La livre s'affaiblit entre hausse des taux US et tensions au Moyen-Orient

La livre s'affaiblit entre hausse des taux US et tensions au Moyen-Orient
Rivanshi Rakhrai
08 juin 2026, 11:44 AM

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Position longue sur l'US Dollar Index (DXY)

Acheter une exposition au DXY (par ex., position longue en USD via UUP). Les moteurs sont alignés : des données du marché du travail US plus fortes, des attentes de hausse des taux US et une escalade continue au Moyen‑Orient qui renforcent les flux vers les valeurs refuges. Le pétrole augmente aussi en lien avec le conflit, renforçant l'aversion pour le risque et la demande de dollars. Risque clé : une désescalade rapide au Moyen‑Orient qui effondrerait la demande de refuges et ferait chuter le pétrole, affaiblissant l'appétit pour le dollar.

Risque clé : Désescalade rapide des tensions géopolitiques et chute du pétrole, ce qui éliminerait le soutien refuge et inflationniste au dollar.

Position vendeuse sur GBPUSD

Vendre GBPUSD. L'article signale la livre proche d'un creux de deux mois, les paris sur les taux US et la demande refuge soutenant le dollar, le risque inflationniste lié au pétrole frappant le Royaume‑Uni plus durement que les États‑Unis. Les anticipations sur les taux britanniques se déplacent aussi vers un report (BoE probablement après septembre), tandis que les données d'emploi US maintiennent la Fed dans une posture plus restrictive, plus longtemps. Risque clé : un net ralentissement de l'inflation au Royaume‑Uni combiné à un virage clairement restrictif de la BoE qui ferait remonter les anticipations de taux britanniques au‑dessus de la vision actuelle du marché de « report ».

Risque clé : Un virage plus restrictif de la BoE plus tôt que prévu, poussant les anticipations de taux britanniques à la hausse et inversant la faiblesse de la livre.

  • La livre oscille près d'un creux de deux mois en raison de la force générale du dollar.
  • La montée des attentes concernant les taux US renforce le dollar et met la livre sous pression.
  • Les tensions au Moyen‑Orient et la hausse des prix du pétrole pèsent sur l'appétit pour le risque.

La livre sterling s'est échangée près de son plus bas niveau depuis presque deux mois lundi, alors qu'un dollar américain plus fort continuait de mettre la monnaie sous pression.

Les gains du dollar étaient soutenus par des attentes croissantes d'une hausse des taux américains plus tard cette année, ainsi que par une demande accrue de valeurs refuges liée à l'escalade des tensions au Moyen-Orient.

Le sentiment des investisseurs s'est encore orienté vers le dollar après la flambée des prix du pétrole suite aux informations faisant état de nouvelles actions militaires impliquant Israël et l'Iran.

Cette évolution a renforcé la demande pour la monnaie américaine, déjà soutenue par des données sur le marché du travail américain plus solides que prévu publiées la semaine dernière.

Le dollar prend de l'élan sur les inquiétudes géopolitiques

Les prix du pétrole ont bondi jusqu'à 5% après qu'Israël a déclaré avoir frappé une usine pétrochimique iranienne et mené des attaques supplémentaires contre des cibles militaires.

Ces développements sont intervenus malgré les avertissements du président américain Donald Trump, qui a exhorté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à éviter de nouvelles frappes.

L'escalade des tensions régionales a accru la demande pour les actifs refuges, aidant le dollar à maintenir ses gains récents.

Le billet vert se négociait déjà près d'un plus haut sur deux mois vis‑à‑vis d'un panier de grandes devises après des chiffres de l'emploi américain supérieurs aux attentes publiés vendredi.

L'indice du dollar américain (DXY), qui mesure le dollar par rapport à six grandes devises, a prolongé ses gains pour une deuxième séance consécutive et s'est négocié autour de 100.10 pendant les heures asiatiques lundi.

Un soutien supplémentaire au dollar est venu des rapports selon lesquels les systèmes de défense aérienne israéliens ont intercepté un missile lancé depuis le Yémen vers le territoire israélien, renforçant les inquiétudes concernant une instabilité régionale plus large.

La livre reste sous pression

La livre s'échangeait autour de $1.334, restant juste au‑dessus de son creux du 18 mai à $1.3304, son niveau le plus faible depuis le 8 avril.

En revanche, face à l'euro, la livre s'est montrée un peu plus solide.

L'euro a reculé d'environ 0.2% face à la livre ce mois-ci et se négociait autour de 0.864 livres lundi.

Malgré ce mouvement, la paire de devises restait dans une fourchette de négociation relativement étroite observée ces dernières semaines.

La livre est désormais presque 2% en dessous des niveaux observés avant l'intensification fin février du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran.

Si la livre a récupéré une grande partie de ces pertes en avril, les inquiétudes quant aux conséquences économiques de la hausse des prix du pétrole et aux éventuelles perturbations des chaînes d'approvisionnement ont depuis de nouveau pesé sur la monnaie.

Les attentes sur les taux modifient la dynamique du marché

Un autre facteur clé influençant la livre a été l'évolution des attentes concernant les taux d'intérêt au Royaume‑Uni et aux États‑Unis.

L'économie britannique est considérée comme plus vulnérable à l'inflation importée liée à l'énergie que celle des États‑Unis.

Plus tôt dans l'année, les opérateurs anticipaient que la Banque d'Angleterre pourrait relever les taux à plusieurs reprises avant que la Réserve fédérale n'envisage de s'écarter des baisses de taux.

La tarification du marché suggère actuellement que les taux au Royaume‑Uni pourraient finir l'année autour de 4.26%, contre 3.75% actuellement.

Aux États‑Unis, les opérateurs s'attendent à ce que les taux terminent l'année près de 3.92%, contre la fourchette actuelle de 3.5% à 3.75%.

Une enquête de la BoE apporte un répit inflationniste

Une enquête de la Banque d'Angleterre publiée vendredi a indiqué que les entreprises britanniques s'attendent à un rythme plus lent des hausses de prix au cours de l'année à venir, par rapport aux attentes enregistrées en avril.

L'enquête suggérait qu'une partie de l'impact inflationniste initial lié à la hausse des prix de l'énergie due au conflit iranien pourrait commencer à s'estomper.

Par conséquent, les acteurs du marché estiment de plus en plus que la Banque d'Angleterre pourrait retarder toute hausse éventuelle des taux au moins jusqu'en septembre.

Des données d'emploi US solides renforcent le soutien au dollar

Le dollar a également bénéficié de données d'emploi américaines robustes publiées vendredi.

Les créations d'emplois non agricoles aux États‑Unis ont augmenté de 172,000 emplois en mai.

Bien que le chiffre soit légèrement inférieur aux 179,000 emplois révisés du mois précédent, il indiquait néanmoins un marché du travail résilient.

La lecture du mois précédent a été révisée à la hausse depuis 115,000 emplois.

Pendant ce temps, le taux de chômage est resté inchangé à 4.3%, signalant une stabilité continue des conditions d'emploi.

Ces données du marché du travail plus solides ont renforcé les anticipations selon lesquelles la Réserve fédérale pourrait maintenir une politique monétaire plus restrictive dans les mois à venir, apportant un soutien supplémentaire au dollar américain tout en maintenant la pression sur la livre.