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UBS : bénéfices en hausse — les investisseurs ignoreront-ils l'incertitude liée au capital ?

UBS : bénéfices en hausse — les investisseurs ignoreront-ils l'incertitude liée au capital ?
Devesh Kumar
29 juil. 2026, 07:32 AM

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UBS Group AG (UBSG.SW)

Acheter UBS. Le trimestre révèle un véritable moteur de résultats : flux de patrimoine et hausse des revenus de commission (Global Wealth Management), ainsi qu'une banque d'investissement plus solide. Ajoutez l'engagement de rachat de $3bn et un ratio CET1 (14.4%) supérieur à l'objectif d'environ 14% — cela soutient le BPA pendant que le marché s'inquiète des enjeux politiques liés au capital. Thèse : les investisseurs vont réévaluer UBS, passant d'un « surplomb de capital » à « franchise durable + restitution de capital ».

Risque clé : Des décisions politiques suisses obligent UBS à conserver davantage de capital dans des filiales étrangères, retardant/limitant les rachats et plafonnant la hausse de valorisation.

Élan des rachats d'UBS (options d'achat UBS)

Acheter des options d'achat à 3–6 mois sur UBS (ou un call spread) pour monétiser la prochaine phase de réévaluation après le dépassement des estimations. Le faisceau de catalyseurs est immédiat : réaction du marché après les résultats + exécution à court terme du rachat. Les options capturent le potentiel haussier si l'action ouvre en gap haussier mercredi et continue sa trajectoire, les investisseurs privilégiant les flux et la restitution de capital plutôt que l'incertitude autour du capital.

Risque clé : L'action chute après l'ouverture si l'incertitude liée aux règles de capital éclipse le récit des rachats, anéantissant les attentes implicites à court terme.

  • UBS dépasse les estimations de bénéfice, tandis que les flux de patrimoine renforcent l'argument en faveur de l'action.
  • Le nouveau rachat d'actions de $3 milliards offre aux actions UBS un socle plus solide en matière de restitution de capital.
  • Les économies liées à Credit Suisse augmentent, mais les règles suisses en matière de capital assombrissent le potentiel haussier des actions.

L'action UBS est soumise à un premier test mercredi après que la banque suisse a publié un bénéfice du deuxième trimestre supérieur aux attentes, des flux de patrimoine plus soutenus et une nouvelle promesse de rachat d'actions, offrant aux investisseurs plusieurs raisons d'aller au‑delà du simple chiffre.

Le bénéfice net attribuable aux actionnaires a atteint 2,8 milliards USD (env. 2,4 milliards €), au‑dessus de la prévision moyenne de 2,4 milliards USD (env. 2,1 milliards €) issue d'un consensus d'analystes compilé par la société.

Les actions UBS n'avaient pas encore entamé leurs transactions régulières à Zurich lorsque les résultats ont été publiés à 06h45 CEST.

L'ouverture du marché montrera si les investisseurs récompensent la vigueur des résultats ou restent concentrés sur le fardeau de capital non résolu auquel fait face la plus grande banque suisse.

Les flux de patrimoine renforcent l'argumentaire sur les résultats

Global Wealth Management a attiré 36 milliards USD (env. 31,4 milliards €) d'actifs nets nouveaux au cours du trimestre, portant les entrées du premier semestre à 73 milliards USD (env. 63,7 milliards €).

Les revenus sous-jacents de la division ont augmenté de 14% sur un an, à près de 7 milliards USD (env. 6,1 milliards €), tandis que les revenus liés aux transactions ont progressé de 23%.

Cette composition est importante pour l'action UBS car la gestion de patrimoine est centrale dans la valorisation de la banque. Des flux plus soutenus élargissent la base de commissions et réduisent la dépendance aux revenus de trading plus volatils.

Les actifs investis du groupe ont atteint un niveau record de 7,3 billions USD (env. 6,4 billions €), renforçant l'argument selon lequel la franchise élargie gagne en taille plutôt que de se limiter à des réductions de coûts.

La banque d'investissement a également contribué. Les revenus sous-jacents ont augmenté de 31%, soutenus par des résultats trimestriels records de Global Markets et une hausse de 33% des revenus de Global Banking.

Les rachats d'actions renforcent le soutien aux titres

UBS a achevé son précédent programme de rachat en juillet et a lancé un nouveau plan d'un montant pouvant atteindre 3 milliards USD (env. 2,6 milliards €).

La banque a l'intention de racheter au moins 1 milliards USD (env. 872,3 millions €) d'actions au cours des trois prochains mois et de terminer le programme d'ici la fin du deuxième trimestre 2027.

Pour les actionnaires, cet engagement est probablement aussi important que le dépassement des estimations de bénéfices.

Les rachats réduisent le nombre d'actions en circulation et peuvent soutenir le bénéfice par action, à condition que la génération de capital reste solide.

UBS a clôturé le trimestre avec un ratio CET1 de 14.4%, au‑dessus de son objectif opérationnel d'environ 14%, tandis que le bénéfice dilué par action s'est établi à $0.87.

La direction a également continué de provisionner une croissance du dividende de l'ordre de la « mid‑teens » en pourcentage.

Les économies liées à Credit Suisse doivent composer avec le surplomb des règles de capital

L'intégration de Credit Suisse entre dans sa phase finale. UBS a dégagé encore 1,1 milliards USD (env. 959,5 millions €) d'économies brutes durant le trimestre, portant les économies cumulées à 12,6 milliards USD (env. 11 milliards €).

Le groupe reste en bonne voie pour environ 13,5 milliards USD (env. 11,8 milliards €) d'ici la fin de l'année, avec plus de 90% des applications héritées n'étant plus utilisées.

Le directeur général Sergio Ermotti a indiqué que le travail d'intégration et la patience des actionnaires commençaient à produire des résultats visibles.

Pourtant, la principale contrainte pesant sur l'action UBS reste d'ordre politique plutôt qu'opérationnel.

Le rythme des futurs rachats dépend encore en partie des décisions parlementaires suisses concernant le traitement du capital détenu dans les filiales étrangères.

Cette incertitude pourrait limiter la hausse de valorisation issue d'un trimestre par ailleurs solide.

Même ainsi, les résultats renforcent l'argument selon lequel UBS entre dans la phase finale du rapprochement avec Credit Suisse avec un meilleur élan de bénéfices, des flux plus robustes et davantage de marge pour rendre du capital.