Invezz

L’action Tesla plonge : pourquoi un rachat par SpaceX semble irréalisable

L’action Tesla plonge : pourquoi un rachat par SpaceX semble irréalisable
Devesh Kumar
17 juil. 2026, 09:42 AM

propulsé par

Invezz
TSLA (sell)

Vendre Tesla (NASDAQ: TSLA). L’idée centrale de l’article est que l’arithmétique du rachat casse : une opération entièrement en actions obligerait probablement SpaceX à émettre un vaste bloc d’actions nouvelles, provoquant une dilution d’environ 25 % pour les détenteurs de SpaceX, et une destruction potentielle de valeur si la société combinée héritait du multiple de croissance plus faible de SpaceX. Si le marché doute de l’opération, TSLA devrait continuer à se négocier comme un actif‑risque autonome lié aux VE, et non comme le bénéficiaire d’un rachat.

Risque clé : Une reprise du cours de SpaceX suffisamment rapide pour rendre crédible une opération entièrement en actions à faible dilution et créatrice de valeur.

SpaceX (SPCX) (sell)

Vendre SpaceX (SPCX). L’action est déjà sous le prix d’introduction et l’article souligne le problème structurel : financer une acquisition de Tesla via des fonds propres devient plus difficile à mesure que SPCX baisse, créant une boucle auto‑renforçante de dilution et de scepticisme. Même si la collaboration est réelle, le marché anticipe la faisabilité du rachat, et cette faisabilité se détériore.

Risque clé : L’émergence d’un plan de financement crédible et non dilutif (en numéraire/financement) qui rendrait l’acquisition de Tesla possible sans forte dilution.

  • La baisse des actions SpaceX complique le calcul derrière une offre de rachat de Tesla.
  • Le double contrôle de Musk accentue la surveillance d’un éventuel accord sur Tesla.
  • Les analystes estiment que les risques de dilution pourraient compromettre une combinaison SpaceX‑Tesla.

L’action Tesla (NASDAQ: TSLA) a poursuivi son repli à l’approche de vendredi, les investisseurs s’interrogeant sur la capacité de SpaceX à financer de façon réaliste le rachat de la société de véhicules électriques d’Elon Musk.

Tesla a reculé de 0,9 % à 391,06 $ jeudi, tandis que SpaceX a chuté de 3,1 % à 131,11 $, sous son prix d’introduction à 135 $.

Cette faiblesse parallèle est importante car toute acquisition s’appuierait probablement fortement sur l’action SpaceX.

À mesure que cette « monnaie » perd de la valeur, la société aérospatiale devrait émettre davantage d’actions, augmentant la dilution et rendant une opération déjà complexe plus difficile à justifier.

La baisse des actions SpaceX complique l’arithmétique du rachat

Tesla était valorisée à environ 1,4 billions USD (env. 1,2 billions €) jeudi, tandis que le recul de SpaceX depuis son pic post‑IPO a réduit le pouvoir d’achat de ses capitaux propres.

Une acquisition entièrement en actions obligerait SpaceX à créer et distribuer un important bloc d’actions nouvelles aux investisseurs de Tesla.

Gary Black, managing partner de The Future Fund, a estimé qu’une telle opération pourrait diluer les détenteurs actuels de SpaceX d’environ 25 %.

« À 132 $ et en baisse, SPCX ne peut pas simplement racheter TSLA dans une opération en actions dilutive à 25 % », a écrit Black sur X.

La dilution ne signifie pas que les investisseurs perdent immédiatement un quart de leur argent. Cela signifie que leur participation serait répartie sur un nombre d’actions bien plus élevé.

La société issue de la fusion devrait donc générer des bénéfices supplémentaires ou une valeur stratégique suffisante pour compenser cette dilution.

Black a par ailleurs averti que les conglomérats héritent souvent du multiple de valorisation de leur composante à croissance plus lente.

Dans un scénario, il a estimé que la combinaison des deux sociétés pourrait effacer environ 750 milliards USD (env. 654,2 milliards €) de valeur actionnariale, sauf si des synergies de revenus ou de coûts exceptionnellement importantes émergent.

À lire aussi : L’action SpaceX a effacé tous ses gains d’IPO, mais un rallye de 76 % pourrait se préparer

Le contrôle exercé par Musk n’efface pas les obstacles de gouvernance

L’influence de Musk sur les deux sociétés pourrait orienter les discussions autour d’une éventuelle transaction, mais elle n’éliminerait pas la nécessité d’un examen indépendant, de protections pour les actionnaires et d’un processus destiné à traiter les conflits d’intérêts.

Black a soutenu que le conseil d’administration de SpaceX demeure bénéficiaire d’obligations fiduciaires envers les actionnaires et ne peut pas simplement ignorer l’effet financier d’une acquisition fortement dilutive.

Le conflit d’intérêt lié aux parties liées serait évident.

Musk dirige Tesla et contrôle la majorité des droits de vote de SpaceX, ce qui place un contrôle intense sur le ratio d’échange, les hypothèses de valorisation, les négociations et tout rôle confié aux administrateurs indépendants.

Le statut de société contrôlée de SpaceX confère à Musk une autorité exceptionnelle, mais il n’empêche pas les investisseurs minoritaires d’être soucieux du prix.

Les sociétés entretiennent déjà des liens financiers croissants.

Tesla a indiqué avoir investi 2 milliards USD (env. 1,7 milliards €) dans des actions ordinaires de SpaceX en mars, représentant moins de 1 % de participation.

Elle a également comptabilisé 87 millions USD (env. 75,9 millions €) de revenus du premier trimestre liés à des achats par SpaceX de produits de stockage d’énergie Megapack.

Ces liens renforcent l’argument industriel en faveur d’une collaboration plus étroite dans les domaines de l’énergie et de l’informatique.

Ils rendent également la gouvernance plus sensible, car les administrateurs devront distinguer les bénéfices réels pour les actionnaires des transactions qui consolidraient principalement les affaires de Musk.