Matières premières : pétrole sous 100 $; or et cuivre en forte hausse après la trêve US‑Iran

Matières premières : pétrole sous 100 $; or et cuivre en forte hausse après la trêve US‑Iran
Sayantan Sarkar
08 avr. 2026, 16:41 PM
  • Les références Brent et WTI ont toutes deux perdu plus de 17 %.
  • Les prix de l'or ont grimpé jusqu'à un sommet proche de trois semaines en raison d'un recul des risques d'inflation.
  • Le cuivre a grimpé à un pic de trois semaines ; l'argent a bondi de plus de 7 %.

Les prix du pétrole ont chuté sous les 100 $ le baril mercredi après que les États‑Unis et l'Iran se sont accordés sur un cessez‑le‑feu de deux semaines, susceptible également de rouvrir le détroit d'Hormuz. 

Les références Brent et West Texas Intermediate ont toutes deux perdu plus de 17 % après l'annonce. 

Pendant ce temps, les cours de l'or sur le COMEX ont grimpé jusqu'à un sommet proche de trois semaines, la baisse des prix de l'énergie et l'affaiblissement du dollar ayant dopé le sentiment. L'argent a également bondi de plus de 7 % au moment de la rédaction. 

Le cuivre figure parmi les métaux les plus performants mercredi, un retournement probable après des performances décevantes depuis le déclenchement du conflit entre les États‑Unis et l'Iran.

Le pétrole plonge sous 100 $

Les marchés ont réagi avec un soulagement prévisible après l'accord sur un cessez‑le‑feu de deux semaines entre les États‑Unis et l'Iran, conclu juste avant l'expiration de l'ultimatum. 

Les négociations doivent se poursuivre durant cette période et le détroit d'Hormuz devrait rouvrir. À la suite de l'accord, les cours du Brent ont chuté immédiatement de 15 $.

« Toutefois, à environ 95 USD le baril, les prix restent nettement supérieurs à leur niveau d'avant le déclenchement du conflit », a déclaré Thu Lan Nguyen, responsable de la recherche FX et matières premières chez Commerzbank AG, dans un rapport. 

This appears justified given the ongoing uncertainty about whether the ceasefire will be fully honored.

Thu Lan Nguyen added.

Le plan en dix points présenté par la direction iranienne, qui sert de base aux prochaines négociations de paix, comporte des exigences que les États‑Unis sont susceptibles de rejeter. 

Parmi ces demandes figurent la levée totale de toutes les sanctions, le retrait des forces militaires américaines du Moyen‑Orient et le maintien par l'Iran de son autorité sur le détroit d'Hormuz.

La restauration du trafic maritime par le détroit d'Hormuz est incertaine. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol, a souligné que l'ampleur des dégâts infligés aux infrastructures énergétiques de la région empêche un retour rapide à une offre normale, notant qu'environ 75 installations énergétiques ont été « gravement ou très gravement » endommagées.

Le coût estimé de la reconstruction s'élève à environ 25 milliards de dollars, principalement en raison des importants dommages aux infrastructures gazières et aux raffineries, selon Rystad Energy.

Le contrat Brent se négociait dernièrement à 92,61 $ le baril, en baisse de 15,3 %, tandis que le WTI reculait de 16,9 % à 93,85 $ le baril. 

L'or repasse au‑dessus de 4 800 $

Le cessez‑le‑feu de 14 jours au Moyen‑Orient (mentionné précédemment) a provoqué une réaction significative sur les marchés, le prix de l'or bondissant jusqu'à 3 % pour atteindre 4 886 $ l'once.

« Cela signifie que l'or ne se comporte pas comme un actif refuge typique, même en période de désescalade », a déclaré Carsten Fritsch, analyste matières premières chez Commerzbank. 

La forte baisse des prix du pétrole entraîne une diminution des risques d'inflation, ce qui réduit à son tour les taux d'intérêt anticipés.

La conséquence de cette tendance devrait être une réduction du nombre de hausses de taux en Europe, et potentiellement des baisses de taux plus précoces aux États‑Unis.

« Cette perspective a entraîné une baisse des rendements obligataires, dont bénéficie l'or, en tant qu'investissement non productif d'intérêts », a ajouté Fritsch. 

Whether this remains the case depends on whether a lasting peace settlement is found in the coming two weeks or whether there is a renewed escalation thereafter.

Au moment de la rédaction, le contrat or COMEX se négociait à 4 806 $ l'once, en hausse de 2,6 %, tandis que l'argent s'établissait à 76,650 $ l'once, en progression de 6,4 % par rapport à la clôture précédente. Le contrat or avait grimpé plus tôt dans la journée à 4 886 $ l'once, son plus haut niveau depuis le 19 mars.

Cuivre en forte hausse, aluminium stable

Le cuivre, métal industriel, a atteint un pic de trois semaines alors qu'une amélioration de l'appétit pour le risque a atténué les craintes de perturbations d'approvisionnement importantes.

Le sentiment a été particulièrement soutenu par la plus grande clarté concernant les routes maritimes. 

L'assurance que les navires peuvent emprunter le détroit d'Hormuz revêt une importance particulière pour le marché de l'aluminium, puisque près de 10 % de l'approvisionnement mondial en aluminium provient de cette région.

« À l'avenir, les prix des métaux dépendront de la transformation éventuelle du cessez‑le‑feu en un accord plus durable, ainsi que des anticipations de politique monétaire aux États‑Unis, la communication de la Federal Reserve, les données d'inflation et la dynamique des rendements réels étant des facteurs clés à court terme », a déclaré Ewa Manthey, stratégiste matières premières chez ING Group, dans une note. 

Le contrat trois mois sur le cuivre à la London Metal Exchange se situait à 12 720 $ la tonne, en hausse de 3,1 %, tandis que le contrat aluminium était stable à 3 463 $ la tonne.