Le président d'UBS évoque des décisions inévitables sur les règles de capital
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Acheter de l'or (XAUUSD ou GLD) et vendre l'exposition au cuivre/à l'aluminium (par ex. iPath Series B Bloomberg Copper ETN (JJC) / aluminium via iPath (JJA)). Argumentaire : UBS reste haussier sur l'or malgré sa sous-performance — ce qui implique une demande soutenue liée aux politiques, à l'inflation et à l'incertitude — tandis qu'il s'attend à ce que le cuivre et l'aluminium restent soutenus par des pénuries d'offre mais présentent une sensibilité macroéconomique plus élevée. Si le resserrement du capital pèse sur les financières et l'appétit pour le risque, la fonction de couverture relative de l'or devrait surperformer les métaux industriels.
Risque clé : Un retournement brutal des taux réels ou un regain d'appétit pour le risque ferait chuter l'or tandis que les métaux industriels retrouveraient du terrain sur des anticipations de croissance plus fortes.
Vendre UBS Group (UBSG.SW) et acheter des pairs moins exposés au surplomb de capital suisse (par ex. HSBC Holdings (HSBA.L) ou Barclays (BARC.L)). Argumentaire : Kelleher signale des « décisions inévitables » et des « propositions extrêmes » qui menacent le modèle économique d'UBS ; les règles de capital limitent directement les rachats d'actions et imposent une prudence du bilan, comprimant le ROE. Le couplage des positions permet d'isoler le risque réglementaire spécifique à la Suisse tout en conservant une exposition au potentiel de bénéfices du secteur bancaire mondial.
Risque clé : Les règles suisses sont finalisées comme étant moins punitives que redouté, permettant à UBS de maintenir les retours aux actionnaires et la croissance sans réduction majeure du bilan.
- UBS avertit que les règles suisses sur le capital peuvent nuire à son modèle économique.
- Le président évoque d'éventuelles décisions clés face à la pression réglementaire croissante.
- La banque maintient ses plans de croissance en Asie et aux États-Unis malgré l'incertitude.
Des décisions commerciales clés pourraient bientôt devenir inévitables, a déclaré mercredi le président d'UBS, Colm Kelleher.
Ses remarques interviennent au milieu d'un débat qui s'intensifie sur les propositions suisses relatives aux exigences de capital, lesquelles ont accru la pression des marchés et des actionnaires.
S'exprimant lors de l'assemblée générale annuelle de la banque à Bâle, Kelleher a averti que les nouvelles règles bancaires proposées par le gouvernement constituent un risque sérieux pour le modèle économique d'UBS.
Il a déclaré que ces propositions n'apporteraient que peu d'amélioration significative à la stabilité financière.
Inquiétudes concernant les nouvelles règles bancaires suisses
Les réglementations proposées font suite à l'effondrement de Credit Suisse en 2023, que UBS a acquis dans le cadre d'une opération d'urgence soutenue par l'État.
Le gouvernement suisse cherche désormais à renforcer les exigences de capital pour les grandes banques.
Le Conseil fédéral devrait apporter de nouvelles précisions sur ces propositions plus tard ce mois-ci.
Kelleher a souligné que, bien qu'UBS reste profondément ancrée en Suisse, la banque n'envisage pas de réduire sa taille.
Il a plutôt réitéré son engagement en faveur de la croissance sur des marchés internationaux clés.
"Nous voulons conserver notre siège en Suisse", a déclaré Kelleher, cité par Reuters.
Il a également indiqué qu'UBS évalue activement ses options en réponse aux règles proposées.
"Entre-temps, il est de notre devoir d'évaluer des mesures appropriées pour traiter, si elles sont confirmées, les effets négatifs de ces propositions extrêmes", a-t-il ajouté, selon un rapport de Reuters.
La stratégie de croissance demeure intacte
Malgré les inquiétudes réglementaires, UBS continue de se concentrer sur son expansion en Asie et aux États-Unis.
Kelleher a souligné que la stratégie à long terme de la banque reste inchangée, même alors qu'elle navigue dans l'incertitude concernant les futures règles.
Il a également mis en avant les progrès réalisés dans l'intégration de Credit Suisse aux activités d'UBS.
L'acquisition, qui a suivi l'effondrement de l'ancien prêteur, touche désormais à sa fin.
Kelleher a salué le rôle du CEO Sergio Ermotti dans la conduite du processus d'intégration.
Les plans de retour de capitaux d'UBS restent étroitement liés à l'évolution du paysage réglementaire.
Kelleher a réitéré que l'ampleur des rachats d'actions futurs dépendra du résultat final du cadre de capital en Suisse.
Il a également précisé qu'Ermotti continuerait de diriger la banque pendant cette période d'incertitude.
L'incertitude continue de peser sur les perspectives
Le débat réglementaire en cours a accru les préoccupations des investisseurs quant à l'orientation future d'UBS.
Bien que la banque reste engagée dans ses ambitions de croissance mondiale, l'issue des propositions du gouvernement suisse pourrait avoir des implications significatives pour sa stratégie.
Les déclarations de Kelleher indiquent qu'UBS se prépare à plusieurs scénarios, y compris des ajustements potentiels de ses activités si des règles de capital plus strictes sont mises en œuvre.
Parallèlement, UBS a fourni des perspectives sur les matières premières, soulignant des tendances divergentes selon les métaux clés.
La banque a déclaré qu'elle s'attend à ce que les prix du cuivre et de l'aluminium restent soutenus à moyen terme en raison de pénuries d'offre persistantes.
La demande à long terme devrait également rester solide, soutenue par des facteurs structurels tels que l'électrification.
Les analystes matières premières d'UBS ont mis à jour leurs projections le 16 mars, en tenant compte des risques, de la politique des taux d'intérêt, de l'inflation et des tendances de la demande sous-jacente.
La banque a maintenu sa position haussière sur l'or malgré la sous-performance récente.
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