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Rendements obligataires de la zone euro en hausse alors que l'accord US‑Iran est évalué

Rendements obligataires de la zone euro en hausse alors que l'accord US‑Iran est évalué
Rivanshi Rakhrai
01 juin 2026, 12:47 PM

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German Bunds (2–10Y)

Acheter des obligations d'État allemandes : prendre une position longue sur les Bunds (par ex. futures Germany 10Y ou ETF sur les Bunds) car le marché anticipe déjà des taux BCE plus élevés, et l'article montre une inflation qui reste tenace tandis que la croissance ralentit — configuration classique pour une alerte de croissance ultérieure qui finira par plafonner les rendements. Le pétrole est en hausse mais demeure sous 95 $ le baril, et les investisseurs considèrent les commentaires US‑Iran comme peu fiables, ce qui devrait limiter un réajustement inflationniste durable.

Risque clé : Un accord confirmé entre les États‑Unis et l'Iran rouvrant rapidement le détroit d'Hormuz, entraînant une chute du pétrole et contraignant la BCE à rester plus stricte plus longtemps — les rendements continuent de monter.

Italy vs Germany (BTP-Bund spread)

Vendre le risque italien : se positionner à découvert sur les BTP 10 ans ou acheter une protection via une opération de spread BTP‑Bund car le spread est déjà large (71 points de base) et l'article souligne une pression renouvelée sur la dette italienne alors que la croissance de la zone euro ralentit. Si l'inflation alimentée par les tensions géopolitiques persiste, la plus grande sensibilité du financement italien pèsera davantage que celle de l'Allemagne.

Risque clé : Une désescalade claire qui normalise les anticipations liées à l'énergie et à l'inflation et suscite des assurances de la BCE, comprimant rapidement le spread BTP‑Bund.

  • Les rendements de la zone euro augmentent alors que les investisseurs évaluent les développements en Iran.
  • Les marchés intègrent des taux BCE plus élevés face à des inquiétudes inflationnistes persistantes.
  • Les prix du pétrole et les données économiques restent des moteurs clés du marché.

Les rendements des obligations d'État de la zone euro ont augmenté lundi, les investisseurs restant prudents quant à la possibilité d'un accord entre les États‑Unis et l'Iran susceptible d'entraîner la réouverture du détroit d'Hormuz.

Les acteurs du marché ont estimé que les développements au Moyen‑Orient étaient importants pour les anticipations d'inflation et les futures décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).

Les coûts d'emprunt ont évolué en parallèle avec les prix du pétrole, qui ont progressé de 2,5% lundi mais restent en dessous de 95 $ le baril.

Les prix du pétrole sont largement suivis par les investisseurs comme indicateur des pressions inflationnistes futures.

Les marchés surveillent l'évolution en Iran

Les développements géopolitiques sont restés au centre de l'attention après que les États‑Unis ont déclaré avoir frappé des sites militaires iraniens pendant le week‑end.

Les Gardiens de la Révolution d'Iran ont déclaré lundi avoir visé une base américaine en riposte.

Malgré l'escalade, le président américain Donald Trump a réitéré que l'Iran était intéressé par la conclusion d'un accord.

Les investisseurs semblaient réticents à réagir fortement aux déclarations de Washington sans confirmation supplémentaire de Téhéran.

« Un cynisme lassé s'est emparé des investisseurs, et en l'absence d'une déclaration nette de l'Iran, il y a tendance à minimiser les commentaires de l'administration américaine », a déclaré Paul Donovan, économiste en chef d'UBS Global Wealth Management.

Hausse des anticipations de taux de la BCE

Les marchés monétaires ont continué d'intégrer des taux d'intérêt plus élevés de la BCE au cours des prochains mois.

Les opérateurs anticipent actuellement un taux de dépôt de la BCE à 2,60% d'ici décembre, contre 2% actuellement.

Cela était légèrement au‑dessus du niveau de 2,53% évalué vendredi.

Les marchés indiquaient également environ 80% de probabilité d'une première hausse des taux plus tard ce mois‑ci.

Les rendements des obligations d'État allemandes à deux ans, particulièrement sensibles aux anticipations de taux, ont progressé de 6 points de base à 2,59%.

Le rendement avait auparavant atteint 2,771% fin mars, son plus haut niveau depuis juillet 2024.

Espoirs d'une normalisation du détroit d'Hormuz

Certains analystes ont indiqué que les investisseurs continuent d'anticiper des progrès en vue de rétablir une activité maritime normale dans le détroit d'Hormuz.

Cette voie maritime demeure une route critique pour les approvisionnements énergétiques mondiaux, ce qui rend les développements là‑bas étroitement suivis par les marchés financiers.

Inflation et données de croissance au centre de l'attention

Parallèlement aux événements géopolitiques, les investisseurs évaluent les données économiques pour mesurer l'impact des coûts énergétiques plus élevés sur l'économie de la zone euro.

L'attention se tourne également vers la réunion de politique monétaire de la BCE la semaine prochaine.

Les données préliminaires publiées vendredi ont montré que l'inflation dans les quatre plus grandes économies de la zone euro est restée au‑dessus de l'objectif de 2% de la BCE pour le troisième mois consécutif en mai.

Dans le même temps, la croissance manufacturière a perdu de l'élan en mai.

La demande de biens est restée stagnante, tandis que des perturbations des chaînes d'approvisionnement liées au conflit au Moyen‑Orient ont poussé les coûts des intrants à leur plus haut niveau depuis quatre ans.

Ces développements ont renforcé les craintes que les pressions inflationnistes puissent rester élevées même si l'activité économique montre des signes de ralentissement.

Les rendements de référence montent

Le rendement de référence allemand à 10 ans a augmenté de 5 points de base pour atteindre 2,98%.

Le rendement avait atteint 3,13% fin mars, son plus haut niveau depuis juin 2011.

Les obligations gouvernementales italiennes ont également subi des pressions.

Le rendement italien à 10 ans a progressé de 6 points de base pour s'établir à 3,71%.

Le spread entre les obligations 10 ans italiennes et allemandes se situait à 71 points de base.

Le différentiel était de 63 points de base avant l'attaque visant l'Iran.

Il avait atteint 103,62 points de base fin mars, son plus haut niveau depuis juin 2025.

Ces mouvements traduisent la prudence persistante des investisseurs alors que les marchés arbitrent entre risques géopolitiques, préoccupations inflationnistes et anticipations sur la politique future de la BCE.