaines

Les ventes au détail tiennent bon malgré la hausse de l'essence, et l'article souligne que les coûts énergétiques devraient continuer à peser sur les budgets en 2026. Ce contexte favorise les catégories « indispensables » par rapport au discrétionnaire. Acheter des valeurs de consommation de base américaines (par ex. Procter & Gamble (PG), Coca‑Cola (KO)) et/ou un ETF staples (XLP).

Risque clé : Les prix de l'énergie chutent rapidement et les consommateurs reviennent vers le discrétionnaire, comprimant la performance relative des valeurs de consommation de base.

Vendre l'exposition au commerce de détail discrétionnaire américain

Le rapport est mitigé : autos (-0,4%), mobilier (-2%), habillement (-1,5%), et le point d'ING selon lequel la croissance est nominale (liée aux prix) et que la pression devrait s'accroître au second semestre. Vendre l'exposition discrétionnaire via des positions courtes sur des valeurs de distribution discrétionnaire (par ex. Target (TGT), Best Buy (BBY)) ou un ETF discrétionnaire (XLY).

Risque clé : La croissance salariale se réaccélère et transforme les gains nominaux en croissance réelle des volumes, inversant la faiblesse de la catégorie.

  • En avril, les ventes au détail ont augmenté de 0,5% tandis que les recettes des stations‑service ont bondi de 2,8%.
  • James Knightley indique que la confiance est faible mais que les ménages continuent de dépenser.
  • Les coûts énergétiques élevés et la croissance salariale atone pourraient peser sur la demande au 2e semestre 2026.

Les ventes au détail aux États-Unis ont augmenté de 0,5% en avril, soulignant la résilience des dépenses des ménages malgré la hausse des prix de l'essence et la faiblesse de la confiance des consommateurs. 

ING Economics a déclaré que ces chiffres mettent en évidence la capacité des consommateurs à absorber les pressions sur les coûts, bien que des risques subsistent tant que les prix de l'énergie restent élevés et que la croissance des salaires est en retrait.  

Alors que les données sur l'inflation ont dominé le début de la semaine, jeudi l'attention se porte sur les ventes au détail.

Cela est important car la consommation des ménages représente environ 70% de l'activité économique totale aux États-Unis, et les ventes au détail représentent elles‑mêmes plus de 40% de cette consommation.

Les ventes au détail résistent aux vents contraires  

Le rapport d'avril montre une progression des ventes globales conforme aux attentes.

Les recettes des stations‑service ont bondi de 2,8% avec la hausse des prix du carburant, tandis que les articles de sport et l'électronique ont tous deux progressé de 1,4%.

Les distributeurs en ligne se sont également développés, les ventes hors magasin augmentant de 1,1%.  

Toutes les catégories n'ont pas été positives.

Les ventes automobiles ont reculé de 0,4%, le mobilier a chuté de 2% et l'habillement de 1,5%.

ING a souligné qu'il s'agit de chiffres nominaux, ce qui signifie qu'une grande partie de la croissance reflète des prix plus élevés plutôt qu'une augmentation des volumes.  

« C'est un résultat mitigé, mais pour l'instant il y a peu de signes que la hausse des coûts du carburant contraigne les consommateurs à réduire leurs dépenses sur d'autres postes, malgré une confiance des consommateurs censée être à un niveau historiquement bas. Néanmoins, nous nous attendons à ce que la pression augmente », a déclaré James Knightley, économiste en chef international chez ING Economics. 

Source : ING Research

Les pressions inflationnistes augmentent  

La publication est parue avec les données sur les prix à l'importation montrant une hausse mensuelle de 1,9%, essentiellement portée par l'énergie.

Même les importations hors pétrole ont augmenté de 0,7%, tandis que les fournitures industrielles ont bondi de 6,7% en raison de la hausse des coûts de transport maritime.  

Knightley a noté qu'il s'agit de chiffres nominaux, donc ce sont les prix plus élevés qui expliquent une grande partie de la croissance plutôt que des volumes supérieurs. 

« Dans un contexte d'emploi et de croissance salariale faibles, des coûts énergétiques élevés continueront d'éroder le pouvoir d'achat et cela fait courir le risque d'une croissance plus faible des ventes au détail et de la consommation au second semestre de l'année. »

Les données du marché du travail ont renforcé l'image de tension.

Les demandes initiales d'allocations chômage sont passées à 211 000 contre 199 000 la semaine précédente, légèrement au‑dessus du consensus.

Les demandes continues ont légèrement augmenté pour atteindre 1,78 million. Knightley a décrit les États‑Unis comme une « économie de faible embauche et de faible licenciement », où l'emploi reste stable mais la croissance des salaires est faible.

« Bien que ce ne soit pas une situation catastrophique, cela n'aide pas à un rebond du sentiment et des dépenses des consommateurs », a‑t‑il ajouté. 

Risques à venir  

ING a averti que même si les tensions géopolitiques s'apaisent, les prix de l'énergie devraient peu ou pas baisser de manière significative en 2026. 

La reconstitution des stocks en Europe et en Asie soutiendra la demande, tandis que des risques du côté de l'offre — notamment des infrastructures endommagées et la réticence des armateurs à retourner au Moyen‑Orient — pourraient maintenir des coûts élevés.  

Pour l'instant, les ventes au détail d'avril mettent en évidence la capacité des ménages américains à absorber des coûts plus élevés sans réduire fortement les achats discrétionnaires.

Mais les analystes d'ING préviennent que cette résilience pourrait s'estomper si les pressions inflationnistes persistent.