La livre sterling prolonge son rallye hebdomadaire alors que les attentes sur la Fed s'atténuent
Sentiment IA : 72/100 Haussier
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Acheter GBP/USD. Le dollar s'affaiblit en raison de données américaines sur l'emploi plus molles, ce qui réduit les probabilités de nouvelles hausses de la Fed. Parallèlement, le risque politique au Royaume‑Uni diminue après que Burnham a réaffirmé les règles budgétaires, supprimant un important élément d'incertitude. Avec des marchés qui valorisent toujours ~70 % de probabilité d'une hausse de la Banque d'Angleterre, la livre bénéficie à la fois d'un vent arrière à court terme (USD) et d'un soutien lié à la politique monétaire (BoE).
Risque clé : Les données américaines se ré-accélèrent et la Fed revalorise davantage de hausses, renvoyant GBP/USD à la baisse.
Acheter des futures sur gilts à 2 ans du Royaume‑Uni (ou une exposition ETF gilts 2Y). L'article indique un déplacement des anticipations vers une politique de la BoE plus restrictive par rapport aux plans antérieurs de baisses en 2026. Si le marché continue de s'orienter vers des hausses, le segment court de la courbe devrait revaloriser des rendements plus élevés—ce qui signifie une baisse des prix des gilts—donc la stratégie consiste à se positionner en faveur d'attentes de resserrement persistantes en achetant l'instrument sensible aux taux qui bénéficie de cette revalorisation (futures gilts 2Y).
Risque clé : La BoE adopte un ton plus accommodant en juillet (ou les attentes d'inflation se refroidissent), forçant les marchés à revenir vers des baisses de taux et anéantissant la demande de resserrement.
- La livre enregistre sa plus forte progression hebdomadaire contre le dollar depuis avril.
- Des données américaines sur l'emploi plus faibles affaiblissent le dollar et soutiennent la livre.
- Les attentes concernant les taux de la BoE restent fermes après les commentaires de Catherine Mann sur l'inflation.
La livre sterling était en passe d'enregistrer sa plus forte progression hebdomadaire face au dollar américain depuis 12 semaines vendredi.
La monnaie a été soutenue par l'atténuation des inquiétudes politiques nationales et par des données américaines sur l'emploi plus faibles que prévu, qui ont pesé sur le dollar.
La livre a progressé de 0,1 % à 1,3357 $ au cours de la séance.
Ce mouvement porte son gain hebdomadaire à 1,2 %, marquant sa meilleure performance contre le dollar depuis début avril.
Le dollar a été mis sous pression après que les dernières données américaines sur l'emploi ont montré que l'économie avait créé moins d'emplois que prévu le mois dernier.
Les chiffres plus faibles du marché du travail ont réduit les attentes selon lesquelles la Réserve fédérale poursuivrait le relèvement des taux d'intérêt.
Les inquiétudes politiques commencent à s'estomper
En début de semaine, les marchés financiers britanniques avaient montré des signes d'inquiétude après qu'Andy Burnham, le seul député travailliste à avoir publiquement exprimé son intérêt pour remplacer le Premier ministre sortant Keir Starmer, ait recueilli des soutiens en vue d'un éventuel défi à la direction.
Burnham avait auparavant déclaré que le pays devait « aller au‑delà de cette situation d'être redevable aux marchés obligataires ».
Ses propos avaient suscité des inquiétudes chez certains investisseurs, craignant qu'il ne s'éloigne des engagements d'emprunt actuels du gouvernement.
Cependant, le sentiment du marché s'est amélioré après que Burnham a réaffirmé son engagement envers les règles budgétaires actuelles du pays.
Ces règles incluent l'équilibre des dépenses courantes du gouvernement par les recettes fiscales et la réduction de la dette en part du produit intérieur brut.
Sa réassurance a contribué à apaiser les inquiétudes des investisseurs concernant la discipline budgétaire.
La livre cède légèrement face à l'euro
Face à l'euro, la livre a légèrement reculé à 85,73 pence.
La veille, la monnaie britannique avait touché 85,47 pence face à la monnaie unique, son niveau le plus élevé depuis un an.
Malgré l'apaisement des hostilités en Iran et la reprise progressive des approvisionnements pétroliers en provenance du Moyen‑Orient, les marchés financiers continuent d'accorder une probabilité plus élevée à une hausse des taux de la Banque d'Angleterre qu'à une baisse cette année.
Les signaux de la Banque d'Angleterre restent au centre de l'attention
L'attention est également restée focalisée sur les commentaires de la membre du comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre, Catherine Mann, jeudi.
Mann a déclaré que l'assouplissement des conditions financières depuis la réunion de politique monétaire de la Banque en juin serait un facteur important lors de la prochaine réunion des décideurs en juillet.
Elle a également indiqué qu'elle serait prête à soutenir une hausse des taux si des attentes d'inflation plus élevées à la suite du conflit États‑Unis‑Iran réduisaient la probabilité d'un retour de l'inflation vers l'objectif de 2 % de la Banque.
Les contrats à terme monétaires laissent actuellement entendre environ 70 % de chances d'une hausse des taux de la Banque d'Angleterre d'ici la fin de l'année.
Avant le conflit au Moyen‑Orient, les investisseurs s'attendaient à ce que la banque centrale procède à deux baisses de taux en 2026.
Les développements récents ont toutefois poussé les marchés à revoir cette perspective en faveur d'une politique monétaire plus restrictive.
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