Voici pourquoi la Chine s'est engagée à résoudre le problème de la surproduction d'acier et de carburant.

Voici pourquoi la Chine s'est engagée à résoudre le problème de la surproduction d'acier et de carburant.
Sayantan Sarkar
05 mars 2025, 09:32 AM
  • La Chine s'attaque à la surproduction dans ses secteurs de l'acier et du pétrole afin de restructurer son économie et de s'aligner sur les objectifs climatiques.
  • La Chine vise à passer d'une économie axée sur la fabrication à un modèle fondé sur les services et l'innovation.
  • Le pays maintient un objectif de croissance du PIB de 5 %, stimulé par les politiques budgétaires et l'accent mis sur la relance de la demande intérieure.

Selon un rapport de Bloomberg, la Chine, qui vise à restructurer son économie et à atteindre des objectifs de croissance ambitieux, s'est engagée à résoudre les problèmes de surproduction dans ses secteurs de l'acier et du pétrole.

Ces deux secteurs, parmi les moins performants et les plus polluants du pays, sont confrontés à une surproduction depuis un certain temps.

L'engagement du gouvernement chinois à lutter contre cette surproduction représente une étape importante vers l'alignement du développement économique du pays sur ses objectifs environnementaux.

En limitant la surproduction dans ces secteurs, la Chine vise à améliorer leur efficacité, à promouvoir des pratiques durables et à réduire leur empreinte écologique.

Cette décision reflète également la stratégie plus large de la Chine visant à passer d'une économie axée sur la fabrication à un modèle plus orienté vers les services et l'innovation.

De plus, la Chine vise à créer une économie plus équilibrée et résiliente, capable d'assurer une croissance durable à long terme.

Évolution de la consommation énergétique en Chine

La Commission nationale du développement et de la réforme de Chine a annoncé mercredi, lors de sa réunion annuelle de politique à Pékin, des réductions de la production d'acier.

La consommation énergétique du pays évolue rapidement en raison de l'électrification des transports. En conséquence, l'agence de planification économique exhorte les raffineurs à réduire la production de carburants et à augmenter celle de produits pétrochimiques.

Les marchés des matières premières, déjà aux prises avec une surcapacité et méfiants face au ralentissement économique potentiel d'une guerre commerciale avec les États-Unis, ont peu réagi aux ambitieux plans de dépenses de la Chine.

De plus, la Chine a réaffirmé son engagement en faveur de la croissance économique en maintenant un objectif de croissance du PIB d'environ 5 % pour la troisième année consécutive.

Cet objectif est soutenu par des politiques budgétaires ambitieuses, notamment le plus important déficit budgétaire ciblé depuis plus de trois décennies et un engagement à augmenter les émissions d'obligations des collectivités locales à des niveaux sans précédent.

Ces mesures, telles que décrites dans les rapports de travail présentés à l'Assemblée nationale populaire, soulignent l'approche proactive du gouvernement pour stimuler l'activité économique et assurer une croissance soutenue dans un contexte économique mondial complexe et en constante évolution.

Une priorité absolue pour les décideurs politiques sera de mettre en œuvre des mesures rapides et efficaces pour stimuler la demande intérieure.

Cela pourrait impliquer une approche multidimensionnelle comprenant des mesures de relance budgétaire, telles que des réductions d'impôts ciblées ou des dépenses directes dans des projets d'infrastructure, afin d'injecter de l'argent dans l'économie et d'encourager les dépenses de consommation et les investissements des entreprises.

De plus, des mesures de politique monétaire, telles que la baisse des taux d'intérêt ou la mise en œuvre d'un assouplissement quantitatif, pourraient être utilisées pour rendre les emprunts moins chers et stimuler l'activité économique.

Le potentiel changement de priorités budgétaires de la Chine

La légère augmentation des prix de référence du cuivre et la diminution simultanée des prix du minerai de fer indiquent un potentiel changement dans les priorités de dépenses.

Ce changement semble favoriser la consommation privée et les industries nouvelles et innovantes au détriment des investissements publics dans les industries lourdes traditionnelles.

Le cuivre, souvent considéré comme un indicateur de la santé économique en raison de son utilisation industrielle généralisée, laisse présager des perspectives positives pour des secteurs tels que la construction, l'électronique et les énergies renouvelables.

Ces secteurs sont généralement associés à la consommation privée et au nouveau développement économique.

D'un autre côté, la baisse des prix du minerai de fer, un ingrédient clé de la production d'acier, laisse présager un ralentissement potentiel des projets d'infrastructure financés par l'État et de l'industrie lourde.

Le gouvernement a reconnu les difficultés rencontrées lors de la transition vers de nouveaux moteurs de croissance après une reprise décevante suite à la pandémie.

Cela est évident dans son objectif peu ambitieux de réduction de l'intensité énergétique, qui abandonne de facto son objectif quinquennal.