Invezz

Les actions américaines ouvrent stables après le krach de mercredi : le S&P baisse de 0,1 %

Les actions américaines ouvrent stables après le krach de mercredi : le S&P baisse de 0,1 %
Utkarsh Roshan
22 mai 2025, 15:54 PM
  • Le Dow Jones Industrial Average a reculé de 32 points, soit 0,1 %, tandis que le S&P 500 a également baissé de 0,1 %.
  • Cette réaction modérée s'explique par les inquiétudes croissantes concernant le déficit fédéral et la flambée des rendements obligataires, qui pèsent sur le moral.
  • Le rendement des obligations du Trésor à 30 ans a grimpé à environ 5,1 % jeudi.

Les actions américaines ont évolué de manière quasi inchangée jeudi, se stabilisant après une forte baisse lors de la séance précédente, les inquiétudes croissantes concernant le déficit fédéral et la flambée des rendements obligataires pesant sur le sentiment du marché.

Le Dow Jones Industrial Average a reculé de 32 points, soit 0,1 %, tandis que le S&P 500 a également baissé de 0,1 %.

Le Nasdaq Composite a réussi à se maintenir légèrement au-dessus de la ligne de référence.

Cette faible activité a fait suite à une séance de mercredi éprouvante, au cours de laquelle le Dow Jones a chuté de plus de 800 points et le S&P 500 de 1,6 %, des mouvements causés par une vente aux enchères décevante de titres du Trésor à 20 ans et une flambée des rendements à long terme.

Le rendement des obligations du Trésor à 30 ans a grimpé à environ 5,1 % jeudi. Le rendement des obligations à 10 ans, titre de référence, a oscillé juste en dessous de 4,6 %.

Ces deux mesures reflètent l'inquiétude croissante des investisseurs concernant le déficit américain en plein essor et les pressions inflationnistes dues aux tarifs de douane nouvellement imposés sous la présidence de Donald Trump.

Venant alimenter les inquiétudes budgétaires, la Chambre des représentants a adopté jeudi matin, par un vote de parti, un projet de loi républicain sur les impôts et les dépenses.

La loi prévoit une baisse des impôts et une augmentation substantielle des dépenses militaires, des éléments qui, selon les analystes, pourraient alourdir le dette nationale de plusieurs billions.

Le Bureau du budget du Congrès estime que le projet de loi coûterait près de 4 000 milliards de dollars.

La proposition est désormais transmise au Sénat, où elle pourrait rencontrer une résistance, mais elle reste une priorité majeure pour l'administration Trump.

Les acteurs du marché craignent que si ce projet de loi devient loi, il ne puisse aggraver encore la situation concernant la demande d'obligations.

Alors que les investisseurs montrent déjà des signes de lassitude lors des ventes aux enchères de titres du Trésor, les rendements pourraient devoir augmenter davantage pour attirer les acheteurs, ce qui entraînerait un resserrement des conditions financières et pourrait freiner la croissance économique.

Le projet de loi fiscale du président Trump

La Chambre des représentants américaine a adopté jeudi matin la loi de réforme fiscale ambitieuse du président Donald Trump, marquant une importante victoire politique pour les dirigeants républicains et faisant progresser l'une des principales priorités économiques de l'administration.

Le projet de loi a été adopté par la chambre à une faible majorité, avec l'opposition unanime des démocrates.

Le décompte final a souligné la profonde division partisane concernant les modifications fiscales proposées, que Trump a qualifiées de « grande et belle » réforme fiscale.

Après une session marathon de 21 heures, la commission des règles de la Chambre des représentants a fait adopter le projet de loi, respectant ainsi le délai que le président de la Chambre, Mike Johnson, s'était fixé pour le Memorial Day.

Un amendement clé qui a contribué à unir diverses factions républicaines concernait l'augmentation du plafond de la déduction fiscale pour les impôts locaux et étatiques (SALT).

La loi augmente le montant maximal déductible de 10 000 $ à 40 000 $, une mesure visant à apaiser les membres des États à forte fiscalité qui s'opposaient auparavant au plafond fixé dans le cadre des réformes fiscales de Trump de 2017.

Le projet de loi est maintenant transmis au Sénat, où il devrait faire face à de nouveaux défis, notamment une éventuelle opposition des modérés et des obstacles procéduraux.

Néanmoins, Johnson a réaffirmé son objectif de soumettre le projet de loi au président Trump avant le 4 juillet.

Résilience des données sur les demandes de chômage

Le nombre de demandes initiales de allocations chômage a légèrement diminué la semaine dernière, ce qui indique une résilience continue du marché du travail, les employeurs semblant hésiter à réduire leurs effectifs malgré les incertitudes économiques générales.

Selon le département américain du Travail, le nombre de demandes initiales de allocations chômage, corrigé des variations saisonnières, s'est établi à 227 000 pour la semaine se terminant le 17 mai, soit 2 000 de moins que la semaine précédente et légèrement inférieur aux prévisions de Dow Jones, qui étaient de 230 000.

La moyenne mobile sur quatre semaines, qui compense la volatilité hebdomadaire, a légèrement augmenté pour atteindre 231 500.

Parallèlement, le nombre de demandes de prestations pour chômage continu, qui sont déclarées avec un décalage d'une semaine, a augmenté de 36 000 pour atteindre 1,9 million, un nouveau sommet qui n'avait pas été atteint depuis fin 2021.

La moyenne sur quatre semaines des demandes de prestations de chômage a atteint 1,89 million, soit le chiffre le plus élevé depuis le 27 novembre 2021.

Les données suggèrent que, bien que les licenciements restent contenus, les travailleurs licenciés ont de plus en plus de difficultés à trouver un nouvel emploi, ce qui pourrait indiquer un refroidissement de la demande dans certains segments du marché du travail.