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L'or lâche la barre des 4 000 $ alors que les paris sur la Fed transforment le refuge en piège

L'or lâche la barre des 4 000 $ alors que les paris sur la Fed transforment le refuge en piège
Devesh Kumar
25 juin 2026, 06:51 AM

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Acheter le dollar américain (DXY)

Acheter le dollar américain via une exposition DXY car l'article souligne un rallye persistant du dollar (plus haut sur 13 mois) comme principal vecteur de la faiblesse de l'or. Si le marché continue d'anticiper trois hausses de la Fed et attend les données d'inflation, le dollar devrait rester soutenu face aux devises qui financent la demande d'or.

Risque clé : Un PCE en dessous des attentes entraînant une révision à la baisse du nombre de hausses anticipées, provoquant une forte revente du dollar.

Vendre l'or (XAU/USD)

Vendre XAU/USD (ou acheter des puts sur contrats à terme sur l'or) car l'article montre que l'or est poussé par un dollar solide et la hausse des probabilités de hausses de la Fed, et non par un effondrement du risque géopolitique. Comme l'or ne génère aucun revenu, des rendements plus élevés et un dollar plus fort exercent une pression sur chaque rebond. Le déclencheur clé est la prochaine publication du PCE : si elle renforce le récit d'une « hausse supplémentaire », l'or restera sous le seuil psychologique des 4 000 $ et les vendeurs garderont la main.

Risque clé : Des PCE nettement plus faibles, un retournement du dollar et une chute rapide des probabilités de hausses de la Fed — propulsant l'or au-dessus des 4 000 $ et inversant la pression macro.

  • L'or reste sous les 4 000 $ alors que le rallye du dollar renforce les craintes de hausses de la Fed avant le PCE.
  • Les données PCE américaines sont désormais le test clé alors que l'or approche de ses plus bas de sept mois en regard de la Fed.
  • L'argent et le platine reculent, tandis que le palladium progresse légèrement dans un marché prudent.

La cassure de l'or sous les 4 000 $ a transformé une position refuge surpeuplée en une épreuve de patience.

Le métal affiche toujours une année de fortes plus-values et le risque géopolitique n'a pas disparu, mais l'évolution des prix jeudi a montré que les investisseurs considèrent de nouveau les taux d'intérêt comme le facteur dominant.

Un dollar solide, la montée des anticipations de hausses de la Réserve fédérale et la prudence avant la publication de l'inflation américaine ont laissé le métal précieux proche d'un plus-bas de plus de sept mois.

L'or au comptant a reculé de 0,4 % à 3 985,89 $ l'once, tandis que les contrats à terme d'août ont cédé à 4 001,60 $, maintenant le marché en défense après la chute plus marquée de mercredi.

Le rallye du dollar change l'équation pour l'or

La faiblesse de l'or s'explique moins par un effondrement de la demande refuge que par le regain de vigueur du dollar.

La monnaie américaine a progressé pour la troisième séance consécutive et a atteint un plus haut en 13 mois, rendant le métal précieux plus coûteux pour les acheteurs utilisant d'autres devises.

La question majeure est le contexte des taux d'intérêt.

Les opérateurs intègrent trois hausses de la Fed cette année, avec environ 67 % de probabilité d'une hausse en septembre, selon l'outil CME FedWatch.

C'est un environnement difficile pour l'or, car le métal ne verse aucun revenu.

Lorsque les liquidités et les obligations semblent plus rémunératrices, le métal doit redoubler d'efforts pour attirer de nouveaux flux entrants.

Les données d'inflation au centre de l'attention

L'épreuve immédiate est le rapport américain sur les dépenses de consommation personnelle (PCE) attendu plus tard jeudi.

Mesure d'inflation préférée de la Fed, ces données façonneront les anticipations quant à l'ampleur des actions des décideurs pour contenir la pression sur les prix.

Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a soutenu l'appel du président de la Fed, Kevin Warsh, à réduire les indications prospectives, tout en exhortant les autorités monétaires à rester ouvertes quant à l'impact inflationniste du conflit en Iran.

Pour les marchés, cela indique une trajectoire de politique monétaire moins prévisible. Cela signifie également que chaque publication d'inflation pèse davantage sur les actifs sensibles aux rendements.

La géopolitique offre un soutien limité

Les évolutions au Moyen-Orient ont empêché une bascule baissière plus nette pour l'or.

Israël et le Liban discutent d'un plan soutenu par les États-Unis qui pourrait amener les forces israéliennes à transférer certaines parties du territoire libanais occupé au sud à l'armée libanaise, une possible étape vers l'apaisement d'un niveau de tension régional.

Toutefois, le principal moteur pour le métal précieux reste macroéconomique plutôt que géopolitique.

L'argent a reculé de 0,2 % à 57,33 $ l'once et le platine a perdu 0,2 % à 1 575,85 $, tandis que le palladium a gagné 0,3 % à 1 170,25 $.

Pour l'or, le prochain niveau est autant psychologique que technique.

Le fait de rester sous les 4 000 $ maintient les vendeurs aux commandes, à moins que les données PCE n'affaiblissent le dollar ou n'atténuent le récit des hausses de la Fed.