Le PIB du Royaume‑Uni recule de 0,1 % en avril; les services freinent la croissance
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Les coûts de l'énergie sont le mécanisme de transmission : des prix du pétrole plus élevés et des perturbations du transport maritime font monter les prix des intrants et renforcent le pouvoir de fixation des prix pour certaines parties de la chaîne de valeur énergétique. Acheter des producteurs énergétiques intégrés cotés au Royaume‑Uni (par ex. BP) et/ou des valeurs de services/production de la Mer du Nord qui bénéficient de prix énergétiques nominaux plus élevés et d'une résilience des dépenses d'investissement. Thèse : le conflit soutient les bénéfices liés à l'énergie même en cas de ralentissement de la croissance.
Risque clé : Une chute rapide des prix du pétrole, ou des mesures politiques (taxe sur les gains exceptionnels / contrôles des prix), compresseraient les marges et effaceraient le soutien aux résultats.
Le PIB britannique -0,1 % et les services -0,2 % confirment le risque d'un ralentissement lié à l'énergie. Avec la hausse du plafond tarifaire de l'énergie et les craintes d'une contraction au T2, les probabilités de baisses de taux augmentent et le rebond modeste de la livre s'estompe. Vendre GBP/USD (ou acheter USD/GBP) en visant un retour sous 1.33 si les données d'inflation et du marché du travail confirment la faiblesse de la demande.
Risque clé : Des données d'inflation plus élevées que prévu obligeraient la Banque d'Angleterre (BoE) à maintenir une politique monétaire plus restrictive, faisant ainsi monter la livre malgré la faible croissance.
- L'économie britannique a reculé de 0,1 % en avril après la croissance de mars.
- La hausse des coûts énergétiques liée au conflit pèse sur l'activité économique.
- La livre récupère ses pertes malgré un PIB faible et des préoccupations sur la croissance.
L'économie britannique s'est contractée de 0,1 % en avril, annulant une partie de la forte croissance enregistrée plus tôt dans l'année alors que la hausse des coûts de l'énergie et les tensions géopolitiques ont commencé à peser sur l'activité économique, selon des données officielles.
Les chiffres publiés par the Office for National Statistics ont montré que le produit intérieur brut a diminué de 0,1 % au cours du mois, après une hausse de 0,3 % en mars.
La contraction était conforme aux attentes des économistes et a renforcé les craintes que l'économie puisse se contracter au cours du deuxième trimestre de l'année.
Le ralentissement intervient alors que la hausse des prix de l'énergie liée au conflit impliquant l'Iran a commencé à peser sur les conditions économiques.
La fermeture du détroit d'Ormuz, route maritime mondiale majeure, a contribué à l'augmentation des coûts et à l'accroissement de l'incertitude pour les entreprises et les consommateurs.
Selon l'ONS, la contraction d'avril a été principalement entraînée par la faiblesse du secteur des services, qui a enregistré une baisse de 0,2 % au cours du mois.
L'agence a indiqué qu'une activité plus faible dans l'administration publique, ainsi que dans les secteurs des arts, du divertissement et des loisirs, a contribué de manière significative à la baisse de la production des services.
L'activité de la construction a apporté un certain soutien à l'économie, augmentant de 0,1 % au cours du mois.
Cependant, l'ONS a noté que cette hausse était entièrement due aux travaux de réparation et d'entretien.
Les nouvelles constructions ont chuté de 0,3 %, malgré l'engagement du gouvernement à accélérer l'activité de construction et sa promesse de livrer 1,5 million de nouveaux logements.
La croissance à plus long terme reste positive
Malgré la baisse mensuelle, la performance économique d'ensemble est restée positive.
Sur les trois mois jusqu'en avril, le PIB a augmenté de 0,7 %, selon l'ONS.
Cette mesure à plus long terme est généralement considérée comme moins volatile que les données mensuelles et suggère que l'activité économique est restée plus soutenue que ne l'indique un seul mois.
Cependant, les économistes ont de plus en plus abaissé leurs prévisions de croissance pour les grandes économies, y compris le Royaume‑Uni, face aux craintes que la hausse des prix du pétrole et de l'énergie n'alimente l'inflation et ne freine l'activité économique.
Les économistes mettent en garde contre un ralentissement supplémentaire
Fergus Jimenez-England, économiste associé au National Institute of Economic and Social Research, a prévenu que les pressions économiques pourraient s'intensifier dans les mois à venir.
« Nous prévoyons que ce ralentissement s'intensifie à mesure que la hausse des coûts de l'énergie se répercute sur l'économie, l'impact étant probablement le plus marqué au troisième trimestre avec la hausse du plafond tarifaire de l'énergie », a-t-il déclaré, cité par The Guardian.
Réaction des marchés
Les acteurs du marché attendent désormais les prochaines données sur l'inflation et le marché du travail, qui devraient donner une indication plus claire de l'impact du conflit sur l'économie britannique.
Parallèlement, la livre sterling a suscité un intérêt acheteur modeste après la publication du PIB.
La livre a récupéré la plupart de ses pertes antérieures face au dollar américain, le GBP/USD rebondissant vers 1.3410 malgré un contexte économique plus faible que prévu.
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