Invezz

Endettement britannique au plus haut alors que la guerre en Iran préoccupe

Endettement britannique au plus haut alors que la guerre en Iran préoccupe
Invezz Team
22 mai 2026, 10:07 AM

propulsé par

Invezz
Gilts britanniques (courte durée)

Acheter des gilts britanniques indexés sur l'inflation (index-linked) pour profiter si le ralentissement provoqué par la guerre en Iran contraint la BoE à baisser ses taux et si le stress fiscal maintient le risque d'inflation élevé via les coûts énergétiques. Le pic d'emprunt d'avril et la chute des ventes au détail indiquent une croissance plus faible, tandis que l'augmentation du soutien à l'énergie et du coût de l'emprunt entretient l'incertitude inflationniste — les gilts indexés devraient mieux résister que les gilts nominaux.

Risque clé : Une forte hausse des taux réels si l'inflation chute plus rapidement qu'attendu et que la BoE reste restrictive.

FTSE 100 (forte exposition à l'énergie)

Vendre une exposition au FTSE 100 via un ETF tel que iShares FTSE 100 (ticker : ISF.L) car la pression fiscale accrue au Royaume‑Uni et la demande des consommateurs plus faible pénalisent les valeurs cycliques, tandis que le projet du gouvernement d'augmenter les impôts sur les sociétés pétrolières et gazières limite le potentiel haussier des titres à forte exposition énergétique. La combinaison de la faiblesse des ventes au détail et du risque de creusement du déficit est défavorable aux actions britanniques dans leur ensemble.

Risque clé : Une explosion des bénéfices des sociétés pétrolières et gazières suffisante pour compenser la pression fiscale et permettre au Royaume‑Uni d'éviter un choc de croissance.

  • L'emprunt britannique a bondi de 25 % en avril dans un contexte de pressions fiscales croissantes.
  • La guerre en Iran augmente les risques d'un ralentissement de la croissance et d'un besoin accru de dépenses.
  • Les économistes avertissent que la situation fragile des finances britanniques pourrait encore se détériorer.

Les finances publiques britanniques ont enregistré leur plus important déficit d'avril depuis la pandémie de COVID‑19, soulignant les pressions fiscales croissantes auxquelles la ministre des Finances Rachel Reeves est confrontée en raison des retombées économiques de la guerre en Iran.

Des chiffres officiels publiés vendredi montrent que l'emprunt du gouvernement au cours du mois d'avril a augmenté de 25 % par rapport au même mois de l'année dernière, pour atteindre 24,3 milliards de livres (32,63 milliards de dollars).

Il s'agit du deuxième niveau d'emprunt le plus élevé jamais enregistré pour le mois d'avril.

Des économistes interrogés par Reuters avaient prévu un déficit plus faible, de 20,9 milliards de livres, pour le premier mois de l'exercice financier.

Les économistes alertent sur une détérioration des perspectives budgétaires

Les analystes ont déclaré que ces derniers chiffres pourraient annoncer une tension financière plus profonde dans les mois à venir, les tensions géopolitiques pesant sur l'activité économique et les dépenses publiques.

« Cela donne un premier signe de la détérioration des finances publiques qui est inévitable au cours des prochains trimestres », a déclaré Ruth Gregory, économiste en chef adjointe pour le Royaume‑Uni chez Capital Economics, citée par Reuters.

Reeves travaille actuellement à atteindre son objectif d'équilibrer les dépenses courantes du gouvernement avec les recettes fiscales d'ici la fin de la décennie.

Cependant, la pression politique sur le gouvernement s'est intensifiée alors que le Premier ministre Keir Starmer fait face à de faibles sondages et à une critique croissante au sein de son propre parti.

La guerre en Iran a compliqué les plans fiscaux de Reeves en augmentant le risque d'un ralentissement économique susceptible d'affaiblir les recettes fiscales.

D'autres données publiées vendredi ont montré que les ventes au détail britanniques ont enregistré en avril leur plus forte baisse en près d'un an.

La hausse des coûts accroît la pression sur le gouvernement

Le conflit a également fait augmenter le coût de l'emprunt tout en accentuant la pression sur le gouvernement pour qu'il fournisse un soutien supplémentaire aux ménages et aux entreprises confrontés à la hausse des prix de l'énergie.

Reeves a déclaré jeudi que le gouvernement augmenterait les impôts sur les compagnies pétrolières et gazières afin de financer une partie des mesures de soutien.

Les données de l'Office for National Statistics ont montré que les recettes publiques ont augmenté de 2,9 % en avril par rapport au même mois de 2025, tandis que les dépenses publiques ont augmenté de 6,5 %.

Avant le déclenchement de la guerre en Iran, les prévisionnistes budgétaires britanniques avaient estimé que l'emprunt du secteur public se resserrerait à 3,6 % du produit intérieur brut au cours de l'exercice fiscal en cours.

Cela aurait représenté le déficit budgétaire le plus faible depuis avant la pandémie.

Cependant, Gregory a déclaré que l'impact combiné des mesures de soutien à l'énergie, de la hausse du coût de l'emprunt et du ralentissement économique pourrait aggraver sensiblement les perspectives.

Elle a estimé que le déficit budgétaire pourrait atteindre 4,6 % du PIB sur les 12 mois se terminant en mars 2027.

L'incertitude politique pèse sur le sentiment des investisseurs

Les investisseurs restent préoccupés par la possibilité de changements de direction politique en Grande‑Bretagne, plusieurs parlementaires travaillistes souhaitant apparemment que Starmer démissionne.

Son successeur potentiel, le maire de Manchester Andy Burnham, a indiqué qu'il continuerait à respecter les règles fiscales actuellement soutenues par Reeves.

L'Office for National Statistics a également révisé les données d'emprunt pour l'exercice financier précédent.

L'emprunt pour l'année se terminant en mars a été réduit de 3 milliards de livres, à 129 milliards de livres, soit l'équivalent de 4,2 % du PIB.

Cela se compare à 5,2 % du PIB lors de l'exercice 2024/25, selon l'ONS.