La livre reste ferme malgré la forte baisse de l'activité au Royaume‑Uni

La livre reste ferme malgré la forte baisse de l'activité au Royaume‑Uni
Invezz Team
21 mai 2026, 14:47 PM

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GBP/USD short

Vendre GBP/USD. Le PMI britannique est passé sous 50 (48.5) pour la première fois en plus d'un an, signalant une contraction et affaiblissant l'argument en faveur de baisses de taux à court terme de la Banque d'Angleterre pour soutenir la croissance. Parallèlement, le choc pétrolier lié à l'Iran pousse les prix de l'énergie à la hausse, maintenant l'inflation résistante et limitant la probabilité de baisses de taux de la BoE — ainsi, la GBP ne dispose d'aucun catalyseur clair pour repartir à la hausse.

Risque clé : Les prix du pétrole chutent rapidement et les données britanniques se stabilisent, forçant les marchés à anticiper des baisses de la BoE et faisant monter la GBP.

Repli attendu des baisses de taux au Royaume‑Uni (gilt 2 ans)

Acheter des gilts britanniques à 2 ans ? Non — vendre. L'article indique que le choc pétrolier change le « monde » pour la Banque d'Angleterre : des coûts énergétiques plus élevés peuvent maintenir élevées les anticipations d'inflation et réduire les chances de coupes significatives. Avec les marchés monétaires qui intègrent déjà une probabilité d'environ 86% de maintien du statu quo le June 18, le risque est que les rendements augmentent si les anticipations d'inflation repartent à la hausse.

Risque clé : L'inflation continue de se refroidir et les données de croissance cessent de se détériorer, rendant les baisses de taux plus probables et faisant monter les prix des gilts.

  • L'activité des entreprises au Royaume‑Uni se contracte pour la première fois depuis April 2025.
  • La livre stable alors que les marchés surveillent la guerre en Iran et les prix de l'énergie.
  • Les traders s'attendent à ce que la Banque d'Angleterre maintienne les taux inchangés en June.

La livre sterling a été globalement stable face au dollar américain jeudi, les investisseurs se concentrant sur les développements autour de la guerre en Iran, tout en évaluant des enquêtes sur l'activité des entreprises au Royaume‑Uni plus faibles qu'attendu.

La livre était stable à $1.3437 face au dollar.

Face à l'euro, la livre a progressé de 0.13% à 86.42 pence.

Le marché des changes dans son ensemble est resté sensible aux évolutions géopolitiques, en particulier aux perturbations persistantes des flux pétroliers mondiaux liées aux tensions au Moyen‑Orient.

L'activité des entreprises au Royaume‑Uni se détériore fortement

Une enquête publiée jeudi a montré que les entreprises britanniques ont connu leur recul d'activité le plus généralisé depuis plus d'un an en raison des retombées économiques de la guerre en Iran et de l'incertitude politique au Royaume‑Uni.

La société de données S&P Global a indiqué que son indice PMI composite préliminaire du Royaume‑Uni pour May est tombé fortement à 48.5 contre 52.6 en April.

Cette lecture marque la première fois que l'indice passe sous le seuil de 50.0 depuis April 2025.

Elle est également bien inférieure à la prévision médiane de 51.6 dans un sondage Reuters.

Une lecture du PMI inférieure à 50.0 indique une contraction de l'activité commerciale.

La faiblesse de l'enquête a éclipsé une série de publications de données économiques britanniques plus solides ces dernières semaines, notamment des chiffres robustes du PIB au premier trimestre et des données d'inflation plus faibles qu'attendu.

Les données d'inflation avaient fait naître des espoirs

Les données publiées mercredi ont montré que l'inflation des prix à la consommation en Grande‑Bretagne a ralenti à 2.8% en April contre 3.3% en March.

Le chiffre est également inférieur aux attentes des économistes, qui tablaient sur 3%.

Cette détente de l'inflation avait initialement alimenté l'espoir que la Banque d'Angleterre pourrait disposer d'une marge pour baisser les taux plus tard dans l'année.

Cependant, les données d'activité des entreprises décevantes de jeudi et la montée des risques géopolitiques ont rendu le scénario pour les décideurs plus compliqué.

Henry Cook, économiste senior chez MUFG Bank, a déclaré que les derniers développements avaient changé la narration entourant l'économie britannique.

Cook a expliqué que l'environnement actuel est façonné par la fermeture continue du détroit d'Ormuz, qui a perturbé les flux pétroliers mondiaux et fait grimper les prix de l'énergie.

La guerre en Iran complique les perspectives de la BoE

Selon Cook, la hausse des coûts de l'énergie liée au conflit en Iran a modifié les attentes tant pour la croissance économique que pour la politique monétaire.

Il a ajouté : « C'est un monde différent », en soulignant l'impact de la flambée des prix du pétrole sur les anticipations d'inflation et la planification de la politique des banques centrales.

En April, la Banque d'Angleterre a laissé les taux d'intérêt inchangés tout en évaluant les conséquences économiques potentielles de la guerre américano‑israélienne contre l'Iran.

Un des risques identifiés par les décideurs est la possibilité que les pressions inflationnistes issues de la hausse des prix de l'énergie nécessitent une hausse vigoureuse des coûts d'emprunt.

Malgré ces préoccupations, la tarification sur les marchés monétaires indique actuellement une probabilité de 86% que la Banque d'Angleterre laisse les taux inchangés lors de sa prochaine réunion de politique monétaire le June 18.