Ministres: volatilité prolongée des marchés liée à la crise au Moyen-Orient

Ministres: volatilité prolongée des marchés liée à la crise au Moyen-Orient
Rivanshi Rakhrai
15 avr. 2026, 16:25 PM

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Acheter : USO / bêta pétrole

Le risque prolongé lié à Hormuz maintient une prime de volatilité sous le brut même après une désescalade. Acheter USO (ou une exposition au WTI au contrat de premier mois) pour monétiser la prime persistante de sécurité énergétique et l'inertie inflationniste liée au risque de perturbation des chaînes d'approvisionnement.

Risque clé : Une désescalade rapide et durable qui rétablit le passage dans le détroit d'Hormuz et fait s'effondrer la prime de risque sur le pétrole.

Vendre : valeurs cycliques allemandes (EWG)

L'Allemagne subit déjà des dommages sur la croissance et une réponse budgétaire contrainte implique une demande intérieure plus faible. Vendre EWG (iShares MSCI Germany ETF) pour exprimer une sous-performance prolongée des valeurs cycliques allemandes tant que la volatilité et les pressions inflationnistes persistent.

Risque clé : Un net rebond des attentes de croissance en Allemagne résultant d'un soutien budgétaire/de la BCE ou une normalisation rapide des coûts énergétiques.

  • Les ministres avertissent que les effets du conflit persisteront même après une résolution.
  • Risques pour la sécurité énergétique, les chaînes d'approvisionnement et la stabilité financière mis en évidence.
  • Les pays s'engagent à des réponses responsables sur le plan budgétaire et non protectionnistes.

Les ministres des finances de plus de dix pays ont averti mercredi que le conflit en cours au Moyen‑Orient continuerait de peser sur la croissance mondiale, l'inflation et les marchés financiers, même si une résolution durable était obtenue.

L'avertissement figurait dans un communiqué conjoint publié lors des réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Washington.

Les ministres ont souligné que les conséquences économiques du conflit sont peu susceptibles de s'atténuer rapidement, mettant en avant les inquiétudes liées à une incertitude prolongée sur les marchés mondiaux.

Sécurité énergétique et chaînes d'approvisionnement menacées

Dans le communiqué conjoint, les ministres ont déclaré : « De nouvelles hostilités, un élargissement du conflit ou une perturbation prolongée du détroit d'Hormuz feraient peser des risques supplémentaires sérieux sur la sécurité énergétique mondiale, les chaînes d'approvisionnement et la stabilité économique et financière. »

Le détroit d'Hormuz demeure une voie cruciale pour le transport d'énergie à l'échelle mondiale.

Toute perturbation pourrait avoir des effets d'entraînement significatifs sur l'offre pétrolière et les prix, intensifiant davantage les pressions inflationnistes à l'échelle mondiale.

Les ministres ont insisté sur le fait que même en cas de désescalade, l'économie mondiale continuerait de faire face à des défis découlant du conflit.

« Même en cas de résolution durable du conflit, les effets sur la croissance, l'inflation et les marchés persisteront », ajoutait le communiqué.

Le communiqué a été signé par les ministres des finances du Royaume‑Uni, de l'Australie, du Japon, de la Suède, des Pays‑Bas, de la Finlande, de l'Espagne, de la Norvège, de l'Irlande, de la Pologne et de la Nouvelle‑Zélande.

Le message coordonné reflète une inquiétude partagée parmi les économies avancées quant aux implications plus larges de l'instabilité géopolitique au Moyen‑Orient.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la stabilité des systèmes financiers tout en traitant les impacts immédiats et à long terme de la crise.

L'Allemagne signale un impact économique intérieur

L'Allemagne ressent également les effets économiques du conflit malgré le fait qu'elle ne soit pas directement impliquée.

Le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a déclaré que la guerre affecte déjà les perspectives économiques du pays.

« Mais ce que nous pouvons déjà constater, c'est que cette guerre nous nuit aussi en Allemagne en termes de croissance économique », a déclaré Klingbeil à Washington en marge des réunions de printemps du FMI.

Klingbeil a ajouté que les nouvelles prévisions du gouvernement sont encore en cours d'élaboration et a refusé de donner d'autres commentaires avant leur publication la semaine prochaine.

Meanwhile, le Fonds monétaire international a révisé à la baisse les projections de croissance de l'Allemagne, estimant une expansion de 0,8 % en 2026 et de 1,2 % en 2027, toutes deux revues à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport aux prévisions antérieures.

Engagement en faveur de la discipline budgétaire

En abordant les réponses politiques potentielles, les ministres ont reconnu les contraintes pesant sur les finances publiques.

Ils ont déclaré : « Dans un contexte de bilans publics contraints, nous nous engageons à veiller à ce que toute réponse nationale soit responsable sur le plan budgétaire et ciblée sur ceux qui ont le plus besoin de soutien. »

Cela met en évidence une approche prudente en matière d'intervention budgétaire, privilégiant des mesures ciblées plutôt qu'une augmentation généralisée des dépenses, susceptible d'alourdir davantage les finances publiques.

Les ministres ont également lancé un ferme appel contre les mesures protectionnistes qui pourraient aggraver la situation. Ils ont déclaré : « Nous nous engageons à éviter, et appelons tous les pays à éviter, les actions protectionnistes, y compris les contrôles d'exportation injustifiés, la constitution de stocks et d'autres barrières commerciales dans les chaînes d'approvisionnement des hydrocarbures et d'autres chaînes affectées par la crise. »

De telles mesures, ont-ils averti, pourraient perturber des chaînes d'approvisionnement déjà tendues et aggraver l'instabilité économique.

Le communiqué conjoint souligne l'état fragile de l'économie mondiale face aux tensions géopolitiques.

Si une résolution du conflit pouvait atténuer les risques immédiats, les ministres des finances ont clairement indiqué que les répercussions perdureraient sur les principaux indicateurs économiques, notamment la croissance et l'inflation.