Le pétrole oscille sur l’espoir de pourparlers US‑Iran; les risques d’offre soutiennent la hausse

Le pétrole oscille sur l’espoir de pourparlers US‑Iran; les risques d’offre soutiennent la hausse
Sayantan Sarkar
15 avr. 2026, 11:33 AM

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Invezz
WTI (NYMEX) — position longue

Acheter des contrats à terme WTI mois proche. L'article signale un risque d'approvisionnement physique qui se resserre (trafic dans le détroit d'Ormuz bien inférieur à ~130 passages pré‑guerre) et la pression continue du blocus/des sanctions, ce qui maintient un plancher sous les prix même lorsque les gros titres diplomatiques atténuent la « prime de guerre ». Les raffineurs paient déjà des différentiels extrêmes (cargaison Midland à +$22.80 vs références européennes), ce qui signale une rareté et soutient le potentiel haussier si les pourparlers ne dissipent pas entièrement le risque.

Risque clé : Une reprise rapide de la diplomatie et la levée effective du blocus/ des dérogations américaines rouvriraient les flux maritimes iraniens, faisant s'effondrer la prime liée à la rareté de l'offre.

Brent (ICE) — position courte contre le WTI (écart de calendrier)

Vendre le Brent et acheter le WTI via une opération de spread Brent‑WTI (long WTI / short Brent). L'article note des baisses du brut entraînées par la diplomatie, mais souligne aussi le besoin de l'Europe pour des barils alternatifs (primes Mer du Nord / US Gulf) tandis que le WTI est plus directement exposé à la logistique du golfe américain et aux redirections provoquées par les sanctions. Si le détroit d'Ormuz reste contraint, le déséquilibre régional des barils devrait maintenir le WTI relativement plus résistant que le Brent.

Risque clé : Un mouvement global risk‑on généralisé, avec un assouplissement synchronisé de l'offre au Moyen‑Orient, ferait monter les deux indices de façon équivalente, comprimant l'écart.

  • Les prix du pétrole reculent alors que les espoirs diplomatiques l'emportent sur les déploiements de troupes.
  • Le blocus naval américain arrête tout trafic maritime depuis les ports iraniens, intensifiant le risque.
  • Les dérogations aux sanctions expirent ; le WTI Midland se négocie à une prime record.

Les prix du pétrole aux États-Unis ont reculé pour une deuxième journée consécutive mercredi, dans un contexte d'optimisme renouvelé quant à la possible reprise de pourparlers de paix entre Washington et l'Iran, susceptibles de débloquer des approvisionnements cruciaux actuellement entravés par la fermeture en cours du détroit d'Ormuz.

Cependant, les cours ont inversé leurs pertes initiales pour évoluer en territoire positif au moment de la rédaction du rapport.

Le marché reste volatile alors que les investisseurs continuent d'évaluer les développements au Moyen‑Orient.

Selon des experts, la situation d'approvisionnement sur le marché pétrolier devrait encore se resserrer, ce qui pourrait entraîner une nouvelle hausse des prix.

La guerre a gravement perturbé le trafic à travers le détroit d'Ormuz, voie vitale pour les expéditions de brut et de produits raffinés du Golfe vers des destinations mondiales, en particulier en Asie et en Europe.

Les transits restent précaires malgré un cessez‑le‑feu de deux semaines, le nombre de navires traversant le détroit étant nettement inférieur aux quelque 130 passages signalés avant le conflit, selon des rapports publiés mardi.

Parallèlement, les discussions entre le président américain Donald Trump et Téhéran pour mettre fin à la guerre ont buté durant le week‑end, bien que Trump ait indiqué que les pourparlers pourraient reprendre cette semaine.

Cependant, pour compliquer la donne, l'armée américaine a confirmé mercredi qu'un blocus naval imposé contre les ports iraniens a complètement interrompu tout commerce maritime entrant et sortant du pays.

Diplomatic progress undermines crude's war premium

Le prix du West Texas Intermediate sur le New York Mercantile Exchange était de $91.19 le baril, en baisse de 0.1% par rapport à la clôture précédente, tandis que le Brent s'établissait à $95.27 le baril, en hausse de 0.5%.

Selon Priyanka Sachdeva, analyste senior marché chez Phillip Nova, les cours du pétrole devraient être davantage influencés par les progrès diplomatiques que par les événements sur le champ de bataille.

Elle a noté que "les marchés réagissent de plus en plus aux gros titres sur les négociations plutôt qu'aux déploiements de troupes."

"Chaque signe de reprise du dialogue a été accompagné de baisses de prix, ce qui suggère que les opérateurs annuleraient systématiquement la 'prime de guerre' intégrée au brut plus tôt ce mois-ci."

Le besoin urgent d'approvisionnements pétroliers alternatifs pousse les raffineurs à payer des primes plus élevées pour le pétrole provenant de régions telles que la côte du Golfe américain et la Mer du Nord.

Cette demande a été mise en évidence mardi lorsqu'une cargaison de WTI Midland, à destination de Rotterdam, s'est négociée à une prime record de $22.80 le baril par rapport aux prix de référence européens.

Escalating risks from blockade

Séparément, selon un rapport de Reuters, un responsable américain a déclaré qu'un destroyer américain avait empêché deux pétroliers de quitter l'Iran le même jour.

« Il pourrait même y avoir un risque de reprise d'une escalade militaire si les États‑Unis empêchaient des navires d'entrer ou de sortir d'Iran et qu'en réponse l'Iran ouvrait le feu », a déclaré Carsten Fritsch, analyste matières premières chez Commerzbank AG.

Quoi qu'il en soit, la situation de l'offre va encore se resserrer, car les cargaisons de pétrole en provenance d'Iran n'atteignent plus le marché en raison du blocus maritime.

Le marché fait face à un potentiel de contrainte sur des approvisionnements pétroliers supplémentaires.

Cela suit des rapports indiquant que les États‑Unis ne prolongeront pas une dérogation de 30 jours aux sanctions liées au pétrole iranien en mer, qui doit expirer cette semaine. 

De plus, une dérogation similaire aux sanctions sur le pétrole russe a été laissée à expirer discrètement durant le week‑end.

Les exportations pétrolières iraniennes ont été importantes récemment, les données de mars de Kpler, une société de suivi des pétroliers, indiquant 1.84 million de barils par jour, et les chiffres d'avril jusqu'à présent à 1.71 million de barils par jour. 

La Chine est restée le principal acheteur.

Par ailleurs, un développement notable est survenu à la fin de la semaine dernière : des raffineries chinoises indépendantes paieraient apparemment une prime pour le pétrole iranien par rapport au Brent pour la première fois depuis plusieurs années.

L'Inde doit également recevoir sa première cargaison de pétrole en provenance d'Iran depuis sept ans.