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L'argent passe sous 60 $ alors que le rebond bute sur une nouvelle résistance

L'argent passe sous 60 $ alors que le rebond bute sur une nouvelle résistance
Devesh Kumar
13 juil. 2026, 08:47 AM

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Acheter l'or (GLD) contre l'argent

Prendre une position longue sur GLD et vendre à découvert SLV/AG (valeur relative). L'article les oppose explicitement : l'or bénéficie davantage d'un comportement refuge, tandis que l'argent est pénalisé parce qu'il est à la fois refuge et industriel. Si la tension géopolitique se poursuit, l'or devrait surperformer car les investisseurs se tournent vers le pari défensif plus pur, tandis que l'argent reste limité par la hausse des rendements et la fermeté du dollar.

Risque clé : L'or cesse de surperformer — soit parce que les rendements réels/le dollar chutent fortement (aidant l'argent à rattraper son retard), soit parce que les craintes sur la demande industrielle s'estompent et que l'argent grimpe sur un optimisme de croissance.

Vendre l'argent (SLV/AG)

Vendre SLV (ou AG) tant que l'argent au comptant reste sous 60 $ et que 60 $ sert de résistance. Le moteur de l'article est un régime « dollar en hausse + rendements en hausse » qui continue de peser sur les métaux sensibles aux taux d'intérêt, et l'argent est traité davantage comme un actif industriel cyclique que comme un pur refuge. Les signaux techniques sont fragiles : les rebonds seront probablement vendus tant que l'argent n'aura pas repris 60 $, avec 58 $–58,50 $ comme support proche et 55,60 $ comme prochain objectif baissier si ce niveau cède.

Risque clé : Le dollar s'affaiblit et les rendements baissent suffisamment vite pour pousser l'argent au-dessus de 60 $ et s'y maintenir, inversant le graphique et le sentiment.

  • L'argent chute près de 59 $ car la vigueur du dollar écrase la demande refuge.
  • Les pénuries en Inde et la demande technologique offrent un soutien distinct à l'argent.
  • XAG/USD reste fragile sous 60 $ alors que les vendeurs gardent le contrôle du graphique.

Les cours de l'argent ont chuté près de 59 $ l'once lundi, les nouvelles frappes entre les États-Unis et l'Iran renvoyant les opérateurs vers le dollar et hors des métaux précieux sensibles aux taux d'intérêt.

Le mouvement s'inscrivait dans un repli plus large au sein du complexe des métaux, mais la vente sur l'argent a ses propres points de tension.

Contrairement à l'or, l'argent n'est pas seulement un actif refuge. C'est aussi un métal industriel lié à la demande pour le solaire, l'électronique et la fabrication.

Cela rend la configuration actuelle délicate : la tension géopolitique renforce en théorie la demande défensive, tandis que des rendements plus élevés et un dollar plus ferme pénalisent en pratique ce marché.

La vigueur du dollar l'emporte sur la demande refuge

L'argent au comptant a cédé jusqu'à 2,9 % à environ 58,14 $ l'once, prolongeant une période volatile après le rebond de la semaine dernière.

La pression immédiate est venue de la réaction plus large du marché aux tensions dans le Golfe, avec une nette hausse du pétrole, des rendements du Trésor en hausse et un dollar qui gagne du terrain.

Cette combinaison est difficile pour l'argent. Un dollar plus fort rend le métal plus coûteux pour les acheteurs utilisant d'autres devises, tandis que des rendements plus élevés réduisent l'attrait des actifs qui ne génèrent pas de revenu.

Il en résulte que l'argent a eu du mal à bénéficier de l'impulsion refuge généralement liée aux chocs géopolitiques.

Le marché traite aussi davantage l'argent comme un actif cyclique que comme une simple position défensive.

Cela le rend vulnérable lorsque les investisseurs craignent que la hausse des coûts énergétiques n'érode la croissance ultérieurement.

La demande physique offre un coussin différent

L'histoire à plus long terme de l'argent ne se résume pas aux taux. La demande industrielle reste un soutien important, en particulier pour les panneaux solaires, l'électrification, l'électronique et les infrastructures liées à l'IA.

Le Silver Institute a indiqué que la demande des secteurs technologiques clés devrait s'étendre au cours des cinq prochaines années, la conductivité électrique et thermique de l'argent restant difficile à remplacer.

La tension sur le marché physique est également visible en Inde, le plus grand marché mondial de l'argent.

Les restrictions à l'importation ont créé des pénuries et poussé les primes locales à leur plus haut niveau en six mois, même si la demande a été plus faible que d'habitude.

Cela montre que le marché de l'argent connaît toujours des frictions d'approvisionnement pouvant soutenir les prix lorsque la vente des investisseurs ralentit.

Cela n'empêche pas une faiblesse à court terme. Mais cela signifie aussi que le repli de l'argent n'est pas uniquement piloté par les flux d'investissement.

La disponibilité physique et la consommation industrielle restent des éléments importants du plancher des prix.

L'analyse technique maintient le seuil des 60 $ au centre

Le graphique paraît toujours fragile. L'argent se traite sous le seuil psychologique des 60 $, faisant de cette zone le premier obstacle pour les acheteurs.

Un mouvement soutenu de retour au-dessus de 60 $ améliorerait le sentiment et pourrait ouvrir la voie vers 61,50 $ puis 63 $.

Jusqu'à ce stade, les rebonds risquent d'attirer des ventes. La zone 58 $–58,50 $ constitue le premier support.

Une cassure nette en dessous l'exposerait au creux récent proche de 55,60 $ et confirmerait que la dernière tentative de reprise a échoué.

Pour l'instant, l'argent a besoin de plus que de l'anxiété géopolitique pour se redresser. Il faut que le dollar s'assouplisse, que les rendements se refroidissent ou que la demande physique l'emporte sur la vente des investisseurs.