La baisse du pétrole ne durera pas — le comptant laisse prévoir une hausse malgré le cessez‑le‑feu iranien
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Acheter une exposition au brut acide via un spread de référence pour bruts acides (par ex. WTI vs Dubai est moins direct ; exprimer plutôt via l'achat de différentiels liés aux bruts acides comme Urals/ESPO vs Brent lorsque disponible, ou être long la « prime brut acide » vs Brent). Raisonnement : l'article indique que les acheteurs de brut acide paient toujours une prime en raison de la rareté de l'offre hors Golfe, même si le cours général se stabilise — ainsi, l'effet d'apaisement du cessez‑le‑feu ne dénouera pas rapidement la tension sur les bruts acides.
Risque clé : L'offre de brut acide hors Golfe augmente rapidement (ou la demande des raffineries s'effondre), comprimant la prime sur le brut acide malgré le risque autour d'Ormuz.
Vendre les contrats à terme Brent du mois proche (par ex. ICE Brent M1) et acheter le mois suivant (M2) pour exprimer « l'apaisement est valorisé, la tension physique persiste ». L'article souligne un décalage entre les marchés à terme et les marchés physiques : les prix au comptant/contrats à terme proches ont chuté rapidement après le cessez‑le‑feu, mais les différentiels, les taux de fret des pétroliers et les primes sur les bruts acides restent fermes — l'avant de la courbe porte la prime de peur/optionnalité qui devrait revenir vers la moyenne plus rapidement que la tension physique.
Risque clé : Une reprise des hostilités et l'expansion de la prime de peur à l'avant de la courbe, élargissant la courbe au lieu d'un retour à la moyenne.
- Les prix du pétrole sont peu susceptibles de baisser davantage tant que les risques liés au détroit d'Ormuz subsistent.
- Le nouveau péage iranien de $2 millions et le risque élevé d'attaques par drones maintiennent les prix à un niveau élevé.
- Les marchés physiques restent tendus ; les indicateurs restent prudents malgré l'effet d'apaisement du cessez‑le‑feu.
Si les approvisionnements en provenance du Golfe persique restent bloqués, les prix du pétrole devraient remonter.
Les experts estiment également que les prix sont peu susceptibles de baisser beaucoup plus que ce qu'ils ont connu cette semaine.
Les prix du pétrole ont subi leur plus forte baisse depuis 2020 plus tôt cette semaine en réaction à l'accord de cessez‑le‑feu de deux semaines entre les États‑Unis et l'Iran.
« Si le détroit rouvre, une baisse des prix serait attendue. Toutefois, il est peu probable que les prix retombent nettement en dessous du plus bas de cette semaine », a déclaré Carsten Fritsch, analyste matières premières chez Commerzbank AG.
Les risques liés au transit et les nouveaux droits freinent la réouverture du détroit
Selon les experts, les prix intègrent une prime de risque en raison de l'incertitude sur la sécurité des navires qui transiteront par le détroit d'Ormuz, même s'il rouvre complètement.
L'Iran met en place de nouvelles règles, comme l'obligation d'obtenir une autorisation pour les navires transitant le détroit. Par ailleurs, il est question d'instaurer un droit de transit, qui pourrait atteindre $2 million par pétrolier.
Les analystes de Rystad Energy ont indiqué que le droit de transit serait assorti d'un « diplomatic wrapper », même si les assureurs et les propriétaires exigent des preuves de sécurité pour leurs navires.
« Même pendant cette fenêtre de deux semaines, l'attente est que l'activité redémarre de manière mesurée plutôt que d'un coup », ont écrit les analystes de Rystad dans un commentaire envoyé par e‑mail.
L'attention sera portée sur le trafic à travers le détroit d'Ormuz dans les prochains jours, les risques d'attaques par drones des Gardiens de la Révolution restant élevés.
Le niveau important des importations chinoises de brut après la fermeture du détroit d'Ormuz en mars, notamment au regard des volumes de raffinage du pétrole brut, suscite un intérêt particulier.
La méfiance généralisée à l'égard de l'accord de cessez‑le‑feu est manifeste : selon les rapports, seuls quelques navires ont repris la route depuis le début de cette trêve précaire mercredi soir, alors qu'elle a déjà été violée à de nombreuses reprises.
Les compagnies maritimes se montrent prudentes
Les lignes maritimes occidentales et les compagnies de pétroliers exigent des garanties de sécurité et se sont montrées réservées dans leurs déclarations publiques.
Par ailleurs, Maersk, le deuxième plus grand opérateur de transport de conteneurs au monde, a déclaré en début de semaine qu'il aurait besoin de plus de clarté et ne disposait pas encore d'une certitude maritime suffisante pour traverser la voie navigable.
Le PDG de la compagnie allemande Hapag‑Lloyd, Rolf Habben‑Jansen, a déclaré aux clients mercredi qu'il était trop tôt pour évaluer quel volume de trafic pourrait emprunter cette voie majeure. Il a averti qu'une restauration complète du réseau prendrait au moins six semaines, même si certains navires quittaient bientôt le Golfe.
Le scénario ci‑dessus présuppose, naturellement, que les hostilités ne reprendront pas à l'issue du cessez‑le‑feu.
Par ailleurs, les données de Kpler, une société spécialisée dans le suivi du trafic maritime, indiquaient que 187 pétroliers chargés étaient « bloqués » dans le Golfe juste avant l'entrée en vigueur du cessez‑le‑feu.
Le volume de brut et de produits pétroliers transportés s'élève à 172 million barrels. Ce montant correspond approximativement aux 8‑9 jours types de volume transitant par le détroit avant le blocus, selon les calculs de Commerzbank.
De plus, l'International Maritime Organisation (IMO) a averti qu'un péage de transit imposé par l'Iran créerait un précédent dangereux, tandis que le président américain Donald Trump s'est également opposé à un tel prélèvement.
Il est probable qu'il faille du temps avant que le détroit d'Ormuz soit à nouveau sûr pour la navigation. Cela laisse présager une hausse des prix du pétrole.
Divergence entre les marchés à terme et les marchés physiques
Si et quand le détroit rouvrira, son ouverture progressive aura un impact significatif sur les marchés pétroliers, en créant une divergence entre les marchés à terme et les marchés physiques.
Par exemple, après l'annonce du cessez‑le‑feu de deux semaines, le marché à terme a intégré l'effet d'apaisement presque instantanément, tandis que les indicateurs physiques restaient prudents, selon Rystad.
Alors que le prix spot du Brent a chuté, les principaux indicateurs de marché suggèrent une tension persistante. Les écarts physiques immédiats (différentiels) devraient rester fermes, les taux de fret des pétroliers (rates) sont élevés, et les acheteurs de brut acide paient toujours une prime.
Cette prime s'explique par la rareté de l'offre mondiale en dehors de la région du Golfe, ce qui confère un sentiment de sécurité d'approvisionnement.
Cette disparité souligne qu'une baisse du risque géopolitique perçu ne se traduit pas nécessairement par une réduction rapide des risques opérationnels sur le marché pétrolier, selon la société norvégienne d'intelligence énergétique.
Les contrats à terme connaîtraient la réaction la plus rapide et la plus extrême en cas d'escalade, principalement parce que leur prix reflète la probabilité, l'optionnalité et la peur, selon Rystad Energy.
La prime la plus marquée s'observe généralement à l'avant de la courbe à terme. C'est là que les opérateurs intègrent des risques tels qu'une rupture d'approvisionnement immédiate, des interférences avec des pétroliers, des retards dans le détroit d'Ormuz et la possibilité d'un conflit militaire régional plus large, ont déclaré les analystes de Rystad.
C'est pourquoi les scénarios de guerre à quatre et six mois ont augmenté et restent élevés par rapport à la trajectoire pré‑guerre et au cas du cessez‑le‑feu.
Ces trajectoires représentent plus que des barils perdus ; elles reflètent la valorisation par le marché du temps, de l'imprévisibilité et de la probabilité croissante que la perturbation s'étende au‑delà d'un incident bref et isolé.
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